• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieUnion européenne

Tensions politiques croissantes en Grèce

Photo de Romaric Godin

Romaric Godin

Publié le 18 septembre 2014 à 08:03 - Mis à jour le 18 septembre 2014 à 09:15

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 3

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 4

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Le pays semble être entré en période de précampagne électorale alors que des élections anticipées sont possibles et que la question de la dette continue de peser sur le débat politique.

La coalition du premier ministre grec Antonis Samaras semble à bout de souffle. Et les exigences de la Troïka viennent encore jeter de l'huile sur le feu. La tension est particulièrement vive au sein du Pasok, le parti socialiste qui est le dernier allié au parlement des Conservateurs de la Nouvelle Démocratie du premier ministre. Selon la presse hellénique, le ministre des Transports Pasok, Michalis Chrysochoidis, s'est violemment opposé vendredi 12 septembre avec le chef du parti, Evangelos Venizelos, par ailleurs ministre des Affaires étrangères et vice-premier ministre. Il aurait accusé ce dernier de faire du Pasok un parti « portable qu'il emporte avec lui », autrement dit une marionnette au service de ses intérêts personnels.

Tensions au sein du Pasok

Quelques jours auparavant, une autre polémique avait opposé Evangelos Venizelos, partisan convaincu de la coalition avec ND, avec l'ancien premier ministre George Papandréou, débarqué en novembre 2011 sous la pression de la Troïka. En toile de fond, le Pasok est surtout divisé sur la question des nouveaux « efforts » réclamés par les bailleurs de fonds internationaux et européens, notamment dans le système de retraite et sur le marché du travail. Si le gouvernement veut faire voter ces « efforts », il n'est pas certain que l'unité du Pasok y résiste. Encore une fois, Antonis Samaras, qui ne dispose que d'une courte majorité de quelques députés à la Vouli, le parlement grec, se trouve donc entre le marteau de la Troïka et l'enclume des impératifs politiques.

L'épée de Damoclès de l'élection présidentielle

Mais si la coalition tangue, c'est aussi que la question de l'élection présidentielle inquiète de plus en plus la coalition. Le mandat de l'actuel président, Karolos Papoulias, s'achève au début de l'an prochain. La Vouli va devoir lui élire un successeur, mais la constitution de 1975 prévoit que le président soit élu par une majorité des deux tiers, soit 180 députés. Faute de quoi, la Vouli sera de facto dissoute et il faudra procéder à un nouveau scrutin. Une telle majorité est inatteignable pour la coalition d'Antonis Samaras. La plupart des autres partis représentés à la Vouli sont en effet violemment opposés à la politique du gouvernement. Or, trouver un candidat de « compromis » se serait accorder à ce gouvernement la possibilité de gouverner jusqu'en 2016. C'est peu probable.
Même si le premier ministre a indiqué que des élections anticipées seraient « un suicide », le scrutin présidentiel semble les rendre inévitables. La question n'est pas de savoir si elles auront lieu, mais quand.

Quoi qu'il arrive, elles s'annoncent très délicates pour Antonis Samaras. Malgré en effet ses « succès », son excédent budgétaire primaire, l'espoir d'un retour à une faible croissance grâce au tourisme au troisième trimestre et le retour du pays sur les marchés (pour les titres ayant une maturité de 5 ans), les effets de la politique menée depuis 2010 sont toujours aussi difficiles à supporter pour les Grecs. Le taux de chômage reste aux alentours de 27 %, les investissements étrangers et domestiques ne profitent guère des baisses de coûts et la vie quotidienne demeure très délicate. Un rapport de l'institut statistique Elstat soulignait lundi les difficultés des ménages grecs.

Le programme de Syriza

Le principal parti d'opposition, Syriza, la coalition de la gauche radicale, entend profiter à la fois de ce mécontentement et des tensions internes à la coalition. Son leader, Alexis Tsipras, a prononcé un discours à la Foire de Thessalonique samedi 13 septembre qui avait des airs de meeting de campagne électorale. Le chef de l'opposition a présenté un programme économique reposant à la fois sur une nouvelle restructuration de la dette et un vaste « plan de reconstruction » du pays de 13,5 milliards d'euros.
Alexis Tsipras entend s'appuyer sur le précédent de la Conférence de Londres de 1953 qui avait annulé une grande partie de la dette allemande d'avant-guerre et demande donc l'annulation de la majeure partie de la dette grecque. Il avance également l'idée que le remboursement de la dette restante dépende de la croissance, afin d'intéresser les créanciers du pays à la relance de l'activité en Grèce. Dans son projet de « plan de reconstruction », Syriza entend faire face à la « crise humanitaire », mais le parti de gauche veut aussi relancer l'activité en réduisant les impôts sur les plus modestes et en organisant un vaste plan d'annulation de la dette privée.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Contre-attaque du gouvernement

Ce programme a été violemment dénoncé par le gouvernement. Comme lors de la campagne qui avait précédé les élections à la Vouli de juin 2012, le discours était à la dramatisation. Le ministère des Finances a publié trois jours après le discours d'Alexis Tsipras sa propre évaluation du coût du programme de Syriza qui, selon l'administration, s'élèverait à 27 milliards d'euros. De son côté, mercredi, Antonis Samaras a prévenu que « s'il y avait des élections et que Syriza les emportaient, il n'y aurait plus un seul euro dans les banques le lendemain. » Il semble donc, plus que jamais, que cette question des élections hante les esprits des hommes politiques helléniques.

L'espoir allemand d'Antonis Samaras

Du coup, c'est un Antonis Samaras en quasi-campagne, qui va se rendre la semaine prochaine à Berlin pour rencontrer Angela Merkel. Le vice-chancelier allemand et ministre de l'Economie Sigmar Gabriel viendra mardi à Athènes. Le premier ministre va devoir convaincre la chancelière que la situation est critique en Grèce et qu'il faut accepter un plan de restructuration de la dette et qu'il faut également calmer les ardeurs de la Troïka. La question de la dette grecque se joue à Berlin. Les créanciers de la Grèce sont en effet désormais principalement les Etats, la BCE et le Mécanisme européen de Stabilité (MES). Or, l'Allemagne dispose d'un droit de veto au sein du MES. Sans l'accord de Berlin, pas de remise sur la dette. Antonis Samaras proposera sans doute non pas d'annuler la dette, mais de lisser son remboursement sur 50 ans, par exemple, afin de la rendre indolore. Mais Angela Merkel, aux prises avec les Eurosceptiques, devra compter sur l'effet désastreux dans l'opinion allemande d'une concession à Athènes.

Nouvelle démocratie distancée

Revenir de Berlin avec « quelque chose » est cependant la dernière chance d'Antonis Samaras pour briser l'élan de Syriza dans les sondages et convaincre les indécis. La dernière enquête d'opinion réalisée par l'université de Macédoine était, pour lui, très préoccupante. Son parti était donné à 18 % des intentions de vote contre 24 % pour Syriza. Or, la première place donne un bonus de 50 députés sur 300, ce qui est essentiel à la constitution d'une majorité. D'autant que ses alliés potentiels : le Pasok et les centristes de Potami sont donnés ensemble à 11 %. Sans ce bonus, le camp pro-mémorandum ne peut espérer constituer une majorité. Il faut donc convaincre les 21 % d'indécis.

Syriza sans alliés ?

Quoi qu'il arrive, gouverner la Grèce risque d'être une gageure dans les prochaines années. Syriza ne disposera pas d'une majorité absolue, même si elle arrive en tête. Or, le parti d'Alexis Tsipras ne dispose pas d'alliés sûrs avec qui former une majorité. Une alliance avec les néo-nazis d'Aube Dorée (encore donnés à 6,5 % d'intentions de vote) et avec la droite eurosceptique des Grecs Indépendants (3 % d'indécis) est inenvisageable. Les Communistes du KKE ont toujours refusé de s'allier avec Syriza. Enfin, la Gauche démocratique (Dimar) qui a quitté la coalition l'an dernier est très faible (1 % des intentions de vote) et son appui sera sans doute insuffisant.

À lire également

  • Samaras : la Grèce n'aura pas besoin "d'un nouveau prêt"
  • Samaras optimiste pour une Grèce toujours dans l'impasse
  • Quand Google veut vous faire découvrir la Grèce
  • Grèce: la récession continue de faiblir et laisse espérer un rapide retour à la croissance


Bref, l'austérité n'a pas achevé son œuvre en Grèce. Après avoir détruit un quart de l'économie du pays, c'est le système politique du pays qui est aujourd'hui dissout. La voie semble ouverte à plusieurs années d'instabilité qui ne favorisera certes pas le redressement du pays.

Romaric Godin

Sur le même sujet

  • 1

    Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS

  • 2

    Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne

  • 3

    Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir

  • 4

    Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France