Comment Mayam convertit la grande distribution au vrac sur un marché à la peine

Pierre Cheminade
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Le rayon vrac d'un magasin Carrefour équipé de la solution de la startup basque Mayam.
Mayam

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Le rayon vrac d'un magasin Carrefour équipé de la solution de la startup basque Mayam.
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52 % des foyers français souhaiteraient trouver plus de références accessibles en vrac, c'est-à-dire sans emballage à usage unique. C'est particulièrement vrai pour les produits d'épicerie (69 %), d'entretien (53 %), et d'hygiène beauté (41 %), selon le cabinet NielsenIQ. Mais si la consommation de vrac en France c'est deux millions d'acheteurs réguliers pour 850 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2022, ce total a chuté de -23 % sur un an pour retomber à son niveau de 2018. Ce marché a en effet été largement freiné par le Covid - puisque seulement 32 % des ménages disaient acheter du vrac en 2022 contre 40 % avant la crise sanitaire - avant d'être pénalisé par les difficultés des enseignes bio. Ces magasins, qui tiraient traditionnellement le marché du vrac, ont été nombreux à fermer depuis deux ans sous le coup de l'inflation.
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Pas de quoi décourager Mayam (ex Vracoop) dont la solution est déjà utilisée par 250 épiceries et magasins spécialisés. « Le vrac qui a été associé au départ aux produits de qualité, bio et locaux a beaucoup souffert ces dernières années mais aujourd'hui l'offre est bien plus large et le marché redémarre », assure ainsi Sébastien Leflond, le fondateur et dirigeant de cette Esus (entreprise solidaire d'utilité sociale) installée à Saint-Jean-de-Luz depuis sa création en 2017. « Toutes les enseignes bio et vrac avec qui nous travaillons constatent que la mauvaise passe est derrière eux et que la consommation repart. La crise agricole actuelle a peut-être un impact sur la manière de consommer. »
Pierre Cheminade
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