Allemagne : entrée des opposants à l'euro dans un parlement régional

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L'AfD, organisation politique opposante à l'euro créé au printemps 2013, a obtenu 9,7% des voix lors des élections Saxe. C'est le moment pour un nouveau parti en Allemagne a estimé Bernd Lucke, le professeur d'économie et fondateur de la formation politique.
L'AfD, organisation politique opposante à l'euro créé au printemps 2013, a obtenu 9,7% des voix lors des élections Saxe. "C'est le moment pour un nouveau parti en Allemagne" a estimé Bernd Lucke, le professeur d'économie et fondateur de la formation politique. (Crédits : Reuters)
Pour la première fois, des opposants allemands à l'euro font leur entrée dans un parlement régional, à l'issue d'un scrutin dimanche 31 août en Saxe. Les conservateurs de la chancelière Angela Merkel ont facilement conservé la majorité.

Après une percée aux élections européennes du 25 mai à l'issue desquelles il avait obtenu sept députés au Parlement européen, le parti anti-euro Alternative für Deutschland (AfD) récidive.

Selon des résultats officiels provisoires, la formation créée au printemps 2013 et favorable à la fin de l'euro a obtenu 9,7% des voix aux élections de Saxe, dimanche 31 août. Les chrétiens-démocrates (CDU) d'Angela Merkel ont récolté entre 39,4% des suffrages (contre 40,2% il y a cinq ans).

"C'est le moment pour un nouveau parti en Allemagne" a estimé Bernd Lucke, le professeur d'économie et fondateur de l'AfD. L'homme de 52 ans est connu pour avoir régulièrement attaqué, sans succès, les plans de sauvetage de l'euro devant la Cour constitutionnelle allemande.

L'AfD pour des référendums d'initiative populaire

La tête de liste de l'AfD en Saxe, Frauke Petry, une chimiste de formation de 39 ans, mère de quatre enfants, a tenté d'étoffer le discours de son parti, incitant notamment les couples à avoir plus d'enfants, la population allemande vieillissant à un rythme accéléré. L'AfD milite également pour le développement des référendums d'initiative populaire, par exemple sur la construction de mosquées et de minarets.

L'AfD avait échoué de peu dans sa tentative d'entrer au Bundestag, aux législatives fédérales de septembre 2013.

La CDU à la recherche d'un partenaire pour gouverner

Le scrutin dans ce Land d'ex-RDA était le premier vote régional depuis le triomphe aux législatives de 2013 d'Angela Merkel, qui a obtenu un troisième mandat de quatre ans à la tête de la première économie européenne.

Si les chrétiens-démocrates sont assurés de continuer à gouverner en Saxe comme ils le font depuis la Réunification allemande en 1990, ils devront trouver un nouveau partenaire de coalition, car leur ancien allié, le Parti libéral (FDP), n'a pas atteint les 5% nécessaires pour avoir des élus (3,8%).

Avec la Saxe, les Libéraux quittent d'ailleurs le dernier parlement régional où ils étaient encore représentés. Ils ont déjà été éjectés du Bundestag à l'automne.

Die Linke deuxième force politique de Saxe

La gauche radicale Die Linke, dans les rangs de laquelle l'on retrouve nombre de communistes de la défunte RDA, reste la deuxième force politique de Saxe avec 18,9% des suffrages (contre 20,6% en 2009), suivie des sociaux-démocrates (SPD, 12,4%), qui devraient gouverner à Dresde avec la CDU comme ils le font à Berlin au niveau fédéral.

Le chef du gouvernement régional sortant, le très populaire chrétien-démocrate Stanislaw Tillich, a exclu dans la soirée de former une coalition avec l'AfD.

Les Verts ont obtenu 5,7% des voix, et le parti d'extrême droite NPD est éjecté d'extrême justesse du parlement régional, n'ayant pas atteint, avec 4,95% des suffrages, le seuil des 5%.

La participation sous les 50%

Le taux de participation électorale en Saxe, en dessous des 50% (contre 52,2% en 2009), a été le deuxième plus faible dans un État régional allemand depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Seule la Saxe-Anhalt avait fait moins bien, en 2006, avec 44,4%.

Alors que l'Allemagne s'apprête à célébrer le 25e anniversaire de la chute du Mur de Berlin le 9 novembre, deux autres scrutins régionaux sont organisés le 14 septembre, dans le Brandebourg, qui entoure Berlin, et en Thuringe (centre). Ce dernier Land pourrait être pris par la gauche radicale de Die Linke aux conservateurs de Mme Merkel.

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Commentaires
a écrit le 02/09/2014 à 9:00 :
QUE LES COLLABOS FRANCAIS CESSENT D'ACHETER LA CAMELOTE ALLEMANDE AUTO MADE CHEZ LEURS ESCLAVES DE L'EST.
a écrit le 01/09/2014 à 14:17 :
Le succes de l AFD est devenu une menace serieuse pour A.Merkel. De plus en plus d allemands en ont ras le bol de preter des garanties ou d injecter de largent ( a fond perdu?)
pour soutenir des gentils voisins qui ne font pas d efforts pour remettre de l ordre dans leur boutique. Les adherents du AFD ne sont pas des prolos, bien au contraire, c est une classe aisée qui risque de causer de serieux problèmes á la CDU de Merkel-.
Angela sera forcée, qu elle le veuille ou non de resserer la vis d´austerité et d empêcher le ramollissement des traités en vigueur. La confrontation Paris- Berlinne pourra que se renforcer !! Vals devra encore serrer les dents encore plus !
a écrit le 01/09/2014 à 13:50 :
Pourquoi cet article ne figure-t-il pas sur votre site facebook ?
a écrit le 01/09/2014 à 13:40 :
La France devrais prendre exemple sur l"allemand et surtout l'Angleterre pour toper la croissance et de baiser les charge et surtout d"injecté de l"argent pour les petite entreprise et moyenne entreprise la France a un problème coloniale quand il s"agis d"embauche des français d"origine étrangère voilà pourquoi sont économie et en l"etargie il sont vraiment dans un cargant d"ypogryte
a écrit le 01/09/2014 à 13:31 :
Voilà qui me fait plaisir ! Et qui plus est ce monsieur est un fin connaisseur en économie puisque c'est sa formation et son job
a écrit le 01/09/2014 à 10:04 :
Bonne chance à ce parti qui va rencontrer probablement beaucoup d'embûches. Il faut savoir que pour sortir de l’euro, il faut sortir de l’Europe. Bien que le chemin risque d’être long pour les allemands eurosceptiques avant d’atteindre leur but, eux au moins ils ont commencé. Prenons exemple.
Réponse de le 01/09/2014 à 12:12 :
et réarmons nous pour ne pas revivre la honte de 40.
Réponse de le 01/09/2014 à 13:46 :
"et réarmons nous pour ne pas revivre la honte de 40. "


--> On est déjà entrain de revivre la honte de 40. La France est rentrée dans une servitude volontaire envers l’Allemagne.
Merkel décident, et nous appliquons ce que Merkel a décidé.
Réponse de le 01/09/2014 à 17:29 :
Faux les français ont signés tous les traités, les allemandes demandent juste que la France respecte sa parole. C'est pas de sa faute si la France n'est pas capable de se réformer, l'Allemagne, elle, elle l'a fait. Ah ces français pleurnichards qui n'assument aucune de leurs erreurs....

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