Andersen Consulting devra abandonner son nom à Arthur Andersen

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La Chambre de Commerce internationale, basée à Paris, a autorisé Andersen Consulting à se séparer d'Arthur Andersen mais lui a ordonné de cesser d'utiliser son nom avant la fin de l'année, mettant ainsi un terme à un litige qui oppose les deux sociétés depuis près de trois ans, a annoncé Andersen Consulting dans un communiqué. Andersen Consulting, spécialisé dans le service informatique, est autorisé à se séparer formellement du réseau Andersen Worldwide sans obligations financières autres que les paiements contractuels qui prennent fin ce jour, suite à la publication de l'arbitrage, indique le communiqué. La Chambre de Commerce internationale a toutefois exigé d'Andersen Consulting qu'elle restitue le nom, d'ici le 31 décembre 2000, à Arthur Andersen, estimant que la dénomination appartient à cette dernière. Le président du réseau mondial d'Arthur Andersen, Jim Wadia, a donné lundi sa démission après l'arbitrage rendu par la Chambre de Commerce internationale autorisant Andersen Consulting à quitter le réseau. M. Wadia est remplacé par Lou Salvatore, responsable d'Arthur Andersen à New York. Peu auparavant, lors d'une téléconférence organisée depuis New York, M. Wadia s'était dit toutefois "satisfait" de l'arbitrage rendu par la Chambre de Commerce internationale, soulignant que, selon cet arbitrage, Andersen Consulting est obligé de verser un milliard de dollars à Arthur Andersen, notamment pour l'utilisation du nom. Jim Wadia avait cependant admis qu'Arthur Andersen avait perdu sur un point, la cour d'arbitrage ayant refusé les pénalités que le groupe réclamait pour rupture de contrat. Arthur Andersen réclamait 14,5 milliards de dollars.Le litige entre Andersen Consulting et Arthur Andersen remontait à décembre 1997, date à laquelle Andersen Consulting a déposé auprès de la Chambre de commerce internationale une demande d'arbitrage, reprochant à Arthur Andersen de développer des activités concurrentes de conseil informatique (e-business), coeur de métier d'Andersen Consulting. Dénonçant le non respect des accords par Arthur Andersen, Andersen Consulting avait demandé la résiliation du contrat qui les liait. Andersen Consulting avait vu le jour en 1989, dans le cadre d'une restructuration d'Arthur Andersen qui, elle, a été créée en 1913. Les deux sociétés étaient liées par contrat à Andersen Worldwide, structure de coordination basée aux Etats-Unis. Mais elles fonctionnaient de façon indépendante. Arthur Andersen est spécialisée dans les activités d'audit, de conseil financier et fiscal, tandis qu'Andersen Consulting a pour coeur de métier les services informatiques et le conseil en technologie d'information. Pour sa part Arthur Andersen s'était dit en désaccord avec les choix stratégiques d'Andersen Consulting décidés en 1997 de se concentrer sur les grands groupes mondiaux délaissant les clients plus petits. Arthur Andersen avait expliqué qu'il lui était nécessaire de développer les métiers de conseil en managements (business consulting) auprès de ces clients. Andersen Consulting travaille avec 75% des 200 plus grandes entreprises mondiales. Présente dans 48 pays, la société emploie plus de 65.000 collaborateurs. Avec un chiffre d'affaires de 8,9 milliards de dollars en 1999, elle affirme se trouver au troisième rang mondial des groupes de services informatiques. Arthur Andersen est implantée dans 84 pays, réunit plus de 77.000 personnes, et a réalisé un chiffre d'affaires de 7,3 milliards de dollars en 1999.

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