• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieUnion européenne

Pourquoi l'UE doit avancer prudemment en Moldavie

Photo de Romaric Godin

Romaric Godin

Publié le 02 décembre 2014 à 15:54 - Mis à jour le 02 décembre 2014 à 16:10

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 2

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 3

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
La victoire du camp favorable à l'UE en Moldavie est entachée d'étrangeté dans un pays très divisé. La modération s'impose pour éviter d'ouvrir dans ce pays un nouveau front de la nouvelle guerre froide.

Le « camp pro-européen » aurait donc gagné en Moldavie. Plusieurs médias français ont ainsi titrés, comme L'Express : « les électeurs choisissent l'Europe. » Ce titre est à la fois vrai et faux. Vrai, parce que, en effet, les partis favorables à l'accord d'association avec l'Union européenne signé le 27 juin et ratifié par le parlement de Chisinau le 2 juillet dernier, ont obtenu 55 sièges sur 101, soit la majorité absolue. Mais on aurait tort de s'arrêter à ce simple résultat et à considérer désormais la Moldavie comme le prochain horizon de l'élargissement européen et comme ancré dans le camp de l'UE. Car, sur place, la situation est beaucoup plus complexe. Pour plusieurs raisons qui empêcheraient en théorie les démocrates de crier victoire.

Un parti pro-russe interdit trois jours avant le scrutin

Première raison : l'interdiction du parti pro-russe Patria de l'oligarque russo-moldave Renato Usatii. La cour suprême moldave a jugé, trois jours avant le vote, que ce parti avait reçu des financements illégaux de l'étranger, comprenez de la Russie. Certes, Renato Usatii est proche de ce pays, d'ailleurs il a fui entretemps à Moscou. Mais il est aussi un ancien proche du leader libéral Vlad Filat, dont il avait dénoncé la corruption, qui, ancien premier ministre est lui-même l'âme du gouvernement sortant. Dans un pays où l'on peinerait à trouver un parti parfaitement en règle avec la loi sur le financement politique, cette interdiction a fait émettre des doutes, y compris dans les rangs pro-européens. Cité par la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le politologue pro-européen Cornel Ciurea parle de « justice sélective. » Sans Patria, le camp pro-européen avait bien plus de chances de l'emporter en espérant notamment rejeter les électeurs de ce nouveau parti dans l'abstention.

Un parti communiste « cloné »

Deuxième raison : la création fort opportune d'un « parti communiste des réformes de Moldavie », arborant comme le parti communiste moldave une faucille et un marteau et une couleur rouge. Nul ne sait vraiment qui est derrière ce parti créé juste avant le scrutin. Mais sur les bulletins de vote, les deux partis affichaient des symboles fort ressemblants. Du coup, même le maire libéral de Chisinau, Dorin Chirtoaca, a reconnu que « quelqu'un de la coalition pro-européenne a fondé ce parti communiste des réformes sans lequel nous serions aujourd'hui dans l'opposition. » Ce « parti clone » comme l'a appelé l'ancien premier ministre communiste Vladimir Voronine a en effet obtenu 5 % des voix, pas assez pour entrer au parlement (il faut au moins 6 % des voix), mais assez pour faire perdre assez de sièges au « vrai » parti communiste et assurer la majorité absolue aux « pro-européens. » *

Une corruption généralisée

Troisième raison : le paysage politique moldave est marqué par une corruption quasi généralisée. Le pays est classé 102ème sur 177 dans la liste de perception de la corruption de Transparency International de 2013. C'est mieux que l'Ukraine et la Russie (respectivement 144ème et 127ème), mais c'est pire que le plus corrompu des pays de l'UE (la Bulgarie, 77ème). Et cette corruption touche, on l'a vu, le camp des « pro-occidentaux », en particulier l'entourage de l'oligarque Vlad Filat. Du reste, le maire de Chisinau, qui, lui, dispose d'une bonne réputation, a appelé le camp libéral à changer pour « saisir cette dernière chance. » Bref, penser que la vie politique moldave se composent de « gentils » et de « méchants » comme on l'a trop fait pour l'Ukraine serait une erreur et reviendrait à prendre partie dans une querelle entre oligarques corrompus... Le grand vainqueur de ce scrutin, rappelons-le, c'est l'abstention avec 44,5 % du corps électoral demeuré chez lui.

Un pays divisé

Quatrième raison : le pays est très divisé. Les « pro-occidentaux » ont gagné en sièges. En voix, le rapport est environ de 44 % pour les pro-UE contre 40 % pour les pro-Moscou, avec ce point d'interrogation lié au fameux parti communiste cloné qui a donc obtenu 5 %. Sur le plan géographique, la division entre le nord et le sud du pays, plutôt pro-russes, et le centre du pays, est frappant. A Chisinau, la capitale, les trois partis pro-européens obtiennent 50 % des suffrages, tandis qu'à Taraclia, dans le sud, les partis « pro-russes » obtiennent 55 % des voix. La responsabilité de l'Union européenne sera de sauvegarder une unité nationale pas toujours évidente dans un pays où 30 % de la population n'est pas moldave roumanophone. D'autant que, comme on ne l'aura pas oublié, une partie du pays, la Transnistrie, de l'autre côté du Dniestr, a fait déjà sécession depuis le début des années 1990, sous la protection de la quatorzième armée russe. Il faudra donc traiter cette victoire pour ce qu'elle est : la victoire électorale d'un camp. L'UE devra toujours cherché le plus large consensus, plutôt que d'imposer une position économique et géopolitique tranchée. La marge de manœuvre existe : le parti communiste (le vrai) était un partisan assez tiède de l'adhésion du pays à l'union eurasienne et évoquait une renégociation de l'accord d'association.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

L'UE saura-t-elle être prudente ?

À lire également

  • Poutine : après la Crimée, la Transnistrie en Moldavie ?
  • La Moldavie roumaine, lanterne rouge
  • La Moldavie roumaine, lanterne rouge de l'Europe
  • La moldavie menace de recourir à la force

Plus que jamais, l'attitude de l'UE vis-à-vis de la Moldavie doit être mesurée en prudente. Elle doit absolument prendre en compte la réalité du terrain : un pays divisé et des élections contestables. La crise ukrainienne devrait servir d'exemple de ce qu'il ne faut pas faire : radicaliser les camps en demandant à un pays de « choisir » entre l'UE et Moscou. Une récente enquête publiée dans l'hebdomadaire Der Spiegel montrait comment en Ukraine cette radicalisation poussée par l'UE à l'occasion de la négociation de l'accord d'association avait donné la possibilité à Moscou d'avancer ses pions. La leçon aura-t-elle été retenue à Bruxelles ? L'UE saura-t-elle en Moldavie se montrer plus stratège ?

Romaric Godin

Sur le même sujet

  • 1

    Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS

  • 2

    Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne

  • 3

    Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir

  • 4

    Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France