Rachat de dette souveraine : les trois options qui seraient envisagées par la BCE

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Si la BCE a refusé de les commenter, ces trois hypothèses semblent confirmer les récents commentaires de Peter Praet, membre de son directoire, au journal allemand Börsen Zeitung.
Si la BCE a refusé de les commenter, ces trois hypothèses semblent confirmer les récents commentaires de Peter Praet, membre de son directoire, au journal allemand Börsen Zeitung. (Crédits : © Kai Pfaffenbach / Reuters)
Face à la baisse du prix du pétrole qui alimente les craintes de déflation en zone euro, la banque centrale pourrait agir dès ce mois-ci, selon les marchés.

Quel rachat de dette souveraine en zone euro ? Une dizaine de jours avant sa réunion de politique monétaire du 22 janvier, la Banque centrale européenne (BCE) étudierait trois options pour la mise en place d'un programme massif de création monétaire (quantitative easing) via le rachat d'obligations d'États de la zone euro, rapporte mardi 6 janvier le quotidien Het Financieele Dagblad, qui cite des sources non identifiées.

Si la BCE a refusé de les commenter, ces trois hypothèses semblent confirmer les récents commentaires de Peter Praet, membre de son directoire, au journal allemand Börsen Zeitung.

  • Racheter proportionnellement à la participation dans le capital de la BCE

Selon le journal néerlandais, une des options envisagées par les responsables européens serait d'injecter des liquidités dans le système en permettant à la BCE de racheter des obligations souveraines en proportion de la participation de chacun des États membres dans le capital de la banque centrale.

  • Ne racheter que la dette notée triple A

Une deuxième option à l'étude serait que la BCE ne rachète que de la dette souveraine notée triple A, ce qui ramènerait leurs taux de rendement à zéro ou en territoire négatif, dans l'espoir que cela pousse les investisseurs vers les dettes souveraines plus risquées ou vers les obligations d'entreprises.

  • Faire racheter la dette aux banques centrales nationales

Dans ce troisième cas de figure, les banques centrales nationales rachèteraient la dette de leur propre pays et non la BCE comme dans la première option. Ce qui ferait que le risque reviendrait "en principe" au pays en question, selon Het Financieele Dagblad, qui précise que ces rachats se feraient toujours en proportions des actions de la BCE détenues par les différentes banques.

>> Aller plus loin BCE : pourquoi le programme de Jackson Hole a fait "pschitt"

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Commentaires
a écrit le 07/01/2015 à 6:38 :
Laissez les dirigeants faire leur boulot! A chaque fois on entend : il ne sait pas faire et ne fait pas ceci cela .....bla bla bla! Vous n'êtes pas à leur place donc j'imagine bien la responsabilité qu'ils ont sur leurs épaules ! Si on veut s'en sortir de la crise il faut être une force en nous réunissons tous ensemble! Pensez un peu comme des adultes et laissez les gens faire leur boulot car il sont censé le faire !
Réponse de le 16/01/2015 à 4:36 :
Je vous rappelle que ce sont les mêmes spécialistes qui n'ont rien vu passer lorsque la Grèce a camouflé son endettement avec l'aide de Goldman Sachs (à la fois conseiller et spéculateur contre la Grèce), alors qu'ils possédaient entre leurs mains le bilan des années précédentes. Ils ont cru à quoi ces économistes? Que subitement la Grèce avait réussi un coup de génie?
a écrit le 07/01/2015 à 6:38 :
Laissez les dirigeants faire leur boulot! A chaque fois on entend : il ne sait pas faire et ne fait pas ceci cela .....bla bla bla! Vous n'êtes pas à leur place donc j'imagine bien la responsabilité qu'ils ont sur leurs épaules ! Si on veut s'en sortir de la crise il faut être une force en nous réunissons tous ensemble! Pensez un peu comme des adultes et laissez les gens faire leur boulot car il sont censé le faire !
a écrit le 06/01/2015 à 19:46 :
Rachat = achat sur le marché secondaire (loin du QE à l'américaine). Ca a déjà été fait et ça n'a rien réglé. Mais même avec un vrai QE, le problème resterait insoluble. Les Etats continuent toujours à s'endetter et les banques ne prêtent toujours pas pour la simple raison que la croissance en zone euro fait du sur place.
Réponse de le 06/01/2015 à 20:12 :
Aux USA aussi, le QE se fait sur le marché secondaire (via l'open market, auprès des primary dealers).
a écrit le 06/01/2015 à 18:47 :
;;;la baisse de l'euro vient justement éviter ou contrecarrer la désinflation, le problème c'est une nouvelle crise de la dette, et la Grèce a raison de dire eh les gars on veut une resucée, avec nos 220 ou 230 milliards de dettes résiduelle, les 120 milliards obtenus en 2012 c'est pas assez, d'ailleurs nos pauvres et classes moyennes n'en peuvent plus, et le fric fraudé et évadé du temps des vaches grâce et de l'endettement à gogo, qui a foutu le camp dans les paradis fiscaux (que vous protégez) n'est pas revenu.Rappelons que le PIB grec c'est 180 à 190 milliards d'euro maxi et que celui ci malgré le frémissement de 2012, s'est fortement contracté depuis 2008.
Réponse de le 06/01/2015 à 19:07 :
...les 120 milliards de discount ou d'abandon obtenus en 2012 lors de la restructuration de la dette existante à l'époque de 350/360 milliards - hors dette privée notamment des banques grecques, traitée à part.
a écrit le 06/01/2015 à 18:43 :
ne sont que des branquignols de première, et ceci montre que la seule option valable est l'option n°3 en prévision de la fin de l'euro. Le problème est qu'un monnaie unique, n'est pas une monnaie commune, et que les politicards et les technocrates se sont vautrés, car rien n'a été fait pour la convergence, tout le monde a fait le contraire, c'est à dire de ménager ses propres apparatchiks ou ses propres firmes dont la plupart ont réservé leurs investissement à la zone non euro à commence par les allemands mais ce ne sont pas les seuls, que les paradis fiscaux n'ont jamais fait d'aussi bonnes affaires avec la bénédiction du Conseil Européen et de la Commission et du Parlement, l'UE du n'importe quoi va maintenant payer la note, et en premier la sortie de la GB, qui a bien vu le problème. Grexit n'est que l'arbre qui cache la forêt. Tenz vous bien Juncker à la tête de la Commission quand on voit ce qu'il a fait,, un hypocrite et plus que ça et Draghi, pareil...
a écrit le 06/01/2015 à 17:54 :
cela est une erreur de racheter les dettes Nationales. Regardez le cas de la Grèce actuellement. Il faut rester sur la règle actuelle .

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