Les études se succèdent et se ressemblent. L'alimentation bio figure parmi les principales victimes de l'inflation alimentaire. L'institut Circana (ex IRI) a annoncé une baisse des volumes vendus en grande distribution de 13 % entre janvier et juillet 2023. Selon les chiffres de l'Agence Bio présentés en juin, le marché est tombé à douze milliards d'euros l'an passé, soit un recul de -4,6 %. La situation est-elle alarmiste ? « Dans son ensemble, l'économie de la bio tient encore le coup, mais il va être important que le marché reparte en 2024, sinon il risque d'y avoir de la casse pour les PME car j'insiste, le secteur compte beaucoup de petites et moyennes entreprises », témoigne Charles Kloboukoff, président-fondateur de Léa Nature.
Léa Nature, avec ses vingt sites de production et un chiffre d'affaires proche des 500 millions, est peu impacté. « À date, nous sommes en très légère décroissance, entre -1 et -2 %. Nous souffrons un peu plus sur les produits cosmétiques et produits traiteurs mais nous sommes en positif sur l'alimentation. » Et si l'impact est limité, c'est notamment parce que l'entreprise est multicanale, à la fois présente en grande distribution (47%) et dans les réseaux spécialisés (35 %).