Face à la baisse du prix du pétrole qui alimente les craintes de déflation en zone euro, la banque centrale pourrait agir dès ce mois-ci, selon les marchés.
Si la BCE a refusé de les commenter, ces trois hypothèses semblent confirmer les récents commentaires de Peter Praet, membre de son directoire, au journal allemand Börsen Zeitung.
Racheter proportionnellement à la participation dans le capital de la BCE
Selon le journal néerlandais, une des options envisagées par les responsables européens serait d'injecter des liquidités dans le système en permettant à la BCE de racheter des obligations souveraines en proportion de la participation de chacun des États membres dans le capital de la banque centrale.
Ne racheter que la dette notée triple A
Une deuxième option à l'étude serait que la BCE ne rachète que de la dette souveraine notée triple A, ce qui ramènerait leurs taux de rendement à zéro ou en territoire négatif, dans l'espoir que cela pousse les investisseurs vers les dettes souveraines plus risquées ou vers les obligations d'entreprises.
Faire racheter la dette aux banques centrales nationales
Dans ce troisième cas de figure, les banques centrales nationales rachèteraient la dette de leur propre pays et non la BCE comme dans la première option. Ce qui ferait que le risque reviendrait "en principe" au pays en question, selon Het Financieele Dagblad, qui précise que ces rachats se feraient toujours en proportions des actions de la BCE détenues par les différentes banques.