Merkel contre tout signal d'aide à la Grèce avant les Européennes

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La chancelière allemande Angela Merkel a averti le gouvernement grec qu'il ne devait pas compter sur un signal de Berlin quant à un éventuel nouveau plan d'aide avant les élections européennes mettant ainsi un frein au projet de son ministre des Finances, selon l'hebdomadaire der Spiegel dimanche.
La dirigeante conservatrice, adepte d'une politique stricte d'austérité budgétaire en Europe, a stoppé net un projet de son puissant ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, qui voulait envoyer à la Grèce "un signal de solidarité" avant le scrutin européen, en laissant entrevoir qu'Athènes pourrait bénéficier d'un troisième plan d'aide, selon le magazine qui ne cite pas ses sources.
Angela Merkel, très critiquée par une population grecque durement éprouvée par les mesures d'économies qui lui ont été imposées depuis 2010, a averti la Grèce qu'elle ne devait pas tabler sur un tel signal.
Elle craint en effet que le parti anti-européen Alternative pour l'Allemagne (Afd) ne profite d'un nouveau débat sur une aide à la Grèce avant le scrutin européen du 25 mai, poursuit Der Spiegel.
L'Afd, qui prône l'abandon de l'euro et le retour au deutsche mark, n'a pas réussi à entrer au Bundestag (chambre basse du Parlement) aux élections législatives du 22 septembre, mais beaucoup lui prédisent une percée aux Européennes dans un pays pourtant jusqu'ici plutôt épargné par la crise.
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A l'inverse, M. Schäuble craint une nouvelle montée en puissance des partis extrémistes grecs si aucune perspective d'un nouveau soutien financier n'est offert à la Grèce. Le ministre des Finances s'appuie sur l'avis de certains observateurs qui craignent l'éclatement de la fragile coalition grecque entre les conservateurs et les socialistes en cas de victoire des partis extrémistes aux scrutins européen, municipaux et régionaux qui doivent avoir lieu ce printemps. Pour M. Schäuble, une nouvelle instabilité politique à Athènes "pourrait relancer la crise dans la zone euro", écrit l'hebdomadaire.
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La Grèce a déjà reçu deux programmes de prêts de 240 milliards d'euros au total pour éviter la faillite, en échange de mesures draconiennes d'économies qui pèsent lourdement sur la population, déjà frappée par un chômage de masse (28%).
Mais le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a assuré que son pays n'avait pas besoin d'un troisième plan de sauvetage.
Le parti de la gauche radicale, Syriza, dirigé par Alexis Tsipras, est le favori des sondages face à des Grecs excédés par les partis traditionnels.
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