La croissance de l'activité privée s'est légèrement renforcée en octobre dans la zone euro atteignant 52,2 points en octobre, selon l'indice PMI publié par le cabinet Markit. La France est à la peine avec des signaux négatifs en matière d'évolution des prix notamment.
Mais cela "masque une réalité plus inquiétante", note l'économiste Chris Williamson du cabinet Markit:
"La croissance du volume des nouvelles affaires ralentit et s'inscrit à un niveau proche de la stagnation, tandis que le repli du volume du travail en attente s'accélère, entraînant une réduction des effectifs pour la première fois depuis près d'un an."
Les mauvais résultats français
La France subit une contraction de l'activité dans le secteur privé accélérée en octobre. Elle affiche son rythme le plus élevé depuis huit mois sous l'effet d'une baisse des commandes des entreprises.
Ainsi, l'indice PMI composite s'est inscrit à 48,0 contre 48,4 au mois de septembre, soit son plus bas niveau depuis février. Dans le secteur manufacturier, l'indice a diminué à 47,6 contre 48,8 en septembre. Les services, qui sont repassés en zone de contraction le mois dernier, ont vu leur indice diminuer à 48,1 après 48,4 en septembre.
En outre, les entreprises interrogées ont fait état d'une baisse de leurs prix de vente, et ce à un rythme sans précédent depuis cinq ans, ce qui alimente les craintes de déflation.
Le secteur manufacturier notamment marque un retournement de tendance avec un indice PMI flash à 51,8 après 49,9 le mois dernier. L'indice des services, lui, a reculé à 54,8 après 55,7 mais reste nettement au-dessus du seuil de 50 séparant contraction et expansion. Pour Chris Williamson, les craintes de récession en Allemagne semblent donc quelque peu exagérées.
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