Le gouvernement britannique (aussi) veut mieux encadrer les OPA étrangères

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Le « décret Alstom » d'Arnaud Montebourg ferait-il des émules ? Le Royaume-Uni n'envisage pas de veto à un rachat dans un secteur stratégique mais le gouvernement de David Cameron souhaite obliger les acquéreurs étrangers de sociétés britanniques à prendre des engagements fermes sur l'emploi, l'investissement et la recherche. Le débat sur les OPA étrangères s'est ouvert au Royaume-Uni au printemps lorsque le géant américain de la pharmacie Pfizer a tenté, en vain, de prendre le contrôle de son concurrent britannique AstraZeneca, en promettant l'installation d'un centre de recherche à Cambridge, le maintien d'une usine dans le nord de l'Angleterre et de 20% des effectifs de recherche en Grande-Bretagne, sauf si les circonstances évoluaient « considérablement. »
Or un autre précédent a laissé de douloureux souvenirs. En 2010, le groupe américain d'agro-alimentaire Kraft s'était engagé à laisser ouverte l'une des usines du britannique Cadbury, mais il était revenu sur cette promesse sitôt l'opération bouclée. La modification de la réglementation nécessiterait sans doute l'adoption d'un nouveau texte de loi, qui pourrait entrer en vigueur rapidement, selon Vince Cable.
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L'intervention du politique dans des dossiers impliquant des entreprises est aujourd'hui très limitée par la loi britannique, se cantonnant aux cas où la pluralité des médias ou la stabilité financière sont menacées.
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