Réformes en Allemagne : François Hollande a-t-il raison ?

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Comment l'Allemagne a-t-elle regagné sa compétitivité ?
Comment l'Allemagne a-t-elle regagné sa compétitivité ? (Crédits : reuters.com)
Le président de la république a indiqué jeudi ne pas vouloir que l'on exige de la France en 5 ans ce que l'Allemagne a fait pour sa compétitivité en 10 ans dans un contexte plus favorable. A-t-il vu juste ?

Lors de sa quatrième conférence de presse, François Hollande a demandé grâce à l'Allemagne sur la question des réformes. Une grâce qui prend la forme de temps et de soutien à l'activité. « Qu'on ne nous demande pas d'améliorer notre compétitivité en cinq ans quand il en a fallu dix à l'Allemagne dans un contexte plus favorable », a-t-il proclamé. Qu'y a-t-il de vrai dans cette affirmation ?

Hésitations de Gerhard Schröder

Premier fait : le gouvernement de centre-gauche de Schröder n'a pas engagé d'emblée des réformes sur le marché du travail. Arrivé au pouvoir en septembre 1998, le nouveau chancelier a certes réalisé rapidement une forme d'aggiornamento économique en limogeant en mars 1999 son ministre des Finances Oskar Lafontaine, jugé « ennemi de l'économie. » Un renvoi qui n'est pas sans rappeler celui d'Arnaud Montebourg le 25 août dernier. Mais le départ du Sarrois ne signifie pas de changement radical de politique.

Pendant encore près de trois ans, le chancelier social-démocrate va hésiter et reculer devant le coût politique des réformes. La Commission sur la modernisation du marché du travail, présidé par Peter Hartz, entre en fonction le 22 février 2002. Elle remet son rapport un mois avant le scrutin de septembre 2002, remporté par Gerhard Schröder d'une courte tête.

Quelles réformes ?

Les quatre lois qui découlent du travail de cette commission - les lois Hartz - seront promulguées en janvier 2003 et janvier 2004. Les lois Hartz ne représentent cependant que la partie immergée de l'iceberg. Certaines réformes ont été mise en œuvre plus tard, notamment sous le gouvernement de Grande coalition  (SPD-CDU) de 2005 à 2009. C'est notamment le cas en 2007 avec la réforme des retraites et la baisse de l'impôt sur les sociétés de 25 % à 15% financée par la hausse du taux de TVA de 16 à 19 %. Globalement, la période de réforme a donc été assez longue. Entre l'arrivée au pouvoir de la SPD et des Verts et les dernières réformes du système de santé en 2011, il s'est passé 13 ans. Mais l'essentiel des mesures d'amélioration de la compétitivité ont eu lieu sur une période comprise entre 2004 et 2008, soit quatre ans.

La nature des réformes Hartz

Les réformes Hartz sont souvent caricaturées en France, mais elles n'ont pas été « gratuites » pour l'administration allemande et elles n'ont pas été aussi radicales qu'on le croit. Les chômeurs ont certes été indemnisés moins longtemps (un an au lieu de trois), mais ceux qui sont sortis du chômage « normal » ont obtenu des prestations nouvelles, proche du RMI français. Les communes ont notamment reçu la charge du paiement du logement et du chauffage de ces personnes. Par ailleurs, la capacité à licencier sans cause n'a pas été accordée. Le salarié allemand bénéficie d'une protection contre le licenciement (Kundigungsschutz). On est loin des réformes grecques ou espagnoles.

Les vrais moteurs de l'amélioration de la compétitivité

Reste à savoir si l'Allemagne a eu besoin de dix ans pour améliorer sa compétitivité. En réalité, les réformes Hartz et les suivantes ne sont pas - loin de là - les seuls éléments qui permettent d'expliquer l'amélioration de la compétitivité des entreprises. Une étude récente de l'Université d'Essen-Duisburg explique certes que « la coïncidence dans le temps donne toutes les raisons de croire que les réformes du marché du travail sont à l'origine du renversement des tendances observé sur le marché du travail allemand », mais que « la baisse du chômage s'explique par une contraction des réserves de main d'oeuvre disponibles, un ralentissement de la progression de la productivité et une répartition de la masse de travail parmi davantage de personnes. » Matthias Knuth, l'auteur de cette étude souligne que «  la part du chômage liée au décalage entre l'offre et la demande des travailleurs ne s'est pas rétrécie. »

Comment la compétitivité allemande s'est améliorée

La seule réforme qui a favorisé directement la compétitivité allemande est la baisse du taux de l'IS en 2007. Mais la baisse du chômage et la reprise allemande a débuté dès 2005. La « TVA sociale » n'est donc qu'un élément du « miracle allemand de l'emploi. » Une des vraies clés de ce miracle, c'est d'abord la modération salariale et le développement des contrats non couverts par les accords de branche. A la demande de la SPD, les syndicats se sont montrés très coopératifs avec les entreprises à partir de 2003, année de récession pour l'Allemagne. C'est d'ailleurs à ce moment que l'on a vu le coût du travail commencer à freiner outre-Rhin. Parallèlement, la productivité a commencé à décliner, notamment dans les services. Le développement des emplois précaires dans ce secteur, encouragé il est vrai à partir de 2003 par la création des « minijobs » a permis de réduire les coûts des entreprises présentes sur les marchés internationaux et donc leur compétitivité, tout en améliorant l'emploi dans les services.

Une croissance mondiale porteuse

Enfin, - et sur ce point François Hollande a raison - cette amélioration de la compétitivité s'est effectuée dans un contexte favorable. Contexte macroéconomique d'abord puisque les années 2004-2008 correspondent à une forte croissance du commerce mondial lié au développement rapide de plusieurs pays émergents avides de biens d'équipement, autrement dit de ce que l'Allemagne vend le plus. Mais le contexte industriel a également joué un rôle clé. L'amélioration de la compétitivité prix a certes permis aux entreprises allemandes de gagner des parts de marché, mais il convient de ne pas oublier que, même au creux de la vague en 2002-2003, l'économie allemande était industrialisée et reconnue pour la qualité de ses produits. Dans un tel contexte structurel, les « réformes » sont naturellement plus efficaces.

Un contexte européen favorable

Il convient également de ne pas oublier le contexte européen. Il a été très favorable à l'Allemagne. D'abord, le gel de fait du pacte de stabilité négocié en 2003 entre Gerhard Schröder et Jacques Chirac a permis au gouvernement allemand d'attendre le retour de la croissance pour relever la TVA et baisser les impôts sur les sociétés. Par ailleurs, la politique de taux bas de la BCE alors dirigée par Jean-Claude Trichet a été très favorable à l'Allemagne et a soutenu l'investissement, tout en encourageant les pays du sud à se concentrer sur leur demande intérieure et donc... à réduire leur compétitivité. Sans pouvoir dévaluer. Les industriels allemands ont donc profité durant cette période d'un élan interne, d'un soutien de la croissance internationale et de la disparition de ses concurrents. C'est le mélange de l'ensemble de ses éléments qui a permis à l'Allemagne de voir sa croissance s'accélérer en 2006 et 2007, puis de 2010 à 2011. Mais notons qu'en 2009 et 2012-2013, lorsque la demande externe était en berne, la croissance allemande n'était guère vaillante.

 La phrase de François Hollande contient donc du vrai et du faux. La compétitivité allemande s'est améliorée certes pendant plus d'une décennie, mais les mesures qui l'on favorisé ont été prises sur une période plus courte. Ce qui est certain, c'est que le contexte dans lequel l'Allemagne a mené ces réformes n'est absolument pas comparable à celui de la France de 2014. Ce devrait, du reste, faire réfléchir les dirigeants européens sur la pertinence d'appliquer indistinctement à tous les pays européens ce « modèle. »

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a écrit le 30/09/2014 à 0:24 :
En France cela fait trente ans que cela dure qu'il n'y a plus jamais eu de budget équilibré et que l'on ne voit rien venir, ce serait le moment que l'Allemagne tape sur la table !
a écrit le 26/09/2014 à 11:27 :
Et Sarkozy, il la fait quoi de 2002 à 2012 ? Rien à part parler et faire du vent.
a écrit le 22/09/2014 à 15:10 :
Quand on a des départements comme le 93 ou il y a ~200 nationalités qui n'ont pour la grande majorité aucune coutume proche des notres...c'est très difficile à gérer voir impossible...PAUVRE FRANCE!!
a écrit le 22/09/2014 à 13:44 :
35H en France, Baisse des depenses et recherche de competitivite en Allemagne, ALLEMAGNE 1, FRANCE 0
a écrit le 22/09/2014 à 11:29 :
L' Allemagne avait des défis autrement importants que les nôtres a relever ! L'annexion de l'Allemagne de l'Est n'étant pas le moindre. Mais, les gouvernants et le peuple allemand sot courageux, disciplinés, les Syndicats participent de manière constructive à l'essor des entreprises, connaissant parfaitement leur mode de fonctionnement. Chez nous, ce n'est que laxisme, la démagogie, nous n 'avons plus connu un seul exercice bénéficiaire depuis 37 ANS !!!! Alors, notre "modèle français", nos allusions à l'excellence et nos cocoricos...............La Planète toute entière en rit encore !
a écrit le 21/09/2014 à 11:20 :
même les deux en même temps au pouvoir (Sarkosy et Hollande ) en changerai la donne du moins à mon avis, il faut un changement radical excluant ces parties pour un temps où bien pour toujours.
a écrit le 21/09/2014 à 9:59 :
IL N'A RIEN FAIT pour redresser l'économie ! Il n'a fait que la démolir !! Et il ose se comparer à Schroder !!! Honte à lui.
a écrit le 21/09/2014 à 9:50 :
Peut-on décider de censurer tout article ou courrier qui évoquera les REFORMES sans préciser de quoi il s'agit ??
a écrit le 20/09/2014 à 21:29 :
Notre président fait ce qu'il peut devant l'Empire Germanique. Mais cela tourne grotesque. Plutôt que de laisser Julie se morfondre quand il va là-bas, en scooter, voir Angela "malgré lui" (?), il ferait mieux de s'occuper de la France. Par exemple : imposer les députés et sénateurs sur le revenu, dissoudre l'ENA, supprimer la TIPP et diminuer par 10 le nombre de parasites politiciens qui s'en mettent plein les poches à nos frais. Et pour finir, laisser les Africains et les Ukrainiens vivre et mourir comme il leur chante.
Réponse de le 21/09/2014 à 12:11 :
du pon populisme a l'ancienne, croyez vous vraiment que notre système de démocratie représentative soit pire que ce que vous pourriez proposer ?
Réponse de le 21/09/2014 à 22:01 :
le populisme est-ce forcément mauvais, ??? obscène propose des réformes qui ne sont pas à mon avis populistes mais si si elles le sont , alors vive le populisme !!!!
a écrit le 20/09/2014 à 20:06 :
trouvez vous normal qu'une famille dépense plus que le montant de ses revenus ???? vous allez dire Non .N'Est-ce pas identique avec l'Etat Fonctionnaire qui dépense plus que les impôts et taxes . Pour les socialistes c'est normal .Plus ils embauchent de fonctionnaires plus ils taxent les entreprises .Et après ils s'étonnent des 5 millions de chômeurs .
Réponse de le 20/09/2014 à 21:59 :
C'est Sarko qui a accru la dette de 600 milliards d'€. Hollande gère les catastrophes commises par la droite
Réponse de le 21/09/2014 à 10:01 :
Il ne les gère pas, il met le turbo !
Réponse de le 21/09/2014 à 12:12 :
je vous rappelle que de droite et de gauche il y a eu du déficit budgétaire depuis 40 ans, et que les récentes majorités socialiste ont plutôt remis de l'ordre dans les comptes que l'inverse, soyez un peu honnête
Réponse de le 26/09/2014 à 15:20 :
Selon la cour des compte présidée par un socialiste, il s'agit de 400 Md de dette et pas 600 Md. Par ailleurs, la dette croit toujours à la même vitesse sous Hollande alors que la crise internationale est bien moins forte.
Donc que ce soit sous Sarkozy ou Hollande, c'est la même chose. Cette version selon laquelle la gauche gérerait les erreurs de la droite est totalement fausse.
a écrit le 20/09/2014 à 16:29 :
la première réforme courageuse serait de sortir de l'Union européenne qui nous coute 7 milliards par an. (nous injectons 21 milliards dont 14 nous reviennent sous forme"d'aides", la bonne blague.)

avons nous encore les moyens de financer un tel système ?
Réponse de le 21/09/2014 à 9:52 :
Croyez-vous que l'on puisse sortir de l'Union sans se retrouver avec des taxes nouvelles pour exporter vers nos voisins de l'Union ?
Réponse de le 21/09/2014 à 12:13 :
et les bénéfices indirect ? ils n'existent pas ?
a écrit le 20/09/2014 à 14:40 :
ce ne sont pas les réformes qui remplissent les carnets de commandes. Avoir de bons produits est l'élément essentiel, tout le reste ce n'est que du bluff !!!
Réponse de le 20/09/2014 à 20:13 :
sachez que de nombreux produits identiques sont fabriqués dans plusieurs pays . A qualité égale c'est le moins cher qui l'emporte . D'ailleurs faites le tour de votre cuisine et ce qui est fabriqué en France se compte sur une main car nos produits même excellents sont invendables dans les pays émergents car trop cher . Pour preuve Boussac, Moulinex , Peugeot , Renault , Cristallerie D'Arc etc...... a votre avis pourquoi délocalisent ils ?
Réponse de le 21/09/2014 à 11:14 :
Méconnaissance totale du fonctionnement d'une économie de Marche . Ce qui fait la croissance, c'est que les agents économiques prennent des risques -en embauchant, investissant, consommant.L’ingrédient essentiel c'est la confiance. confiance que le système économique favorise la création de richesse - rien d'autre.
Carnet de commandes : pfff..
a écrit le 20/09/2014 à 11:51 :
Répondre à cette question montre le chemin qu'il reste à parcourir !
La France ne se réformera pas car les blocages de la société Française sont trop puissants du fait de groupes d'intérêts Publics ultra-dominants jusque dans l'esprit des acteurs Privés (qui attendent tout de l’État) et de l'ensemble des acteurs politiques (qui ne laissent le choix qu'entre un Etatisme de droite et un Etatisme de gauche, le FN étant un savant mélange des deux bourré de contradictions).
Il faut donc se poser la question de la réaction de l'Allemagne et des pays du Nord de l'Europe (qui ne veulent plus payer pour les autres) à l'absence quasi-certaine de réformes en France qui pourrait politiquement (car économiquement, c'est déjà bien avancé) passer rapidement du statut de pays du cœur de la zone euro au statut de pays périphérique avec toutes ses conséquences au même titre que l'Espagne, le Portugal, la Grèce et l'Irlande  !
Réponse de le 20/09/2014 à 15:31 :
perso, cela ne m'intéresse plus d'être un pion dans une entreprise.
j'aspire à entreprendre pour m'épanouir, faire les choses à ma manière/selon mes valeurs, construire, avoir de l'ambition pour moi mais aussi pour les autres, contribuer à intégrer les gens... Mon but n'est pas d'être milliardaire. et si je devais gagner pas mal d'argent, cela ne me fera pas mal de contribuer parce-que cela me permet d'avoir accès à des services et infrastructures nombreux et de bonne qualité (malgré ce que l'on peut entendre).
si la France est dans les tous meilleurs pays pour le e-Government, notamment pour les relations avec les entreprises (OCDE, ONU), c’est que l’administration ne doit pas être si incapable. D’après le baromètre Entrepreneuriat d’EY, il n’est pas si compliqué d’entreprendre en France. De même, si la France n’est pas en bas du classement PWC Paying Taxes, c’est que notre système fiscal est moins complexe/lourd qu’en Allemagne ou aux US (et si ce classement se basait sur l’imposition/les contributions effectives plutôt que les taux nominaux, je suppose que nous remonterions encore au classement).
L’Etat apporte énormément de soutien à des entrepreneurs qui sont assez frileux, notamment à l’international.
"Si la hardiesse et l'esprit d'entreprise paraissent être les qualités dominantes du commerce allemand, la prudence et le souci de sa sécurité paraissent être celles du commerçant français" (Journal des Chambres de Commerce, 1914).
Louis Renault s'efforçait de convaincre le gouvernement de lutter contre les importations américaines.
Les entrepreneurs français n'ont pas attendu l'expansion de l'Etat pour être frileux.
Bien sûr, il y a des améliorations à apporter à notre système. Mais notre beau pays n’est pas si mal et a un fort potentiel.
Au plus fort de la crise, le chef économiste allemand d’une grande banque US avait dit dans Newsweek que le modèle français était le seul qui restait debout.
Avant la crise, le niveau de dette publique de 65% devait être plus gérable que le niveau actuel. Merci les US. Et alors que la dette des ménages était, elle, faible (elle reste aujourd’hui limitée ; ce qui relativise nos déséquilibres).
Réponse de le 26/09/2014 à 15:23 :
J'ai vraiment du mal à croire que vous soyez à la tête d'une entreprise... Sans tomber dans l'excès, il y a un véritable problème avec l'administration française et les lois trop complexes, en particulier en matière de travail. C'est une réalité.
a écrit le 20/09/2014 à 11:17 :
L'Allemagne a effectivement profité d'une conjoncture favorable et de la qualité indéniable de ses biens d'équipement. La conjoncture a changé et l'Allemagne vend beaucoup moins de biens d'équipement, d'où sa croissance en berne. L'Allemagne par ailleurs envie notre modèle basé sur des grandes entreprises productrices d'autres biens que d'équipement. Les biens d'équipement seront produits de plus en plus dans les pays émergents, c'est la faiblesse de l'Allemagne. La France a en réalité plus d'atouts que l'Allemagne, d'où l'intransigeance de celle-ci pour entraver l'essor de la France.
Réponse de le 20/09/2014 à 11:34 :
Bravo vous avez tout compris.
Réponse de le 21/09/2014 à 23:42 :
"Les biens d'équipement seront produits de plus en plus dans les pays émergents, c'est la faiblesse de l'Allemagne ". le début de la phrase est correct. La concusion est fausse. Le know how reste allemand et c est la raison du succes commercial et de la bonne image de marque. Les coûts de production resteront bas et compétitifs. resultat : produits defiants toute concurence .
La formule est hyper simple. et elle continuera a faire le succès des PME allemandes.
a écrit le 20/09/2014 à 10:36 :
Toute réforme importante est impossible en France car les énarques qui tiennent tous les rouages de l'état ne se lèvent le matin que pour péréniser leurs primes et bonus !
Réponse de le 20/09/2014 à 17:38 :
Comme si cette attitude était propre aux énarques !...Et les pilotes de ligne ? Et les notaires ? Et les cheminots ? Et les bretons qui veulent que l’état leur donne tout gratuitement sans rien payer ?...Y a-t-il ne serait-ce qu’un seul français plus intéressé au sort de son pays qu’au sort de sa corporation voire de sa famille ?...Et même encore pour certains, la famille c’est aussi un boulet...
a écrit le 20/09/2014 à 10:34 :
il est pas trop tard il faut reformer maintenant : la France c'est la 1e dépense public et sociale du monde !
Réponse de le 20/09/2014 à 17:41 :
Et alors ? Si vous voulez je peux comptabiliser les allocations familiales en recette négative et ça fera baisser le ratio. La vraie question (la seule qui vaille) est de savoir si les contribuables ou cotisants en ont pour leur argent...
a écrit le 20/09/2014 à 10:24 :
Finalement Hollande a raison, juste 10 ans de perdu sans réformes et beaucoup plus de dette !
Réponse de le 21/09/2014 à 9:49 :
Vous les chiffrez à combien ces nouvelles dettes ?
a écrit le 20/09/2014 à 10:22 :
Il aurait fallu faire les même réformes a cette époque, c'était Chirac et Sarkozy ! 10 ans de perdu avec ces deux la !
Réponse de le 20/09/2014 à 11:32 :
Oui mais avec la crise qu'auriez vous fait à la place de Sarkosy ?????.
Réponse de le 20/09/2014 à 17:54 :
@rossom : en 2007 vous ne croyez pas qu'il eut été plus intelligent de défiscaliser les entreprises et de faire la TVA sociale plutôt que de distribuer des chèques à Liliane Bettencourt et de surenchérir les heures sup ? A ma connaissance il n'y avait pas la crise à ce moment-là par contre la dette augmentait déjà...
a écrit le 20/09/2014 à 10:21 :
François Hollande a eu raison quand il a dit à la petite fille : "Sarkozy tu ne le verras plus". Voilà quand il a eu raison ! le reste c'est du vent.
a écrit le 20/09/2014 à 10:13 :
Que faisait l'UMP a cette époque au pouvoir quand l'Allemagne se réformait ? 10 ans de perdu !
a écrit le 20/09/2014 à 6:10 :
yaka :
faire des réformes : facile à dire, difficile à faire en FRANCE.
Aussi pour financer les déficits sans rien changer il faut augmenter les prélèvements.
Toujours attendre des choses de l'ETAT. Vous êtes des acteurs de la vie économique NON ? Alors agissez , non pas par la grève, mais en agissant comme un consommateur , un vrai citoyen : consommez des produits made in FRANCE, respectez les préconisations concernant la santé : manger des fruits des légumes, arrêter de fumer , de consommer des boissons alcoolisées ou sucrées, faire du sport, respecter les codes , les lois, etc etc....... C'est bon pour la santé, pour le moral, pour la collectivité.
a écrit le 19/09/2014 à 20:53 :
passe sur une chose. En 5 ans CINQ ANS il n'y aura eu AUCUNE réforme, simplement qq retouches visant à supprimer les moteurs de reprise éco. décidées par Sarkozy (apprentissage, Hs défiscalisées, TVA anti délocalisation, loi LME, TEPA, et autres...) puis pour certaines remises au goût du jour mais mal ficelées, matraqué les sans-dents, insulté les "illettrés" , spolié les Français par l'impôt que ce soit les retraités ou salariés, sans AUCUN résultat, SANS SAVOIR OU EST PARTI CET ARGENT que les Français ont craché pour des résultats nuls, lamentables, catastrophiques, ne visant qu'à conforter la classe des riches socialos du MEDEF, et du PS.
Réponse de le 19/09/2014 à 23:26 :
Eh oui tous ça pour rien !
Des impôts et aucune réforme
Flambi est un lâche eunuque qui baratine tous les jours
C est pitoyable !
Réponse de le 20/09/2014 à 13:14 :
Et les MILLE MILLIARDS empruntés par Chirac et Sarko, ils sont passés où ?
Réponse de le 20/09/2014 à 17:58 :
Moi je vois une grande continuité de politique entre 2010 et 2014 mais rien de transcendant effectivement. Pas de transformation de fond. Entre 2002 et 2010 je vois par contre beaucoup d'erreurs...
a écrit le 19/09/2014 à 20:41 :
" Ce devrait, du reste, faire réfléchir les dirigeants européens sur la pertinence d'appliquer indistinctement à tous les pays européens ce « modèle. »" Les journalistes économiques sont des kadors , cela fait juste 5 ans que beaucoup commentateurs le disent ! L'austérité généralisée ne fonctionne pas même si elle a fonctionné en Allemagne quand nous nous gavions tous de subprimes. Et c'est juste du bon sens ! Mais comme notre élite ne croit qu'au copié/collé de solutions américaines ou allemandes , il faut attendre qu'ils se prennent la gueule dans le mur, pour se rendre compte que le bon sens , en fait c'est vrai ! Aller bonsoir et bonne déflation.
a écrit le 19/09/2014 à 19:41 :
TC: les réformes structurelles doivent libérer ce pays de ses structures. Il y aura une cassure tôt ou tard qui touchera tout le monde mais on pourra reconstruire ensuite. Ceci dit, je crois que ce pays choisira la mort lente... Les réformes viendront après la faillite...
Réponse de le 20/09/2014 à 9:07 :
vous pensez, comme la majorite des gens politises, dans le cadre existant. Quand il n'y a aucune issue ou qu'elles sont toutes douloureuses, il faut sortir du cadre. Sortir de l'EU et de l'Euro.
Réponse de le 20/09/2014 à 17:47 :
"Les réformes structurelles"...encore un mot creux. L'URSS aussi avait fait de grosses réformes structurelles entre 1917 et 1921...
a écrit le 19/09/2014 à 19:38 :
Moscovici va nous sauver????? Tout cela est de notre faute et celle de nos dirigeants, nous n'acceptons pas les réformes nécessaires à notre compétitivité, nous discutons avec des syndicats irresponsables et pas représentatifs du monde du travail
a écrit le 19/09/2014 à 19:02 :
Que dire du niveau scandaleux de la dépense publique française et des privilèges des fonctionnaires politiciens qui ont pris le pouvoir sans sortir de leur caste déconnectée des réalités? Ce pays est verrouillé par ses fonctionnaires omniprésents et omnipotents qui le conduisent dans le trou.
Réponse de le 19/09/2014 à 19:25 :
Encore un qui croit que les "réformes structurelles" ne toucheront que les fonctionnaires !!
Réponse de le 19/09/2014 à 19:26 :
de l'autre côté, le patronat allemand se plaint du manque d'investissement dans leur pays. c'est pas bon pour le business. et puis cela doit pas être bon pour attirer la main d'oeuvre qualifiée étrangère.
Réponse de le 19/09/2014 à 20:51 :
Encore qui croit que les réforme structurelles ne profiterons à personne. Et qui pense que les salariés du privé ont quelque chose à perdre. 99% des entreprises ont moins de 50 salariés avec peu ou pas d'avantages sociaux. Exit les 13ème 14 et 15ème mois...
Seuls les fonctionnaires ont réellement à y perdre du fait de leur acquis antédiluviens.
Réponse de le 20/09/2014 à 9:02 :
@RH : et les minijobs, les lois Hartz, c'etait pour les fonctionnaires? Quand le MEDEFdemande la suppression du CDI et du SMIC, c'est pour les fonctionnaires?
Réponse de le 20/09/2014 à 9:32 :
Car vous croyez sérieusement qu'un CDI dans le privé vous protège du chômage? Ou de la précarité? Ou d'un salaire de misère. La sureté de l'emploi est une utopie pour le privé. Seul les fonctionnaires ont cet avantage et encore pas tous.

Ouvrez les yeux reconnectez-vous avec la réalité.
Réponse de le 20/09/2014 à 14:21 :
@RH : je suis parfaitement connectée avec la réalité. Je travaille dans le privé et je peux vous dire que je suis certainement moins bien payée que vous. Le CDI protège mieux que s'il n'y en avait pas, c'est une évidence que vous feignez d'ignorer. Si vous étiez salarié (ce dont je doute), vous ne tiendriez pas ce genre de propos.
Réponse de le 21/09/2014 à 9:24 :
Je suis salarié et j'ai connu le chômage, j'étais pourtant en CDI. J'ai travaillé dans de nombreux domaines totalement différent. Et jamais je n'ai vu un CDI protégé un employé contre la précarité, un salaire de misère, ou même le chômage.

Je ne sais pas dans quel monde vous êtes mais franchement je reste dubitatif.Je ne crois que nous puissions être d’accord.
Très cordialement
Réponse de le 22/09/2014 à 21:44 :
@RH : ben, non, nous ne sommes pas d'accord. C'est clair !
a écrit le 19/09/2014 à 18:51 :
"Les « minijobs » ont permis de réduire les coûts des entreprises présentes sur les marchés internationaux". Les minijobs ont surtout concernés les emplois de services, les industries exportatrices (automobiles, machines outils) ont des couts supérieurs à ceux pratiqués en France. Les chinois (1er marché pour les voitures allemandes) choisissent les allemandes pour l'image de marque.
Réponse de le 19/09/2014 à 19:22 :
le secteur manufacturier consomme pas mal de services. pas forcément des mini jobs. mais les réformes ont bien limité le coût des services, qui est en conséquence assez inférieur au coût français. sachant que par ailleurs, en France, le manufacturier consomme un peu plus de services qu'en Allemagne.
bien sûr, la compétitivité hors-prix est primordiale.
Réponse de le 19/09/2014 à 20:38 :
les ouvriers de audi et mercedes sont loin d'avoir des mini jobs, et c'est le cas aussi dans bcp d'entreprises du mittelstand... par contre ils ont fait la preference pour l'emploi quand la france fait la preference pour le chomage ( pas seulement au sens macroeconomique du terme)
Réponse de le 20/09/2014 à 0:16 :
plus beaucoup de salariés allemands dépendent encore d'une convention collective (-de 50%). Prendre exemple sur des sociétés comme Daimler, Siemens et autres est un moment exemple. J'en sais quelque chose puisque je travaille en Allemagne dans une entreprise du mittelstand et que mon patron a dénoncé la convention collective il y a 3 ans.
Réponse de le 21/09/2014 à 23:49 :
Je me demande pourquoi vous bosser encore en Allemagne ??
Rien trouvé de meilleur ailleurs ?? depuis 3 ans ..... C est qui votre boite ?
Avec ou sans convention collective, en Allemange personne ne monte sur les barricades !
a écrit le 19/09/2014 à 18:35 :
@ Romaric Godin : vous croyez encore que Bruxelles va nous épargner ? Non, la feuille de route est tracée depuis longtemps et les technocrates s'impatientent. La politique actuelle du gouvernement qui consiste à ne pas vouloir imposer rapidement les réformes prévues pour la France va mener à une lente agonie de la compétitivité des entreprises. La situation économique va continuer de se dégrader et le chômage va encore battre des records.

Acculé, Hollande n'aura pas d'autre choix (s'il veut rester dans l'Euro) que celui d'obéir aux injonctions de Bruxelles. La crise sociale qui en résultera sera sans précédent. 2015 promet d'être explosive. Mais, continuez de rêver, l'espoir fait vivre parait-il !

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