• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Africa Tech - La Tribune Afrique

Cybersécurité: l’Afrique a perdu 10% de son PIB dans les cyberattaques en 2021

Marie-France Réveillard

Publié le 04 mai 2022 à 08:00 - Mis à jour le 04 mai 2022 à 10:24

cyberespace

Photo d'illustration

DR.

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Sur le continent africain, la cybersécurité représente un marché exponentiel qui se structure à marche forcée. Entre renforcement des infrastructures et formations tous azimuts, Franck Kié, le président fondateur de Ciberobs à la manœuvre dans l'organisation du Cyber Africa Forum qui se tiendra les 9 et 10 mai à Abidjan, revient pour la Tribune Afrique, sur les enjeux de la cybersécurité en Afrique.

« Souveraineté numérique et protection des données, leviers de croissance économique pour le continent africain », tel est le thème de la 2e édition du Cyber Africa Forum (CAF). La première édition placée sous le signe du « risque cyber au cœur des enjeux de l'Afrique », avait donné lieu à la publication d'un livre blanc réunissant des recommandations en matière de cybercriminalité appliquée au continent. Ce forum fut le premier d'une série de rendez-vous consacrés à la cybersécurité en Afrique francophone dans les moins qui suivirent, témoignant d'un intérêt grandissant pour la question.

Simultanément, les pouvoirs publics africains structurent leur défense numérique, face à l'augmentation des cybermenaces. « Le gouvernement ivoirien a pris la décision d'investir près de 30 millions d'euros pour renforcer la cybersécurité sur la période 2021-2025 » souligne Franck Kié, non content de constater une sensible évolution.

Placé sous le haut patronage de Patrick Achi, le Premier ministre ivoirien, le Cyber Africa Forum réunira des ministres africains de l'économie numérique (Côte d'Ivoire, Guinée, Bénin, Congo et République démocratique du Congo, notamment), des directeurs d'agences nationales de cybersécurité, des responsables de la sécurité informatique et des représentants de groupes internationaux (EcoBank, Schneider Electric, Orange CyberDéfense ou Atos).

L'Afrique : la nouvelle cible des cyberattaques ?

En quelques années, la récurrence des faits divers impliquant des attaques à plusieurs millions de dollars, a éveillé les consciences des entrepreneurs africains. Récemment aux Etats-Unis, un ransomware paralysait un oléoduc géré par la société Colonial Pipeline, créant la panique générale (45% du pétrole de la côte sont transités par le pipeline). La direction de l'entreprise  révéla quelques jours après l'attaque au Wall Street Journal, qu'elle avait dû verser la coquette somme de 4,4 millions de dollars aux pirates informatiques. L'affaire avait fait le tour du monde. En 2019, le malware Wannacry qui s'était propagé dans 150 pays n'avait pas épargné le continent, du Maroc à l'Ouganda en passant par l'Egypte, la Côte d'Ivoire ou le Kenya. La généralisation du cloud mais aussi l'arrivée des objets connectés sont autant de nouvelles menaces qui pèsent aujourd'hui sur les entreprises.

L' « Etude de la maturité Cybersécurité 2021 en Afrique Francophone », réalisée par le cabinet Deloitte auprès de 210  entreprises dans 11 pays, révèle que 40% des entreprises africaines ont enregistré « une augmentation du nombre d'incidents » depuis l'arrivée de la pandémie de Covid-19. Logiciels malveillants et attaques de phishing, sont devenus les cauchemars des entrepreneurs africains, car, si le Covid-19 a permis d'accélérer l'informatisation du continent, il s'est accompagné d'une augmentation des cyberattaques. A l'échelle mondiale, McAfee enregistrait une hausse de 605% du nombre de cyberattaques au second trimestre 2020. Entre janvier et août 2020, l'Afrique a été la cible de 28 millions de cyberattaques, estime Kaspersky dont les dernières études annoncent un manque à gagner de 4,12 milliards de dollars lié au cybercrime sur le continent, soit près de 10% de PIB, pour l'année 2021.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Des réponses sous-dimensionnées face aux cybermenaces

« Les événements actuels entre la Russie et l'Ukraine ont fait apparaître un aspect hybride et numérique de la guerre. En Ukraine, des banques ont été paralysées pendant plusieurs jours. Il faut des armes pour attaquer ou se défendre numériquement, mais aussi des infrastructures en propre » explique Franck Kié.

Les fonds demeurent insuffisants pour apporter une réponse adaptée. En Afrique, 66% des entreprises investissent moins de 200.000€ par an dans la cybersécurité, 35% des investissements en cybersécurité sont destinés à la sécurité des infrastructures IT et seulement 5% à la sécurité des données, à la détection, au suivi des menaces et à la gestion des identités. L'étude conduite par Deloitte fait également apparaître, qu'un tiers des entreprises utilisent des solutions de sécurisation avancées, 22% disposent d'un SOC, 42% d'un plan de continuité d'activité et seulement 11% ont souscrit à une police d'assurance pour se couvrir des risques de cyberattaques.

Le cybercrime apparaît encore sous-évalué en Afrique où seuls 12% des entreprises africaines échangeraient chaque trimestre, sur les questions de cybersécurité dans le cadre de leurs comités exécutifs, contre 49% au niveau mondial. Enfin, les fonds nécessaires pour lutter efficacement contre le cybercrime se heurtent à d'autres priorités économiques ou sécuritaires nationales. « Il existe des institutions continentales et sous-régionales comme la Cédéao, qui poussent à la mutualisation des ressources en matière d'infrastructures, dans le cadre d'une stratégie concertée sur la cybersécurité », explique Franc Kié.

Un secteur en plein essor face à une pénurie de compétences

« Il n'y aurait que 10.000 professionnels sur le continent », précise le commissaire général du Cyber Africa Forum. Or, l'association ISC considère que la pénurie de main-d'œuvre qualifiée pourrait atteindre 1,8 million de personnes d'ici la fin de l'année 2022, au niveau international. Les compétences sont rares et les profils courtisés aux 4 coins du monde. Dès lors, comment l'Afrique peut-elle retenir ses talents ?

« Ce n'est pas parce qu'une personne a été formée à l'étranger qu'elle ne reviendra pas sur le continent », explique Franck Kié, qui parle en connaissance de cause, ayant lui-même suivi un cursus entre la France, l'Angleterre et les Etats-Unis. « Je suis revenu vers l'Afrique pour apporter ma pierre à l'édifice et chaque jour, je reçois des CV d'Africains formés à l'étranger, qui cherchent des opportunités professionnelles sur le continent », ajoute-t-il.

Pour combler ce déficit en ressources humaines, plusieurs initiatives locales sont apparues comme l'école Epitech au Bénin ou l'Institut de cybersécurité et sécurité des infrastructures (I-CSSI) lancé à Kinshasa l'année dernière. De plus en plus de formations made in Africa se développent en parallèle aux transferts de compétences proposés par les géants de la tech comme Google, Orange ou Huawei.

Le secteur de la cybersécurité suppose des investissements considérables, à la hauteur des défis qu'il représente à la veille de l'ère quantique. En 2021, le marché mondial était évalué à 150 milliards de dollars par le cabinet américain Gartner. L'Afrique reste un poids plume. Le secteur de la cybersécurité sur le continent représentait 2,32 milliards d'euros en 2020, d'après les données d'Africa Cyber Security Market.

La protection des data à l'épreuve de l'extraterritorialité du droit américain

En quelques années, les Etats-Unis ont changé la donne en matière de souveraineté numérique, à travers l'extraterritorialité du droit américain. De l'amende (parfois faramineuse) à la prison ferme (Frédéric Pierucci, ancien cadre d'Alstom, en 2013), ces lourdes sanctions s'accompagnent aussi d'un accès aux données sensibles d'une entreprise (Airbus en 2020, par exemple).

À lire également

  • Franck Kié : « Le Cyber Africa Forum s'est donné pour mission de remettre le risque cyber au cœur des enjeux de l'Afrique »
  • [CONNECT 54'] Cybercriminalité: un front de défense commun contre une menace transfrontalière ?
  • Cyber Africa Forum: innover et mutualiser les efforts pour sécuriser le cyberespace africain
  • Quelle place pour l'Afrique dans le cyber espace géopolitique ?

La loi FCPA (Foreign Corrupt Practises Act) qui s'attaquait à l'origine, à la lutte contre les fraudeurs, les groupes criminels et terroristes, fut appliquée à des sociétés étrangères comme la compagnie norvégienne Statoil ou le groupe allemand Siemens. En 2010, le Foreign Account Tax Compliance Act qui extraterritorialise les prérogatives du fisc américain, venait compléter cet arsenal juridique. Il en coûta près de 9 milliards de dollars à la BNP Paribas, pour avoir violé les embargos américains en commerçant en dollars avec le Soudan, Cuba et l'Iran, en 2014.  De Madrid à Johannesburg et de Melbourne à Nairobi, cette vision extensible du droit américain conditionnée à l'utilisation du dollar US ou de serveurs basés aux Etats-Unis, s'applique à toutes les géographies.

Marie-France Réveillard

Sur le même sujet

Photo d'illustration

Current AI, entreprises, diaspora… Le Maroc pose les jalons de sa stratégie IA

Face à l’omniprésence galopante de l’intelligence artificielle au sein des économies et sociétés dans le monde, le Maroc trace la voie de sa stratégie nationale. Alors que le royaume ouvre le débat avec des assises nationales qui incluent toutes les sphères, l’idée de construire un modèle propre à ses réalités n’exclue pas la volonté d’une compatibilité légale avec l’Europe ou l’Amérique. Explications.

Africa Tech - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Cybersécurité : Maroc, Bénin, Kenya… Les prémices d’une riposte face à la cybermenace ?

Avec une hausse de 14% des cyberattaques ciblant les entreprises en Afrique en 2024 et multiplication des assauts des hackers sur les systèmes informatiques des institutions depuis le début de cette année, certains pays se mobilisent. Jusqu’où iront-ils ?

Premium
Africa Tech - La Tribune Afrique
« La diaspora peut construire des produits au Maroc et en Afrique, pour ensuite exporter les solutions qui fonctionnent », estime Hicham Oudghiri, fondateur et CEO d’Enigma, leader mondial de la résolution de litiges et de la prise de décision basée sur l’intelligence artificielle (IA).

« Le Maroc embrasse l'IA au lieu d'en avoir peur » (Hicham Oudghiri, Enigma)

ENTRETIEN - Hicham Oudghiri est le patron d’Enigma, leader mondial de la résolution de litiges et de la prise de décision grâce à l’intelligence artificielle (IA), basé aux Etats-Unis. Désormais lié au géant marocain du paiement HPS dans le cadre d’un partenariat autour de la détection de fraude, cet expert qui s'est arraché la confiance des plus grandes banques de Wall Street, revient notamment sur son parcours, son nouveau deal et sur les enjeux de cette technologie au Maroc et en Afrique.

Premium
Africa Tech - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

IA : les pays africains « doivent » s'asseoir à la table des discussions, alerte la Cnuced

L’intelligence artificielle s’impose comme une composante incontournable du futur des économies et des sociétés. Au moment où il est question de réglementer la pratique à l’échelle mondiale, la CNUCED appelle à ouvrir le débat aux pays en développement y compris ceux d’Afrique qui, eux aussi, s’intéressent fortement à cette technologie.

Premium
Africa Tech - La Tribune Afrique
Samba Lo and Serigne Seye, cofondateurs de Socium.

Comment Socium réinvente la gestion des talents en Afrique francophone

S’appuyant sur un tour de table mené par le fonds paneuropéen Breega, la startup basée à Dakar va davantage miser sur l’IA pour booster l’innovation dans ses 15 marchés africains. Socium va également pousser ses pions en RDC et au Maroc.

Premium
Africa Tech - La Tribune Afrique
érôme Hénique, directeur général d'Orange Afrique et Moyen-Orient.

En RDC, Orange s’allie à Vodacom pour accélérer la connectivité grâce au solaire

La joint-venture créée en République démocratique du Congo (RDC) par le géant français des télécoms et l’opérateur sud-africain vise à réduire la fracture numérique, tout en contribuant à la croissance économique inclusive dans le plus grand pays francophone au monde.

Premium
Télécoms - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Orange intègre les langues régionales africaines dans les modèles d'IA open-source

L'initiative débutera au cours du premier semestre 2025 et se concentrera sur l'incorporation des langues régionales, notamment le wolof et le pulaar, parlées respectivement par 16 millions et 6 millions de personnes en Afrique de l'Ouest.

Télécoms - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Avec une croissance soutenue, Orange confirme son ancrage en Afrique

Face à des marchés africains qui continuent de lui sourire, l’opérateur français des télécoms dirigée par Christel Heydemann continue son développement en s’appuyant sur ses principaux hubs et en multipliant les investissements.

Premium
Télécoms - La Tribune Afrique