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Les 10 points à retenir du discours de François Hollande

Photo de Mounia Van de Casteele

latribune.fr

Publié le 18 septembre 2014 à 15:17 - Mis à jour le 18 septembre 2014 à 17:33

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La Tribune résume le discours du président de la République lors de la conférence de presse tenue à l'Elysée ce jeudi 18 septembre. Extraits.

François Hollande s'est montré grave et combatif jeudi 18 septembre en ouverture de sa quatrième grande conférence de presse de rentrée, évoquant longuement l'Irak, où la France s'apprête à lancer un "appui aérien" contre le groupe Etat islamique (EI).

Le chef de l'État, au faîte de son impopularité (13% selon le baromètre Ipsos-Le Point), s'est exprimé dans la salle de fêtes de l'Elysée devant plus de 330 journalistes de la presse française et étrangère. Il n'a pas fait salle comble, contrairement aux trois précédentes grands-messes.

Costume bleu, front ruisselant, ton grave malgré quelques traits d'humour habituels, François Hollande a ouvert la conférence par un propos liminaire de 43 minutes. La situation internationale a occupé une grande partie de cette déclaration introductive davantage axée, lors des exercices précédents, sur la politique économique.

Le président a également évoqué l'épidémie de virus Ebola, le conflit israélo-palestinien avant d'aborder la situation ukrainienne et les sanctions à l'encontre de la Russie. Il a également souhaité que le "fardeau" des efforts de Défense soit "partagé" au sein de l'Union européenne, alors que la France est engagée sur plusieurs théâtres d'opérations.

Ensuite, François Hollande a plaidé, comme il le fait depuis deux ans, pour une "réorientation de l'Europe" pour que "le retour nécessaire aux équilibres budgétaires s'adosse à une véritable politique de croissance et d'emploi", alors que son gouvernement a fini par repousser de deux ans, à 2017, son objectif d'un retour des déficits publics à 3% du PIB.

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François Hollande souhaite aller "plus loin" avec l'Allemagne en matière d'intégration, se disant favorable avec Berlin à une Europe à plusieurs vitesses, et a mis en garde contre "l'enlisement" économique sur le continent:

"La France est prête à de nouvelles initiatives (...) pour aller plus loin avec l'Allemagne dans des politiques intégrées, comme la transition énergétique, le numérique et les infrastructures"(...) "nous sommes prêts à dire que nous sommes favorables à une Europe à plusieurs vitesses où le couple franco-allemand doit être le moteur de cette intégration"

Évoquant d'autre part la situation économique en Europe, le président s'est inquiété du "danger" d'un "scénario de fin de croissance" sur le continent, tout en estimant que la position de la France "commençait à être entendue".

"Le danger, a-t-il souligné, c'est l'enlisement des économies européennes dans la stagnation. C'est-à-dire un scénario de fin de croissance, l'austérité budgétaire se conjuguant avec un niveau élevé de l'euro et la faible inflation s'ajoutant à la faible croissance".

"Le sommet de la zone euro du 24 octobre prochain sera l'occasion pour la France de faire valoir sa position. La France parle dans l'intérêt de l'Europe. Elle va faire 50 milliards d'euros d'économies, c'est difficile, mais elle ne fera pas davantage car ce serait mettre en péril la croissance".

"Qu'on ne nous demande pas de faire en 5 ans ce que nos amis Allemands ont réalisé en plus de 11 ans et dans un contexte beaucoup plus favorable. On ne peut pas nous demander de faire deux fois mieux et deux fois plus vite. L'Europe a besoin de la France, deuxième économie. Elle est prête à de nouvelles initiatives avec Allemagne".

"ll y a un peu plus de deux ans, je suis arrivé aux responsabilités du pays avec une croissance nulle et un pays en faillite, un constat que je n'ai pas inventé, tous les rapports le disent. Ce qui compte c'est ce qui a été fait - beaucoup a été fait - et ce qui va se faire, avec le gouvernement de Manuel Valls".
"Mon seul objectif : que la France retrouve toutes ses forces pour reprendre sa place dans la mondialisation (...), pour que les Français vivent mieux à la fin de mon quinquennat. C'est pourquoi j'ai fait des choix : le choix de la compétitivité (soutenir les entreprises c'est soutenir ceux qui y travaillent) est un choix irrévocable, est le sens du Pacte de responsabilité"."Ce choix n'est pas facile devant les Français, ni devant la majorité. Ces choix ne sont pas faciles car ce qu'on consacre financièrement aux entreprises, on ne le met pas du coté des ménages..."
"J'ai fait le choix aussi de maitriser la dépense publique. Ces efforts, aucun gouvernement précédemment ne les avais réalisés. J'ai fait le choix de la justice sociale, de la santé, mieux remboursée".
"Je suis au milieu de mon mandat. Le but n'est pas d'attendre. Mon devoir est, avec le gouvernement qui a toute ma confiance, mon Premier ministre Manuel Valls, de mener toutes les réformes utiles. Si nos institutions ont établi la durée de 5 ans c'est parce qu'elles savaient qu'elle permettait de tenir bon contre vents et marées afin de faire ce qui est bon pour le pays". (...) "Je crois en la France". () "Mon seul souci est de mettre la France en avant". (...) "Je n'ai pas d'autre ambition que de servir mon pays, de préserver notre rang, et le rayonnement de la France".

Par ailleurs, François Hollande a affirmé jeudi qu'il ne "savait pas" si l'agence de notation Moody's allait baisser vendredi la note de solvabilité de la France, et a tenu à relativiser les conséquences d'une éventuelle dégradation.

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"Je ne sais pas ce que fera l'agence Moody's", a-t-il dit lors de sa conférence de presse semestrielle, indiquant que malgré plusieurs baisses de note par les agences "jamais, jamais l'Etat (n'avait) emprunté à des taux aussi bas", et concluant: "ce n'est pas l'agence de notation qui m'inquiète".

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