Face à la baisse des prix, la Banque d'Espagne appelle la BCE à agir

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La "spirale déflationniste" guette-t-elle la zone euro ? C'est ce que craint le gouverneur de la Banque d'Espagne Luis Maria Linde. Avec une baisse des prix à la consommation de 0,2% en mars, selon les premières estimations de l'Institut national de la statistique publiées vendredi, la déflation est en tout cas une réalité en Espagne.
S'il ne précise pas quels produits ont vu leurs prix diminuer, le communiqué de l'Institut insiste sur la baisse des prix de l'alimentaire et des boissons non alcoolisées.
Après plusieurs mois avec une inflation qui oscillait entre 0,3 et 0,1 % depuis novembre 2013, la nouvelle n'est pas surprenante. L'Espagne avait déjà connu une baisse généralisée des prix pendant huit mois consécutifs en 2009.
Mais cette fois, alors que l'inflation en zone euro atteint péniblement les 0,7% en février, l'inquiétude gagne les couloirs de la Banque centrale européenne, dont l'objectif est de maintenir un taux proche de 2%.
Jeudi, son président Mario Dragui a affirmé qu'il était prêt "à prendre des mesures supplémentaires" pour rehausser l'inflation.
Le gouverneur de la banque centrale espagnole a également estimé que "la BCE [devait] prendre des mesures pour anticiper [la] possibilité" d'une déflation en zone euro, grâce à "une politique monétaire encore plus détendue". Le taux d'intérêt directeur de la banque est déjà au niveau historiquement bas de 0,25%.
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Pourtant, Mario Dragui et le patron de la banque centrale allemande Jens Weidmann se sont voulu rassurants et ont jugé que le risque de déflation généralisée en zone euro restait "limité".
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