Le roman de 2012 : octobre brun pour Marine Le Pen

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Hélène Fontanaud, journaliste politique à La Tribune, imagine en quatre épisodes (à retrouver tous les vendredis de janvier) les événements qui pourraient se produire en octobre 2011, avant l'ouverture de la campagne présidentielle de 2012.

Mercredi 26 octobre. Marine Le Pen savourait tous ces petits moments médiatiques. Une forêt amazonienne de caméras, une nuée de micros et une foule de journalistes l'attendaient à l'issue du bureau national du FN. Vêtue du strict tailleur bleu nuit qu'elle s'imposait dans sa campagne présidentielle, elle entama sa conférence de presse par une longue digression sur "l'incurie du pouvoir" face à une panne d'électricité qui avait privé l'Alsace de courant et de chauffage pendant plusieurs heures un samedi soir. "Évidemment, railla-t-elle, Strasbourg n'a pas été touchée et que des petits villages sombrent dans la nuit, c'est un peu dans la logique de la politique suivie depuis maintenant trente ans, cette politique qui consiste à laisser mourir nos campagnes et nos paysans... "

Un de ces curieux journalistes constamment équipés de petites caméras légères se leva : "Madame Le Pen... " "Oui, c'est mon nom", lança la présidente du FN. "Des informations non confirmées... " "Qui ne sont donc pas des informations", asséna Marine Le Pen. Le reporter s'enhardit : "C'est bien pour cela que je vous pose la question ! Avez-vous oui ou non rencontré Nicolas Sarkozy ?" La dirigeante d'extrême droite arbora un large sourire : "Mais plusieurs fois, mon jeune ami ! Pourquoi, vous jamais ?" "Dans quelles circonstances ?" "Quand et où ?" "Avez-vous conclu un accord pour le second tour de l'élection présidentielle ?" Les questions fusaient...

Marine Le Pen ramena le calme, les deux mains levées : "Pas tous en même temps, j'ai déjà rencontré Nicolas Sarkozy, oui. Mais de là à imaginer que le Front national, dont le devoir historique, la mission sacrée, est le redressement de la France, va accepter de se lancer dans des petits calculs d'appareils politiques, pour se ménager des sièges de députés ou même des ministères, c'est mal, c'est très mal me connaître. Je fais aujourd'hui le pari, non seulement d'être présente au second tour de l'élection présidentielle, mais d'être en tête au premier tour. C'est autour du salut national, autour du rétablissement des valeurs d'ordre et de sécurité, que se fera la sortie de cette crise que nous ont imposée des décennies de gabegie financière et de politique immigrationniste." Marine Le Pen reprit son souffle. Un texto clignotait sur l'écran de son portable. "N'en fais pas trop ! Le Pen." "Merci Dark Vador", pensa-t-elle avec affection.


Vendredi 28 octobre. François Fillon courait à petites foulées. Le parc de Matignon sentait la terre humide et l'herbe coupée. Des gendarmes postés sur les murs entourant le plus beau - mais aussi le plus secret - des jardins de Paris tapaient dans leurs gants pour se réchauffer. Le Premier ministre s'arrêta au pied de l'orme de Lutèce que Lionel Jospin avait fait planter lors de son long passage rue de Varenne. L'arbre avait été malade, à l'image du Parti socialiste français, songea le chef du gouvernement, qui avait mal dormi après le débat qui l'avait opposé la veille à François Hollande sur France 2. Plutôt bien remis de sa défaite aux primaires, le député de Corrèze avait littéralement taillé en pièces tous les arguments de François Fillon.

Le Premier ministre soupira, le point de côté était lancinant. Son téléphone sonna. C'était Nicolas Sarkozy. La voix n'était pas bonne, l'humeur non plus : "J'ai eu Villepin... C'est cuit. Il veut y aller." "En même temps Nicolas, on s'y attendait, non ? Mais il ne fera pas beaucoup de voix, on l'a asphyxié, littéralement étouffé en lui prenant ses derniers grognards." François Fillon sourit en pensant au titre de "Libération", au lendemain de l'arrivée de Jacques Le Guen et François Goulard au gouvernement, en septembre : "Villepin : et maintenant sainte Hélène ?" Nicolas Sarkozy toussota : "Oui, bon, c'est peut-être vrai mais ça s'agite de tous les côtés, et Marine Le Pen, Marine Le Pen..." "Eh bien ?" s'inquiéta François Fillon. "Eh bien, elle veut nous faire la peau, j'ai bien compris son calcul, elle veut un 21 avril à l'endroit et à l'envers, elle nous tricote patiemment son affaire, la fille à Le Pen, son rêve, c'est de tout faire péter et, si des crétins comme Villepin, Borloo, Hulot se mettent de la partie, eh bien j'irai à la pêche avec Ségolène Royal en juin, tiens ! Je vais même finir par la trouver sympathique la dame du Poitou ! Parce que l'autre fille à papa, merci hein !"


Dimanche 30 octobre.
Les feuilles mortes crissaient sous les pas. Le givre disparaissait peu à peu, conférant un éclat automnal au jardin anglais du domaine de Rambouillet. Devant la chaumière aux coquillages, deux officiers de sécurité avaient pris place, lunettes de soleil et oreillettes de rigueur. Le grésillement des ordres qui leur étaient donnés parvenait jusqu'à Marine Le Pen, qui ne s'impatientait pas pour autant. "On doit aller à la laiterie de la Reine", lâcha un des Cerbère. "Mais Madame Bruni-Sarkozy n'a pas encore accouché !" plaisanta la présidente du Front national. Elle nota que les policiers s'étaient détournés pour ne pas afficher une quelconque réaction. Marine Le Pen haussa les épaules et suivit docilement ses guides.

Devant le pavillon royal, le moteur d'une longue voiture sombre tournait. La portière s'ouvrit quand la dirigeante d'extrême droite s'approcha. Nicolas Sarkozy, mine renfrognée, s'extirpa avec une difficulté certaine du véhicule. "Un problème ?" s'enquit Marine Le Pen, pourtant totalement indifférente. "Un lumbago, grimaça le chef de l'État. On dirait que j'en ai plein le dos... Bon allons-y !"

Le musée avait été fermé, sur ordre élyséen. Marine Le Pen s'immobilisa devant la sculpture "Amalthée et la Nymphe". "C'est étrange que vous m'ayez donné rendez-vous dans une des résidences de Marie-Antoinette", sourit-elle. "Si ça vous amuse de faire des comparaisons, souvenez-vous que ceux qui ont guillotiné Louis XVI et la reine ont fini eux aussi la tête tranchée !" répliqua Nicolas Sarkozy. "Je vous trouve bien vindicatif", reprit la présidente du FN. "Passons plutôt aux choses sérieuses. Je vous le dis tout de go : il n'y aura pas d'accord, même en sous-main, pas même de message codé avant le premier tour de l'élection. C'est après le premier tour qu'éventuellement nous discuterons." "Et de quoi bon Dieu ? s'emporta Nicolas Sarkozy, j'ai besoin de savoir maintenant quelles sont vos intentions." "Mes intentions ?" Marine Le Pen faillit s'étrangler de rire : "Mes intentions ? Mais elles sont très simples : je veux le pouvoir. Le pouvoir, c'est tout." Ses propos résonnèrent métalliquement dans le salon de marbre désespérément froid et vide.

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a écrit le 27/01/2011 à 10:23 :
la suite d'octobre brun sera encore plus intéressante: le referendum sur l'Europe promis par le FN. La France a voté non à la « Constitution européenne » (ramassis de revendications en tous genres jusqu?à la pèche à la sardine) mais cela a été ignoré. Il faut passer à l?action car nos ronds de cuir bruxellois s?apprêtent à faire voter une TVA européenne pour rallonger leurs limousines et leurs salaires. Sans compter qu?un Franc restauré (à 0.65?) fera revenir nos emplois.
Réponse de le 28/01/2011 à 9:06 :
Effectivement, les 4 600 ronds de cuir de Bruxelles ne connaissent pas la crise. Extrait du Point.fr : "Le jour où le gouvernement irlandais annonce un plan d'économies de 15 milliards d'euros, et alors que le Portugal est paralysé par une grève générale contre l'austérité, la Cour européenne de justice confirme les hausses de salaire des fonctionnaires européens entre juillet 2009 et juin 2010 : +3,7 %.
a écrit le 27/01/2011 à 8:17 :
La situation économique s'aggrave de jour en jour et l'inquiétude gagne progressivement l'ensemble des couches sociales de notre pays et du reste du monde. Nicolas Sarkosy et sa clique ne contrôlent plus grand chose et ce manque de maîtrise de la situation entraîne des fraudes massives dans les services sociaux qui sont litéralement pillés. J'en veux pour exemple symptomatique cette affaire des retraités algériens qui ne meurent plus avec un pourcentage anormal de retraités plus que centenaires ! Vivement 2012 avec un vrai gouvernement, celui de Marine !
a écrit le 26/01/2011 à 8:21 :
je pense que mr sarkosy devrai quitte le pouvoir car 70 pourcent de francais ne le veule plus
a écrit le 25/01/2011 à 14:40 :
Octobre brun, quel augure?, j'ai lu dans ces colonnes q'il faudra choisir entre la peste et le choléra!, et bien je pense que, comme tout les citoyens sont désormais vaccinés par les quantités de vaccins de Bachelot à eu la bonté d'acheter, ils ne risquent plus rien.
a écrit le 24/01/2011 à 18:11 :
Il y a GRAND danger : la seule chance de Sarkozy pour 2012 , c'est de se retrouver face à Le pen ; entre la peste et le choléra ...cette fois je déchirerai ma carte d'électeur !
Réponse de le 25/01/2011 à 12:24 :
Pas de souci, NS ne sera pas au 2ième tour de l'election présidentielle ! Lui & son gouvernenent ont perdu toute crédibilité ! Il risque fort de gerer les affaires courrantes cette année et l'an prochain, avant de ceder la place!
Oubliez NS, il appartient au passé !
a écrit le 24/01/2011 à 10:24 :
MLP a un discours qui se rapproche plus des conversations en "privé" que de celles censurées, édulcorées, filtrées des politiques qui sont par conséquent TRES loin de la réalité.... de ce fait, ils parlent presque comme des "Bizounours" !!!
Réponse de le 24/01/2011 à 16:24 :
A force de mentir aux Français et de ne pas leur tenir le langage de la vérité, 70 % des Français ont perdu confiance dans les dires de Nicolas Sarkozy (voir le dernier sondage sur sa capacité à gérer les problèmes du G20). L'UMPS dans son ensemble ment aux Français et a menti en essayant d'influencer leur vote par rapport au FN. Cette manipulation des consciences des Français est désormais rejetée et se retourne contre l'UMPS. Marine a désormais un rendez-vous avec l'Histoire en 2012, comme l'était le général De Gaulle en 1958.
Réponse de le 24/01/2011 à 17:23 :
@Eiffel !
Ne revez pas trop ! MLP fera sans doute un score meilleurs que son père ! Mais de là à étre élue, il y a un pas que ne je franchirai pas !
Elle ne peux remporter l'éléction ! Tous de droite, ceux de gauche, du centre, des verts, des ultra gauches, seront contre elle, et appelleront à votrer pour un autre qu'elle histoire de la faire perdre !
Désolé Eiffeil, mais ce ne sera pas le grand soir de MLP !
DSK, sera sans doute le prochain président!
Réponse de le 24/01/2011 à 18:57 :
Sans oublier la pression de tous les médias qui outrepasseraient leur devoir de réserve et de neutralité pour appeler à ne pas voter FN.. comme la dernière fois... c'est bizarre, mais leur comportement anti-FN n'a pas été sanctionné à l'époque..?. c'est un signe fort et clair !! Tous les moyens sont bons pour assommer un parti qui ne plait pas aux "habitués" du pouvoir !!.. c'était la fine couche de démocratie qui s'est écaillée et qui a laissé voir le dessous.. pas très joli ...!!
Réponse de le 25/01/2011 à 1:04 :
Doute, ne restez pas dans le doute, les Français n'ont plus peur et Marine Le Pen vogue sur une vague de fond qui est profonde et va submerger l'UMPS qui ment aux Français et leur cache la vérité et notamment sur les finances catastrophiques du pays.
Réponse de le 25/01/2011 à 12:14 :
@Eiffel,
L' état catastrophique des finances et du pays !! C'est un secret de polichinel. Personne n'est dupe ! Dans un mois dans un an, nous aussi nous passerons sous la coupe du FMI! Et nous aussi, nous devrons restructurer notre dette.
D'autre part, il ne s'agit pas d'avoir peur de MLP, d'ailleurs je crois que peu de français avait peur de son père. Il s'agit de savoir comment le programme politique du FN peut nous sortir par le haut de situations impossibles!!!!
Et là, j'ai encore de gros, mais de très gros doutes!!
a écrit le 24/01/2011 à 0:17 :
2012 patriote
a écrit le 23/01/2011 à 12:04 :
Octobre brun, c'est quand même beaucoup. Et après tout, Sarko n'a que le retour de manivelle de 2002 qu'il mérite sur la droite populiste.
Réponse de le 23/01/2011 à 13:10 :
Le terme droite populiste est à bannir et à remplacer par nouvelle droite. Pour ce qui est de M. Sarkozy et de l'UMPS, il est vrai qu'ils se payent la tête des Français au point que ces derniers s'en aperçoivent maintenant !
Réponse de le 23/01/2011 à 20:11 :
Populiste n'est pas une insulte, simplement un courant de pensée qui est souvent de bon sens face aux élites bien éloignés des réalités.
a écrit le 23/01/2011 à 10:26 :
Tout amusant et rafraichissant soit ce texte, il n'en réduit pas pour autant le risque. Nous allons probablement voir fuser toutes les formes de dénigrement et de ridiculisation du FN durant les prochains mois, mais malgré l'avertisssement de 2002, cela montre une fois encore que nos chez politiques rentiers "institutionnels" n'ont strictement rien compris à la raison de la monté de l'électorat FN, dont la majeure partie n'adhère probablement pas aux thèses de ce parti... La grande majorité des votes FN , au delà du noyau fanatique, vote FN comme elle votait Coco avant qu'ils ne soient décimés par Tonton... C'est le vote contestataire... Eriger le FN en épouvantail ne sert qu'a permettre aux corbeaux de se poser sur ses guenilles, mais ne traite en rien le problème du champ que le l'état ne laboure plus comme il le devrait (voir pas du tout...) . Donc messieurs les rentiers de la politique, il est temps de vous occuper sérieusement des problèmes économiques et gestionnaires du pays... tous les sujets démagogiques d'immigration et de sécurité ne sont que les conséquences du socle que vous gérez par dessus la jambe, plus préoccupés de vos égos surdimensionnés que de ce pour quoi vous faites ce que vous osez encore appeler un métier. On ne traite pas une éruption cutanée en mettant du maquillage dessus, il faut s'occuper des causes, a commencer par stopper violemment la gabegie financière pour lequel l'Etat n'a jamais été mandaté par personne, mais s'en est arrogé les droits, parce que tel est son bon plaisir... Quelques exemples ? 850000 personnes sont payées au titre du mille feuilles de la représentation nationale de tous poils, est-ce bien utile ? 11Mds d'Euros de budget pour gérer notre abonnement fiscal; plus que les frais de gestion de la totalité des opérateurs télécom de la planète... Nettoyons un peu plus les dépenses de l'État de ses aberrations sans nom... recentrons les missions que le peuple assigne a l'Etat, et non pas l'inverse.... cela commencera par aller beaucoup mieux, et les dérives politiques extrêmes disparaitront d'elles mêmes, sans aucun maquillage...
Réponse de le 23/01/2011 à 11:22 :
Le FN dénonce tous les abus éhontés de l'UMPS et propose une alternative de gestion crédible avec plus de justice sociale et notamment en accordant la préférence nationale aux chômeurs français. La France est le seul pays au monde à pratiquer la préférence étrangère à la préférence nationale.
Réponse de le 23/01/2011 à 11:36 :
Voilà un typique message du premier cercle.... Les problème posé de l'absence de gestion UMPS est a peu près le bon, d'où l'audience du FN, mais la réponse apportée ne l'est pas.. Comment peut-on un instant croire que le FN saurait mieux gérer la France, n'ayant déjà pas été capable de gérer financièrement a une échelle microscopique son propre budget... Un peu de sérieux svp...
Réponse de le 23/01/2011 à 17:05 :
Oui, rentier de la politique,Le FN, lui ne vit que grâce à des dons de particuliers,et
sachez que l'UMPS vit très bien des subventions qu'elle s'accorde grassement, qui par ailleurs disons le, sort de notre poche (contribuable oblige). dans ces conditions elles s'autorise des gabegies et gaspillage de toute nature, la liste est malheureusement trop longue pour être énoncée ici.
Mais toute cette gestion désastreuse vécue et subie depuis plus de 30 ans va bientôt se terminer et les escrocs de tout poils devront rendre les comptes.
Réponse de le 23/01/2011 à 21:57 :
Cher Sépharade, je déduis de votre remarque que le FN aimerait bien taper dans la caisse également pour équilibrer ses comptes, car ce n'est pas faisaible autrement ? Ai-je dit que je respectais l'actions des autres ? Non ! Donc comment voudriez-vous me faire croire que le FN saurait mieux gérer que les autres ? juste pareil.. ni plus, ni moins... Et une fois aux manettes, comme les politiques de tous bords ne savent pas équilibrer les comptes, ce sera toujours le peuple qui paiera la facture. Je répète donc que mon propos visait a rappeler aux UMPS, tel que vous les appelez, qu'il faut traiter le problème de fond, et non les symptomes.
Réponse de le 25/01/2011 à 14:20 :
Bonjour le rentier de la politique,
Je respecte votre point de vue,et je ne me fais pas d'illusion si un jour le FN venait au pouvoir, son financement, j'en suis persuadé serait assuré avec notre argent.
A part Eva Joly, je ne vois qui d'autre dans le paysage d'aujourd'hui est suffisamment honnête pour assurer la promotion de ses idées.
a écrit le 23/01/2011 à 5:13 :
Le texte est un peu trop caricatural en general - un peu trop "guignolesque"! Mais ca se lit bien... Et c'est drole :)
Donc j'aimerais lire la suite des que possible...

"Mes intentions ? Mais elles sont très simples : je veux le pouvoir. Le pouvoir, c'est tout."

Nous avons vraiment l'impression de lire l'avenement de la nouvelle Imperatrice Intergalactique...
Réponse de le 23/01/2011 à 16:22 :
La suite le week-end prochain.
a écrit le 23/01/2011 à 2:19 :
On aime ou on n'aime pas, c'est quand même bien écrit... Cela dit on voit bien venir la suite et la fin (quelqu'un l'a dit) : Marine passe le premier tour et se ramasse au second, et c'est sans doute ce qui arrivera... Car la France, sous son bonnet phrygien alerte et rebelle (qui désormais entend - et comprend - le message de Marine bien mieux que la classe politico-médiatique pavlovienne, aussi méprisante qu'aveugle) se trimbale un gros ventre mou bien conditionné à ne pas réfléchir, qui va la lester suffisamment pour laisser repasser un nouveau ventilateur à promesses. Mais rien que le moment où fleuriront sur nos écrans le gros score à deux chiffres de Marine au soir du premier tour, et la mine catastrophée des pontifiants prescripteurs d'opinion, rien que cet instant jouissif nous permettra d'attendre (si le pays poursuit sa descente aux enfers, bien entamée) le grand choc de 2017. La vérité est une plante magnifique, en général indestructible, mais qui met du temps à grandir.
a écrit le 22/01/2011 à 14:09 :
Hormis le titre que je remplacerais par "Octobre bleu, blanc, rouge" le scénario est réaliste et montre la détermination d'une femme appelée par les faits et l'Histoire pour sauver la France du déclin et du désespoir. Nul doute que cette étoile montante éclipsera les astres morts de l'UMPS qui ne sont déjà plus que des ombres face à une Marine Le Pen rayonnante et triomphante !
Réponse de le 22/01/2011 à 18:49 :
Triomphante, astre mort de l'UMP et du PS ? S'ils sont si mort pourquoi les gens préfèrent-il voter même si c'est pour élire quelqu'un PS ou de l'UMP (qu'il soit compétent ou incompétent) plutôt que pour un candidat issu d'un parti aux idées extrémistes (là encore qu'il soit compétent ou non) ? Peut-être parce qu'ils ont encore envie de vivre dans un État de droit qui ne soit pas dirigé par un clan, qui ne se mette pas à dos la communauté internationale, etc.

Le FN ne connait qu'un léger soubresaut, ne rêvez pas
Réponse de le 22/01/2011 à 19:38 :
Qui parle de se mettre à dos la communauté internationale ? La réalité est toute autre. Des liens de coopération étroits seront au contraire noués et la France connaîtra un rayonnement qu'elle a perdu depuis la mort du général De Gaulle. Vous n'avez pas compris ce qui est entrain de se jouer car les Français en ont assez des injustices, du népotisme, du copinage, de la gabegie généralisée et veulent de vrais gestionnaires au pouvoir. Fini les déplacements en jet privé, les nombreuses voitures avec chauffeurs, les emplois fictifs, les emplois grassement payés, les rapports bidons payés au prix fort. La liste est longue et sans fin.
Réponse de le 22/01/2011 à 22:48 :
De Gaulle était un bon militaire, pas un bon politicien, et le FN n'est certainement pas composé de Gaullistes, ou alors des gaullistes qui n'ont rien compris (il n'y a plus de gaulliste, certainement pas aux FN). De plus, de Gaulle correspondait plus ou moins à son époque, aujourd'hui est tout autre, les désires, envies des gens ont évolué. Si le FN passe il y aura injustice, népotisme (regarder la transmission père-fille, de plus tout le monde sait que le FN n'est pas le parti le plus démocratique qui soit ... ou alors depuis peu, donc mal placé pour donner des leçons).
Réponse de le 22/01/2011 à 22:53 :
En vérité, je ne saisis pas la finalité des politiques du FN. De ce que j'en ai compris, d'après Mme Le Pen, il faudrait instaurer une sorte de politique isolationniste (le terme n'est sans doute pas exact, mais poussé à l'extrême, c'est l'idée) : tarifs douaniers, neutralité, désengagement vis-à-vis des différents systèmes mondiaux... Dans une visée de "protection" des intérêts français en France. Ce faisant, il est indéniable que notre position internationale s'en trouvera affaiblie. Peut-être pas se les "mettre à dos", mais en se dégageant des organisations - qui, il est vrai, pèsent et handicapent la France sur le plan économique pur -, nous abandonnons la course (ou la lutte, principe du libéralisme...) à l'influence. Nous abandonnons toute prétention à avoir notre mot à dire sur la plupart des questions internationales, nous n'aurons plus aucun moyen de faire pression sur aucun pays, aucune institution décisionnelle. Alors certes, sur le court terme, nous serons gagnants haut la main. Balance commerciale positive, fin du déficit, fini l'argent jeté par les fenêtres du ministère des affaires étrangères, finies les fuites de capitaux à l'étranger - dans le scénario optimiste du moins. Mais pensez-vous que nous resterons compétitifs longtemps ? L'UE n'est déjà considérée par le monde que comme un moustique tout juste gênant, alors la France seule... Le monde se débrouillera sans la France, et il se débrouillera tout aussi bien. Nous, seuls dans notre coin, que ferons-nous ? Les grandes entreprises ont besoin de se reposer sur les pouvoirs décisionnels politiques. Les contrats commerciaux sont tout autant la résultante des efforts des entreprises que de la pression des politiques. Et seuls, désengagés, nous n'aurons aucun poids. Y'a pas beaucoup de grands groupes en Suisse/Swaziland/Biélorussie, vous ne trouvez pas ?...
De Gaulle et la corruption... Vraiment, l'on attribue aux extrêmes un pouvoir utopique. Faites la liste des succès de De Gaulle : il y en a pléthore ; faites celle de ses défaillances : il y en a tout autant (ne serait-ce que l'échec retentissant de la politique algérienne, on ne pacifie pas un pays à coups d'exactions. La puissance française a été utilisée avec une inadéquation qui frise l'incompétence). La France rayonnait du charisme de De Gaulle, de certains de ses succès, de l'importance, justement ! Qu'il a su prendre au niveau international. De Gaulle, c'est aussi la construction européenne. Une construction unique au monde, un mélange périlleux de supranationalité et d'indépendance des Etats. Il s'en serait bien passé, De Gaulle l'indépendantiste, de l'Europe, s'il n'avait saisi l'importance de son influence. La position du FN à ce sujet est toute autre. Enfin, parlons de la corruption. Peut-on croire à un monde sans corruption ? On se croirait revenu en thèse marxiste. Thèse, justement : l'homme nouveau n'existe pas. La corruption, vive la corruption ! Un homme qui sait utiliser la corruption est un homme habile, un homme intelligent, un homme compétent enfin. Nous sommes revenu à la pensée spartiate, finalement : triche, vole, mens, corromps ; mais fais-le intelligemment, dans l'intérêt de ta patrie. Il est fou de croire que l'on peut annihiler la corruption : avoir un ami, c'est déjà de la corruption : il sera partial. Il faut la contrôler. L'excès de corruption est la chose la plus néfaste au monde ; son absence est impossible. Alors sans doute, la corruption est élevée en France ; un coup de balai y ferait bon ménage. Un coup, non ; un dépoussiérage intelligent. Je le répète, un président qui est président à l'aide, entre autres, d'un peu de corruption intelligente, saura s'y prendre pour servir les intérêts de la France, s'il y met autant de c?ur que pour servir les siens. Les chinois et les américains sont aussi perméables à la corruption que n'importe qui ; même les communistes l'étaient. Leur rêve n'a guère duré, ne trouvez-vous pas ? Lénine, Castro/Guevara, Mao... Échec. Eh, Lula alors ? Corrompu. Mais pourtant ses résultats, à première vue, semblent probants. (ps : il serait tout aussi facile de trouver des exemples de droite)
Réponse de le 23/01/2011 à 9:24 :
Vos réflexions sont intéressantes mais attention, avec le bilan désastreux de l'UMPS et les 1600 milliards de dettes, la France est en situation de faillite et des mesures urgentes doivent être prises. Nul doute que le projet du FN comporte de petits inconvénients, mais quand il y a le feu, on ne s'inquiète pas du dégâts des eaux mais de l'urgence d'éteindre le feu.
Réponse de le 23/01/2011 à 16:18 :
tout et n'importe quoi, la corruption institutionnalisée, vraiment du n'importe quoi, si vous avez entendu Marine Le Pen, c'est tolérance zéro sur le sujet!.
Lorsque vous dites: la France est un moustique dans le monde d'aujourd'hui; oui tout à fait d'accord avec vous, plus aucun pays ne la respecte, puisque ce sont les technocrates de Bruxelles qui dirigent tout!, et la France est devenue une merde, on a vu le cas où des individus se torchaient avec le drapeau Français, avec la complaisance des autorités, puisque à ma connaissance, il n'y a eu aucune sanctions.
Pauvre France, qu'as tu fait pour mériter que l'on te martyrise de la sorte, mais n'oublie pas que nous sommes prêts à te rendre ta grandeur et ton indépendance , ce n'est plus qu'une question de jours maintenant.
Réponse de le 23/01/2011 à 17:41 :
Car vous êtes convaincus que le patriotisme, un patriotisme aux inquiétants reflets de nationalisme, sera l'égide protégeant le pays de toute corruption ? La corruption va changer de main, je vois ça gros comme une maison. La corruption est déjà une institution millénaire, savez-vous ? Les seuls mondes sans corruption sont l'Utopia de Moore et la Thélème de Rabelais. Rendre la France patriote rendra-t-elle la France meilleure ? Je ne vois pas le rapport entre patriotisme, gains et niveau de vie. Et ce qui m'intéresse, c'est de vivre bien, moi et les autres, pas de favoriser des tensions nationales et internationales pour des motifs aussi futiles que "L'orgueil et la grandeur de la France". Pour l'orgueil, je crois qu'elle peut bien le ravaler, et se mettre à travailler dur ne serait-ce que pour mériter le respect ; quant à la grandeur, toute seule, elle aura bien du mal à la trouver. J'imagine déjà les négociations commerciales France-Chine. "On a de l'argent, vous n'en avez pas, et sans l'Europe, vous n'êtes qu'un ersatz de pays, sans pouvoir aucun. Par contre vous avez encore quelques technologies intéressantes qui nous manquent... Vous avez promis à vos électeurs de l'argent, Mme Le Pen ; il serait malavisé, ne trouvez-vous pas, de ne pas se plier à nos exigences ?". Ceci dit, je partage votre révolte à la vue de la bassesse actuelle de la France ; simplement, je ne vois aucune raison de croire que la pseudo-politique de dignité du FN soit autre chose qu'un mirage totalement inefficace dans le meilleur des cas, ou un simple voile médiatique destiné à recueillir les voix des patriotes désillusionnés. Les paroles ne présagent en rien des actes ou de leur efficacité. Quant à vous, EIFFEL, je comprends votre raisonnement, mais je ne le pense pas sage. Pensez au long terme, à l'avenir. Demain, c'est si vite passé. Mais après-demain ? Pour poursuivre votre métaphore, que ferons-nous lorsque la rivière sera asséchée ? Pour l'instant, nous avons de l'eau, même si cette eau ne nous appartient pas, elle ne nous coûte pas cher (3% d'intérêt, ça reste ardu, mais dans le domaine du possible). Je crains que nul, pas même le FN, ne sait précisément quelles seront les conséquences de leurs réformes à long terme. Jamais, jamais ils ne mentionnent le long terme. Dans les discours de Mme Le Pen, ces questions sont systématiquement biaisées (elles étaient posées par Pujadas, qui manque sans doute d'impartialité, mais toutefois...), et éludées en direction du bénéfice le plus à court terme, que tout un chacun peut comprendre : si on donne pas d'argent, on en a plus, n'est-ce pas ? Alors, eh, votez FN. C'est le discours le plus dangereux qui soit : on fait miroiter à tous un bénéfice que même l'ouvrier sorti du système sans diplôme peut comprendre ; et l'on ne mentionne pas les conséquences complexes, mais tout aussi importantes ; et quand bien même certains le font, elles restent floues à l'entendement. Pensez au scénario des négociations que j'ai mentionnées. Imaginez les répercussions sur les entreprises, les grandes, celles qui rapportent. Tentez enfin d'imaginer par quel moyen le pouvoir pourra-t-il alors remplacer ou limiter ces pertes ? Dans l'idéologie du FN, il n'y en a pas.
Réponse de le 24/01/2011 à 3:31 :
En 2012 continuez à voter pour l'UMPS pour en prendre encore une bonne dose et pour être bien sûr que la France fasse jeu égal avec les pays du tiers monde. Si vous ne mesurez pas l'étendue du désastre avec une immigration-invasion qui ne laisse aucun avenir à vos enfants et une misère qui fait des ravages, c'est que vous êtes mal-voyant.
a écrit le 22/01/2011 à 14:04 :
Heureusement que la réalité dépasse la fiction et que la moralité de nos politiques nous intéresse bien plus que leur look pour ne pas accorder de crédit à des contes pour enfant.
a écrit le 22/01/2011 à 13:28 :
Il existe des sociétés de portage salarial pour voyants. Vous devriez en contacter une . Et n'oubliez pas votre boule de cristal.

Je ne crois pas que Sarko se représente, il fait nous faire un coup à la Poutine où il sera le 1er ministre du Président François FILLON.

Quant à ceux qui voit arriver un socialiste au pouvoir... je pense qu'ils pourraient aussi se renseigner sur les sociétés de portage pour voyants et se mettre à leur compte.
Quelques gogos de l'extrême gauche iront les consulter peut-être!
a écrit le 22/01/2011 à 12:28 :
Il était une fois deux filles à papa
Marine et Martine qui ne pensaient qu?à ça : Du texte? du texte? du texte? et encore du texte.
Pas besoin de prétexte, le contexte suffisait ou s?y prêtait?
Elles se disputaient un trône qu?elles n?occuperont jamais, parce que l?art politique aujourd?hui est réservé aux plus drôles.
Un jour ou peut-être une nuit, Marine était en train d?enfoncer un clou dans le dos de quelqu?un, il y a Martine qui passe et lui dit :
Martine : « pourquoi tu enfonces ce clou ? »
Marine : « pas la peine de la ramener, je n?ai pas d?explications à te donner? j?enfonce un clou, je défonce un trou, c?est mon problème »
Martine : « oui mais moi, j?aime bien savoir pourquoi, pourquoi pas de face ? Pourquoi dans le dos ? Tu es complètement marteau !».
Marine : « je n?ai pas à te dire pourquoi? j?enfonce un clou. J?enfonce un clou, c?est tout ! Et puis j?ai pas envie de voir ses yeux? »

Et la mytho continue d?enfoncer son clou dans le dos du maso. Elle l?avait presque enfoncé en entier?il ne lui restait plus que ça, un centimètre quoi sans que le malheureux exprime le moindre signe de désaveu, puisqu?il était en situation irrégulière.
Martine gonflée à bloc, n?était pas du genre à se dégonfler, elle sort une tenaille de sa poche et arrache le clou de la canaille.
La victime qui tenait encore à peine debout a compris pour la première fois d sa vie, ce que c?est que la double peine? une douleur au carré.
Entre l?abcès et l?arrachée il n?avait même plus envie d?avoir ses papiers?
Marine qui n?est plus à ça près, était outrée par cette mégère qui se prend pour une infirmière.
Marine : « pourquoi est-ce que tu as arraché mon clou ? »
Martine : « je n?ai pas d?explications à te donner moi ! »
Marine : « je voudrai bien savoir pourquoi ? »
Martine : « je n?ai pas à te dire pourquoi ? »

Pendant que le pauvre type saignait, les deux poursuivaient leur débat non télévisé et Marine se tourne vers le plus malheureux pour lui rendre compte de la situation? un peu compliquée pour quelqu?un qui vient tout juste de débarquer sur le sol français.

Marine : « c?est une histoire insensée non ? Tu m?entends petit mesquin ? Je suis en train d?enfoncer un clou dans le dos d?un clandestin, autrement dit, je suis dans mon droit ? Et cette givrée, je dis ça avec le temps qu?il fait, arrive de Lille avec une tenaille et arrache mon clou avec la conscience tranquille.
Tu as dû ressentir de ces douleurs. Mon père qui est un expert en la matière, m?a prévenu : celui qui te rend service, ne te rend pas service !
Pourquoi est-ce qu?elle l?a arraché ? Pourquoi ? Parce que figure-toi, je vais devoir le réimplanter. Que je me retape de nouveau cette corvée? et dire que ce n?est pas mon métier? je ne suis ni juge, ni policier mais un digne représentant de l?Etat nation qui estime que pour mettre un terme à ce bourbier, chacun a un rôle à jouer.
J?ai quand même le droit de balayer devant chez moi sans être importunée par un manche à balais. Merde !
Je ne parle pas de toi, mais de l?andouille qui joue les médiators en arrachant un clou que j?ai acheté tout neuf à Saint Cloud, avec une tenaille toute rouillée? mon père disait, y a pas plus inhumain que l?inhumain.
On y va beau gosse, tu t?appelles comment déjà ?
Il me regarde fixement et me dit Laurent Gbagbo.

http://www.tueursnet.com/2010/12/pas-de-marteau-sans-enclume/
a écrit le 22/01/2011 à 11:05 :
Ah bon, et ou avait vous lu que Marine allait se faire teindre les cheveux en Brun?, le blond lui va si bien.!
a écrit le 22/01/2011 à 10:49 :
Sinon vous avez de la chance de pouvoir être payé pour écrire ce genre de truc sans intérêt aucun.Je vais changé de métier moi.
Réponse de le 22/01/2011 à 11:48 :
Ce "genre de truc" comme vous dites est rarissime dans notre production. Mais certains lecteurs ont l'air d'apprécier. Quant à changer de métier, encore faut-il pouvoir justement "écrire" ce type d'article (et n'importe quel article d'ailleurs). Mais vous pouvez tenter votre chance.
Réponse de le 22/01/2011 à 14:59 :
il est normal que les journalistes traitent tous les sujets c'est la liberte d'expression -
Réponse de le 22/01/2011 à 15:19 :
Liberté d'expression ? ! Que faites vous des millions de Français muselés et écartés de toute représentation nationale depuis 25 ans? Ca vous a chagriné?
Réponse de le 22/01/2011 à 19:13 :
Tss. Je n'aime pas le persiflage, surtout sans fondements.

Le texte est bien écrit, quoique dans un style très académique. Mais surtout, il permet au journaliste de donner son avis, ou sa "perception" des choses si l'on veut utiliser un terme en accord avec le devoir théorique d'objectivité.
De même, on voit bien ici quelle image La Tribune a de la candidate du FN, sur différents points de sa personnalité, et en filigrane sur le genre de politique qu'elle souhaiterait mener, et l'opinion qu'a La Tribune de celles-ci.

Pour celui qui s'intéresse de plus près à la politique, et qui écoute réellement ce que les politiques disent ; pour celui qui n'est pas de ceux qui suivent aveuglément préjugés ou tradition familiale ; pour celui enfin qui ne s'aligne pas sur l'opinion de quelque connaissance, de quelque rhéteur télévisé, de quelque journaliste polémique, ces opinions sont intéressantes.
Sont-elles fondées ? Révèlent-elles un aspect du politique qu'on n'eût pas remarqué sans que l'article ne le fît remarquer ? Cet aspect nous semble-t-il dangereux ou néfaste ? Suffisamment pour nous réfléchir sur notre vote ? Alors, si tel est le cas, l'article a rempli les buts primordiaux du journalisme : informer, permettre l'information, permettre une meilleure compréhension des événements, faire réfléchir enfin.

Avez-vous, pour terminer, une idée réelle du travail que nécessite l'écriture d'un tel article ? Entre la recherche des idées, les références nombreuses, l'orthographe parfaite (tout le monde ne la maîtrise pas, comme, si j'osais, vous l'avez sans doute compris tout seul) et la taille de l'article (une page dactylographiée équivaut à plus de deux pages manuscrites...), ce n'est pas si tranquille que cela...

Décidément, je hais ce genre de persiflage mesquin.
Réponse de le 22/01/2011 à 21:05 :
Moi, ce que je hais , ce sont les journalistes qui tente d'influer sur le vote des citoyens par des procédés pernicieux et déloyaux ; cette ambiance en noir et blanc , le choix des mots , l'utilisation de l'adjectif "brun" ne sont pas le fait du hasard. Manque de pot ce genre de procédés staliniens ne fonctionnent plus avec Marine le Pen . Il faudra trouver autre chose.
Réponse de le 22/01/2011 à 21:15 :
La liberté d'expression n'existe pas en France, ni ailleurs. Chacun parle dans son intérêt et tout le reste ce n'est que du theatre
Réponse de le 22/01/2011 à 23:48 :
Absolument d'accord. D'où l'intérêt de l'éducation, et de la casuistique apprise en français - ce n'est pas pour rien que français et philosophie, au bac même en S, sont des coefs 4. On devrait, à mon humble avis, mettre plus l'accent sur le danger et sur l'esprit critique nécessaires à la lecture d'un quelconque texte écrit. Peut-être même avertir, de quelque manière que ce soit, lorsque l'objectivité n'est plus respectée dans un article, comme c'est le cas dans celui-ci. Pourtant, l'on ne peut forcer un homme à être objectif : cela lui est psychologiquement impossible, inconsciemment, le choix des termes, l'inspiration des tournure sont déterminés par sa pensée. On ne contrôle pas une pensée : il faudrait une machine. Mais je suis aussi contre cette réification de la pensée ; pensez-y, si l'opinion du journaliste est telle, c'est, au moins 75% des fois (si l'on estime la part de corruption et d'intérêt personnel non conforme à l'intérêt commun, à 25 % - ce qui est beaucoup), qu'ayant réfléchi par lui-même, la politique ne lui a pas semblé judicieuse. Comme c'est son travail de rassembler les éléments qui pourraient mener à avoir cette opinion, il faut garder à l'esprit qu'il en sait plus que nous. Par conséquent, il faut noter ces critiques, y réfléchir, comparer avec ce qu'on voit de Mme Le Pen en particulier dans cet article, et essayer de déceler tous les détails dans ses interventions permettant de décider si cette opinion est valable ou non. Le journaliste peut se tromper, peut viser un quelconque intérêt personnel dans ses déclarations, peut être obtus sur certains sujets. Mais il faut prêter attention à ces signes ; les considérer comme des avertissements, des questions à résoudre. Mme Le Pen est-elle aussi froide, insensible, calculatrice, cruelle, assoiffée de pouvoir que dépeinte dans cet article ? On la croirait toute droite sortie de ces films hollywoodiens, en grande méchante à détruire, en mégalomane cherchant à dominer le monde. Je pourrais citer un passage pour chacune de mes allégations, mais je vais me limiter à ceux que je trouve les plus intéressants et les plus parlants :
""N'en fais pas trop ! Le Pen." "Merci Dark Vador", pensa-t-elle avec affection." Sans doute la palme avec la citation suivante : "Marine Le Pen faillit s'étrangler de rire : "Mes intentions ? Mais elles sont très simples : je veux le pouvoir. Le pouvoir, c'est tout." Ses propos résonnèrent métalliquement dans le salon de marbre désespérément froid et vide." Deux phrases absolument géniales tant elles sont révélatrices : Le Pen associé à Dark Vador, l'allusion est on ne peut plus claire. Ca vous fait penser à quoi ? Au côté obscur de la force, à ce qu'il faut combattre ; au coup d'Etat de Palpatine ; à la filiation maitre/padawan, Jean-Marie/Marine, elle aussi envisagée dans le style Sith : Le Maitre (J-M) s'efface peu à peu au profit du Padawan (Marine), qui prend de l'influence et détrônera le maitre, mais en attendant, le maitre (Jean-Marie !) reste l'éminence grise, au pouvoir dans les faits, à défaut de l'être sur les affiches officielles. Mettez ces deux citations en relation dans votre esprit. Oubliez tout ce que vous savez de Marine, remplacez ce nom par, que sais-je ? Jean-Sébastien. Imaginez l'apparence et le caractère de Jean-Sébastien. Personnellement, je vois un cyborg affublé d'une cape pourpre, au regard froid et implacable, d'un rouge rubis profond, échafaudant, dans les rouages de son esprit insensible, un plan machiavélique de conquête du monde. Voilà le message du journaliste. Voilà ce que vous nommez "procédés pernicieux et déloyaux". Certes. Mais c'est son opinion, et comme tout homme, le journaliste essaie d'insuffler à l'expression de son opinion toute la force de sa conviction. Pour les intéressés, examinez les mises en parallèles de termes antithétiques, opposés, contraires, le positif lié au négatif (entre parenthèses, le sous-entendu du journaliste, consciemment ou non ; et c'est aussi ce que l'esprit du lecteur percevra, plus ou moins consciemment également) : Le Pen-Dark Vador (=) ; Dark Vador - affection (Le FN aime le mal à l'état pur, personnifié par Dark Vador) ; étrangler - rire (expression typique, caractéristique dans l'imaginaire populaire des "grands méchants") ; simple-pouvoir (le seul but de Mme Le Pen est le pouvoir, pour le pouvoir et son ambition personnelle) ; propos-métallique (toujours les grands méchants) ; salon-désespérément-froid-vide (l'article se conclut sur cette remarque ! Ce n'est pas anodin : voilà qui résume, pour l'auteur, la pensée, l'être et l'avenir avec Marine Le Pen : froid, vide et désespoir : La France gouvernée par la présidente du FN). Voilà ce que l'étude du texte, comme l'on est censé l'apprendre au lycée, révèle. C'est aussi dangereux que cela, et il faut être méfiant, pour ne pas se laisser influencer de façon néfaste. Mais comme je l'ai souligné précédemment, c'est aussi très utile, et absolument pas un motif de critique pour le journaliste... Et pour conclure, une autre citation, tout à l'honneur du journaliste cette fois-ci : "Vêtue du strict tailleur bleu nuit qu'elle s'imposait dans sa campagne présidentielle". Voilà un détail relevé par le journaliste, qui n'apparaitrait pas au quidam moyen ; pourtant, réfléchissez sur la signification de ce "strict tailleur bleu nuit", c'est très révélateur de la campagne de communication du FN : si vous voyez dans ce parti un parangon de vertu, de rigueur, d'honneur, de bonnes moeurs, d'honorabilité, d'efficacité discrète, mais tranquille et puissante, sur qui l'on peut s'appuyer, digne de confiance, ce n'est pas un hasard. L'habit des politiciens n'est pas choisi au hasard, vous pouvez me croire. Ce "strict tailleur bleu nuit", parfaitement décrit par le journaliste, montre bien que le FN, par tous les moyens dont celui-ci, accentue son image de rigueur, de droiture et d'efficacité, de patriotisme aussi. Le bleu... La raideur de la coupe... Le tailleur, vêtement caractéristique... Je vous laisse y réfléchir par vous-même, si vous avez eu le courage de me lire jusque là.
Réponse de le 24/01/2011 à 13:35 :
Je ne voulais pas vexer La Tribune,si je viens sur ce site c'est que ça m'intéresse quand même ! Mon commentaire se voulait critique sur CET article là,où il est prété à MLP des comportements et des mots présumés.C'est de la mauvaise foi pour lavage de cerveaux ,c'est influencer les gens de la pire des manières.
a écrit le 22/01/2011 à 10:42 :
Sarkozy ne se représentera pas; Fillon prendra une gamelle à 14%.MLP fera 30 % ce qui secouera le monde et c'est Ségolène qui sera élue
Elle aura promis un nouveau référendum sur la constitution européenne et instaurera la proportionnelle intégrale aux législatives...
Réponse de le 22/01/2011 à 11:39 :
ahahah ça fait du bien de rire un coup :)
Réponse de le 23/01/2011 à 16:20 :
Permettez moi de rire avec vous.
a écrit le 22/01/2011 à 10:04 :
Politique fiction ou pas ,rarement lu quelque chose d'aussi stupide; vous avez déjà vu un parti politique qui ne vise pas le pouvoir? Si le sens de l'Histoire va vers le FN alors il accédera un jour au pouvoir . Et vous n'y pourrez rien .
a écrit le 22/01/2011 à 9:56 :
Comme dans toute patisserie, il faut une dose de Sel, je suis certain qu'il faudrait une bonne dose de FN à notre politique actuelle "trop sucrée"
a écrit le 22/01/2011 à 9:30 :
J'avoue ne pas tres bien comprendre cette "fiction".. pourquoi "Octobre brun" si ce n'est de connoter cet adjectif à la peste brune.. lourd et stupide.. mais il faut rester "politiquement correct".. Quant à la conclusion "le pouvoir" .. les autres pretendants ne le desirent pas.. ou plutôt leur desir est legitime et celui de MLP Non.. C'est ridicule. Mieux vaudrait ne rien ecrire ..
a écrit le 22/01/2011 à 9:08 :
Et c'est ainsi qu' à la fin possible de cette histoire fiction le souhait de Marine le Pen se réalisa au premier tour de la présidentielle face à une classe politique déconcertée, sauvait in extremis au deuxième tour par un peuple fier et intelligent, pour qui la France s'écrit avec un F majuscule.
a écrit le 22/01/2011 à 9:07 :

"...un des cerbère(s),Madame..."

Et à force de lieux communs, pas très inspiré l'Octobre brun....

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