Les 10 points à retenir du discours de François Hollande

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François Hollande s'est montré grave et combatif jeudi 18 septembre en ouverture de sa quatrième grande conférence de presse de rentrée, évoquant longuement l'Irak, où la France s'apprête à lancer un "appui aérien" contre le groupe Etat islamique (EI).
Le chef de l'État, au faîte de son impopularité (13% selon le baromètre Ipsos-Le Point), s'est exprimé dans la salle de fêtes de l'Elysée devant plus de 330 journalistes de la presse française et étrangère. Il n'a pas fait salle comble, contrairement aux trois précédentes grands-messes.
Costume bleu, front ruisselant, ton grave malgré quelques traits d'humour habituels, François Hollande a ouvert la conférence par un propos liminaire de 43 minutes. La situation internationale a occupé une grande partie de cette déclaration introductive davantage axée, lors des exercices précédents, sur la politique économique.
Le président a également évoqué l'épidémie de virus Ebola, le conflit israélo-palestinien avant d'aborder la situation ukrainienne et les sanctions à l'encontre de la Russie. Il a également souhaité que le "fardeau" des efforts de Défense soit "partagé" au sein de l'Union européenne, alors que la France est engagée sur plusieurs théâtres d'opérations.
Ensuite, François Hollande a plaidé, comme il le fait depuis deux ans, pour une "réorientation de l'Europe" pour que "le retour nécessaire aux équilibres budgétaires s'adosse à une véritable politique de croissance et d'emploi", alors que son gouvernement a fini par repousser de deux ans, à 2017, son objectif d'un retour des déficits publics à 3% du PIB.
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François Hollande souhaite aller "plus loin" avec l'Allemagne en matière d'intégration, se disant favorable avec Berlin à une Europe à plusieurs vitesses, et a mis en garde contre "l'enlisement" économique sur le continent:
Évoquant d'autre part la situation économique en Europe, le président s'est inquiété du "danger" d'un "scénario de fin de croissance" sur le continent, tout en estimant que la position de la France "commençait à être entendue".
"Le sommet de la zone euro du 24 octobre prochain sera l'occasion pour la France de faire valoir sa position. La France parle dans l'intérêt de l'Europe. Elle va faire 50 milliards d'euros d'économies, c'est difficile, mais elle ne fera pas davantage car ce serait mettre en péril la croissance".
"Qu'on ne nous demande pas de faire en 5 ans ce que nos amis Allemands ont réalisé en plus de 11 ans et dans un contexte beaucoup plus favorable. On ne peut pas nous demander de faire deux fois mieux et deux fois plus vite. L'Europe a besoin de la France, deuxième économie. Elle est prête à de nouvelles initiatives avec Allemagne".
Par ailleurs, François Hollande a affirmé jeudi qu'il ne "savait pas" si l'agence de notation Moody's allait baisser vendredi la note de solvabilité de la France, et a tenu à relativiser les conséquences d'une éventuelle dégradation.
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"Je ne sais pas ce que fera l'agence Moody's", a-t-il dit lors de sa conférence de presse semestrielle, indiquant que malgré plusieurs baisses de note par les agences "jamais, jamais l'Etat (n'avait) emprunté à des taux aussi bas", et concluant: "ce n'est pas l'agence de notation qui m'inquiète".
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