Plan Juncker : la France met l'accent sur l'innovation et le numérique

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Les usines pilotes de nouvelle génération (pour 15 milliards d'euros) ou la numérisation à grande échelle en Europe des terminaux et des contenus éducatifs (6 milliards) feraient partie des projets présentés par la France.
Les usines pilotes de nouvelle génération (pour 15 milliards d'euros) ou la numérisation "à grande échelle en Europe des terminaux et des contenus éducatifs" (6 milliards) feraient partie des projets présentés par la France. (Crédits : Décideurs en région)
Trente-deux projets ont été répertoriés par le gouvernement français dans le cadre du plan d'investissements porté par le nouveau président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, pour 2015-2017, selon Les Echos. A côté de l'innovation et du numérique, la France mise également sur la rénovation urbaine et des infrastructures.

Le gouvernement français a dressé une liste de 32 projets pouvant représenter quelque 48 milliards d'euros d'investissements sur la période 2015-2017 dans le cadre du plan de relance présenté par Jean-Claude Juncker, révèle le journal Les Echos lundi.

Chaque pays membre de l'Union européenne a en effet été appelé à répertorier d'éventuels programmes d'investissements dans le cadre de ce plan d'investissements porté par le nouveau président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

40% des projets dans l'innovation et le numérique

La France met l'accent sur l'innovation et le numérique, secteurs qui comptent pour 40% du montant des projets, indique le site internet du quotidien, qui cite en exemple les usines pilotes de nouvelle génération (pour 15 milliards d'euros) ou le projet de numérisation "à grande échelle en Europe des terminaux et des contenus éducatifs" (6 milliards).

Un vaste programme de rénovation urbaine pour un investissement estimé à 5 milliards d'ici à 2017 (25 milliards sur 10 ans) a également été envoyé à Bruxelles, avec pour objectif de "régénérer 200 quartiers populaires parmi les plus dégradés", selon le document cité par le quotidien.

La rénovation du réseau ferroviaire et maritime au rendez-vous

Des programmes transversaux comme la rénovation thermique des logements ou les prêts aux PME qui investissent dans la robotique (1 milliard) ont également été répertoriés.

Du côté des infrastructures, la France souhaiterait utiliser l'enveloppe européenne pour rénover une partie de son réseau ferroviaire et maritime. Le projet de gazoduc Val de Saône (700 millions d'euros), la liaison ferroviaire Charles-de-Gaulle Express (300 millions) ou la prolongation de la ligne E du RER vers la Défense font partie des investissements proposés.

Berlin liste 58 projets

Berlin a pour sa part envoyé une liste de 58 projets pouvant représenter quelque 89 milliards d'euros d'investissements, selon le ministère des Finances allemand.

Le nouveau président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a dévoilé le 26 novembre un grand plan d'investissement devant permettre de mobiliser au final 315 milliards d'euros sur trois ans, essentiellement de l'argent privé.

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Commentaires
a écrit le 09/12/2014 à 13:48 :
Un coup de baguette numérique magique et voila , 5 millions de chômeurs en moins !
C est si simple, Il fallait y penser !
a écrit le 09/12/2014 à 13:16 :
124Kb/s internet en provence/campagne
a écrit le 09/12/2014 à 13:00 :
Dérisoire ! Ce pays avec 57% du pib de dépenses publiques continuera sa chute inexorable. Il ne restera rien sauf la Tour Eiffel et éventuellement Airbus copropriété européenne. Le reste s'effondrera ou partira. Pour ceux qui détestent la France, c'est "que du bonheur" et pour les autres, ce sera la vallée des larmes...
Réponse de le 09/12/2014 à 13:48 :
... Aimer la France ? Pas évident quand elle se montre sous son visage actuel ! Ce pays n'est plus qu'une espèce de société ultra administrée qui cumule les effets négatifs des états socialistes et des états capitalistes (mais pas libéraux), sans vraiment n'être ni l'un, ni l'autre. La seule chose que l'on constate, c'est le poids omniprésent de l'administration qui se même de tout, sans vraiment contrôler l'essentiel et assurer ses missions régaliennes. La configuration est idéale pour la corruption et pas seulement pour les politiques. Ces derniers sont d'ailleurs devenus assez impuissants face à l'inertie administrative. Nous vivions dans un État clairement sur la voie du totalitarisme.
a écrit le 09/12/2014 à 11:33 :
j'avais peur de projet type construction de nouvelles autoroutes, donc je suis plutôt satisfait. par contre il est dingue que nous ayons besoin de l'Europe pour financer une extension du RER ou la rénovation des voies SNCF...On mesure encore mieux l'ampleur de l'incapacité de l'Etat à faire face à ses missions, englué qui l'est dans les dépenses courantes. Dingue quand on voit le niveau de notre fiscalité, ça me donne envie de pleurer.
a écrit le 09/12/2014 à 10:58 :
Et pour l'industrie sans robots? Et pour les tunnel non rentables sous les alpes? Et pour la stratégie des canards boiteux? Et pour les retraites on parle de 1000 milliards non financés? Et pour le calcul au détriment des salariés? Et pour le contrat unique alors qu'on fait 90% de CDD et 60% de diplômés exclus? On appelle cela le développement ou le crétinisme d'Etat? Et pour le rejet de Napoléon à l'école? Contre le crétinisme des boomers et la dévastation industrielle et des logements chers un séjour iodé à Yeu ou à Cayenne?
a écrit le 09/12/2014 à 10:18 :
Bien-sur tout cela sera délocalisable, tout "travailleur détaché" sera bienvenue...!

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