Grève générale en Italie : la gauche contre la gauche

 |   |  366  mots
Voulue pour encourager les embauches, la loi devrait réduire les droits et protections des salariés dans leurs premières années de contrat.
Voulue pour encourager les embauches, la loi devrait réduire les droits et protections des salariés dans leurs premières années de contrat. (Crédits : reuters.com)
Les principaux syndicats italiens ont appelé à la mobilisation vendredi 12 décembre pour protester entre autre contre la réforme du marché du travail de Matteo Renzi.

La politique économique et sociale du président du Conseil italien va lui coûter une journée entière de grève générale. Tous les secteurs d'activité devraient être touchés alors que trois confédérations syndicales ont appelé à la cessation totale du travail pendant huit heures, contestant son "Jobs Act".

"Déflation et récession"

Rendre les licenciements plus flexibles en échange d'indemnités chômages plus longues : c'est en somme ce que propose Matteo Renzi, une manière de prouver à Bruxelles sa volonté de réforme.

     | Lire Matteo Renzi impose sa réforme du marché du travail à son parti

Ce texte, adopté la semaine dernière prévoit en effet d'améliorer le statut des salariés les plus précaires, mais il envisage également de supprimer l'article 18 du code du travail qui limite les licenciements abusifs.

Voulue pour encourager les embauches, la loi devrait réduire les droits et protections des salariés dans leurs premières années de contrat. Les syndicats dénoncent aussi le projet de budget 2015, jugeant ses mesures de relance de l'économie insuffisantes :

"La combinaison de ces deux projets ne favorise ni l'emploi ni les entreprises qui veulent investir" et représente un "mélange entraînant la déflation et la récession", a dénoncé Susanna Camusso, secrétaire générale de la CGIL, en présentant la grève.

 Manifestations locales

Plutôt qu'un grand rassemblement national, une cinquantaine de manifestations locales sont organisées à travers le pays.

À Rome, les syndicats ont ainsi prévu un défilé dans le centre-ville et une manifestation sur l'une des plus petites places de la capitale. La CGIL organise régulièrement des grèves générales, le plus souvent non suivies par les autres confédérations syndicales.

Les appels à la grève générale sont fréquents en Italie, mais c'est la première à laquelle Matteo Renzi fait face. La dernière grève générale unitaire, organisée à l'appel des trois principales confédérations, CGIL, UIL et CISL (catholique) remonte à décembre 2013, même si elle était essentiellement symbolique puisqu'elle n'a duré que trois heures.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/12/2014 à 12:25 :
DE TOUS TENPT ET DE PARTOUS QUAND UN GOUVERNENENT S EN PREND AUX DROITS DES PEUPLES IL EST PERDANT???
a écrit le 12/12/2014 à 22:11 :
Des centaines de vols annulés, des milliers de touristes coincés ou n'ayant pas pu partir, des milliers de travailleurs dans le même cas, des millions que les aéroports italiens devront reverser en indemnités aux diverses compagnies aériennes, des milliers de chambres d'hôtels inoccupées et autant de taxes de séjour et d'impôts qui ne seront pas reversés à l'Etat.... Expliquez-moi comment, en Italie comme en France, des gens ayant un emploi peuvent se permettre de contribuer à la ruine de leur économie moribonde quand environ 15 à 20% de la population est au chômage. Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, l'argent ne tombe pas des arbres, la crise est toujours là et ce n'est qu'une conséquence du fait que nous vivons à crédit depuis plusieurs génération.... Aujourd'hui, il est l'heure de payer et ça fait mal mais il faut retrousser nos manches et arrêter de pleurnicher. La sécurité de l'emploi ne vient pas de règlements trop stricts et contraignants pour l'employeur, elle vient du fait que les employeurs n'aient pas peur d'engager un employé.
a écrit le 12/12/2014 à 17:41 :
Il n'existe plus de gauche au sein des gouvernements européens, l'Europe est devenue une sorte d'Etats-Unis où Démocrates et Républicains restent pariels dans leur politique de soumission aux lobbies militaro-industriels et aux grandes banques de Wall Street. Quelle est la différence entre le PS actuel et l'UMP ? aucune. Il faut que les peuples d'Europe sortent dans la rue pour exiger une révolution des gouvernements et des intitutions, qu'on arrête cette Europe-Frankstein de Bruxelles, servile et injuste, que les pays reprennent leurs souverainétés qui ont été bafouées par leurs Etats aux ordres de l'étranger.
Réponse de le 12/12/2014 à 19:19 :
Avec la mondialisation à laquelle il serait suicidaire de vouloir se soustraire, tous les pays, où les communautés de pays, sont dans une course implacable pour leur place au soleil de l'économie. Cette compétition généralisée descend à tous les niveaux, provinces, villes,individus, tous dans le même bateau, rien n'y échappe,faut s'y faire!
Réponse de le 12/12/2014 à 22:15 :
En clair, vous souhaitez un retour à la démocratie.... Et si la France, et tous les pays d'Europe, accordaient à leur peuple un droit de référendum systématique??? On peut rêver, nos braves énarques, de gauche comme de droite, sont très bien assis sur les privilèges du pouvoir et ne sont pas prêts de le partager avec la "plèbe"....
Réponse de le 13/12/2014 à 9:01 :
gothographe à répondu à hmrmon à ce que j en comprend. Pour Kris il a bonne vue , de l état actuel de notre société.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :