Stress-tests : "la recapitalisation des banques avant tout" (Buba)

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Pour l'ancien président de la Buba, Axel Weber, tester des banques qui ont perdu de leur capital reviendrait à faire passer un examen physiquement éprouvant à un patient qui se remettrait tout juste d'une attaque cardiaque.
Pour l'ancien président de la Buba, Axel Weber, tester des banques qui ont perdu de leur capital reviendrait à faire passer un examen physiquement éprouvant à un patient qui se remettrait tout juste d'une attaque cardiaque.
L'ancien président de la Deutsche Bundesbank juge prématurés les "stress tests" de la fin mai. Selon lui, les banques européennes, encore convalescentes, doivent se concentrer sur leur augmentation de capital.

Axel Weber, l'ancien numéro un de la Deutsche Bundesbank (Buba) ne voit pas les "stress tests" (tests de résistance) des banques européennes d'un bon œil, rapporte l'agence Bloomberg. Cet exercice vise à savoir dans quelle mesure les 124 banques les plus importantes de la zone euro seraient aujourd'hui capables de résister à un choc de même ampleur que la crise financière de 2008 ou celle des dettes souveraines de la zone euro en 2011.

Les banques qui échoueront à ces tests devront alors dévoiler les plans qu'elles comptent mettre en place pour rentrer dans le rang, qu'il s'agisse d'augmentations de capital, de cessions d'actifs ou de la mise en réserve de bénéfices.

Demander un effort physique à un patient convalescent

Mais voilà. Pour Axel Weber, tester des banques qui ont perdu de leur capital reviendrait à faire passer un examen physiquement éprouvant à un patient qui se remettrait tout juste d'une attaque cardiaque. C'est ce qu'il a expliqué lors d'une conférence organisée par la banque centrale autrichienne à Vienne:

"Si des patients sortent tout juste de soins intensifs après un arrêt cardiaque, leur bilan de santé est bon, mais les stresser sera moins bon pour eux"

Aussi l'économiste estime-t-il que les banques doivent en priorité se consacrer à leur recapitalisation. Filant la métaphore médicale, il explique:

"Ce qui est nécessaire de prime abord, c'est une recapitalisation. Une fois les données médicales récoltées et le diagnostic établi, il sera toujours difficile de trouver de l'argent sur le marché".

Pour aller plus loin: les grands enjeux de 2014 (1/4): la zone euro à l'heure du crash test

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Commentaires
a écrit le 14/05/2014 à 8:41 :
En somme le diagnostic tue le malade..gênant en effet..

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