Des milliers de fonctionnaires manifestent à Rome contre Renzi

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Mattezo Renzi, premier ministre italien
Mattezo Renzi, premier ministre italien (Crédits : reuters.com)
Les principaux syndicats dénoncent le gel des salaires depuis six ans ainsi que les réformes annoncées par Renzi

Des milliers de fonctionnaires italiens ont manifesté samedi à Rome à l'appel de leurs principaux syndicats pour dénoncer le gel de leurs salaires depuis six ans et les réformes promises par le chef du gouvernement Matteo Renzi.

Les organisateurs, qui avaient promis 50.000 manifestants, ont assuré qu'il y en avait près du double à l'arrivée du cortège sur l'emblématique Piazza del Popolo. La police n'a pas donné d'indication.

Un climat festif

Les manifestants ont défilé dans un climat festif, sous un ciel bleu après plusieurs journées de fortes pluies, avec ça et là des ballons représentant M. Renzi en Pinocchio.

Dans le cortège se trouvaient des membres des forces de l'ordre, qui avaient menacé en septembre d'une grève inédite si leur rémunération et leurs moyens n'étaient pas augmentés. "J'espère que cette grande manifestation suffira à déboucher les oreilles du gouvernement", a déclaré la secrétaire générale de la CISL, Anna Maria Furlan. "Si on continue à retirer des droits, à de pas renouveler les contrats, ce n'est pas nous qui cherchons l'affrontement. Nous cherchons à défendre une vision positive du travail", a déclaré la patronne de la puissante CGIL, Susanna Camusso, vêtu d'un T-shirt rouge vantant le parfum "Arrogance", en référence au chef du gouvernement.

Menaces de grève générale

Elle a réitéré ses menaces de grève générale, dans les secteurs publics et privés, mais les responsables des autres syndicats se montrent plus prudents.

La tension est vive entre M. Renzi et les syndicats, qui avaient déjà mobilisé le 25 octobre des centaines de milliers de manifestants à Rome contre la flexibilité que le gouvernement veut introduire dans le marché du travail pour favoriser les embauches.

"Les lois ne s'écrivent pas avec les syndicats mais au Parlement", avait répliqué le chef du gouvernement, qui s'appuie sur les 40% de voix obtenues aux élections européennes de juin pour essayer de faire passer les réformes et les coupes budgétaires indispensables compte tenu de l'immense dette publique du pays.

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Commentaires
a écrit le 09/11/2014 à 8:01 :
Les italiems ont une qualité que les francais n ont pas ...quand il faut s adapter ils s adaptent....et cette souplesse leur permet de tirer leur epingle du jeu... c est vrai au dernier moment....
a écrit le 08/11/2014 à 21:11 :
La principale différence entre les fonctionnaires français et italiens est que ces derniers ont perdu leur statut depuis longtemps (à l'exception des fonctions régaliennes ; armée, police et justice, soit 15% de l'ensemble des fonctionnaires).
Et comme les fonctionnaires italiens vivent avec le même code du travail que le reste des travailleurs, ils subissent l'évolution actuelle qui consiste à assouplir le marché du travail : faciliter les licenciements pour pouvoir embaucher des gens mieux adaptés aux postes à pourvoir.
Le plus étonnant dans cette histoire est que ces changements qui vont affecter tous les italiens... n'envoie manifester dans la rue que des fonctionnaires...
a écrit le 08/11/2014 à 20:14 :
Ah ce gouvernement italien…. heureusement que chez nous personne ne manifeste contre les réformes de Hollande.
a écrit le 08/11/2014 à 19:27 :
Les italiens au FMI, comme les grecs, ça leur apprendra à dépenser plus de richesse qu'ils n'en produisent.
Réponse de le 09/11/2014 à 7:44 :
J adore quand les Français se moque des italiens... la leçon est grande quand on compare surtout notre technocratie qui non n est du tout mafiaseuse, mais seulement très corporatiste et familiale les copains d abord...
Réponse de le 09/11/2014 à 13:04 :
Permettez moi de vous corriger : ce ne sont pas les Français qui se moquent des Italiens, c'est une certaine presse française à solde des intérêts américains à Paris. Nuance.
Réponse de le 09/11/2014 à 14:50 :
Si Si! mafieuse aussi
Réponse de le 09/11/2014 à 18:28 :
Comme si il n'avait pas de mafia en France !!! tu délires ou quoi ?
a écrit le 08/11/2014 à 18:51 :
La démocratie recule avec la croissance du nombre de fonctionnaires. C'est tout le problème de la France qui doit se sacrifier pour son système public, modèle des modèles que personne ne veut copier.

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