Alliances boursières : Londres et Francfort détaillent leur projet de fusion

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Les actionnaires de la Bourse de Londres ainsi que ceux de la Bourse de Francfort voteront le 14 septembre sur le projet de fusion pour former iX, qui sera la première place boursière européenne et envisage une fusion complète avec le Nasdaq. Les Bourses de Londres et de Francfort, qui avaient annoncé leur projet de fusion début mai, ont publié aujourd'hui les documents d'information destinés à leurs actionnaires, qui seront convoqués le 14 septembre en assemblée générale extraordinaire. Les utilisateurs d'iX profiteront d'économies de coûts de fonctionnement évaluées à 50 millions de livres (79,5 millions d'euros) par an à partir de janvier 2002, selon la Bourse de Londres qui annonce une subvention de 8 millions de livres aux courtiers londoniens pour aider à la migration de toutes les transactions sur la nouvelle plate-forme commune d'ici décembre 2001. "La masse critique et les synergies significatives obtenues par cette fusion autoriseront des coûts de transaction plus bas, de meilleurs prix et un accès sans précédent à une vaste gamme de possibilités d'investissements et de marchés internationaux", commente dans le communiqué Don Cruickshank, président de la Bourse de Londres et futur président d'iX. "iX offrira des avantages à tous les utilisateurs du marché et le conseil (de la Bourse de Londres) recommande fermement la fusion aux actionnaires", ajoute-t-il. Pour sa part, Werner Seifert, patron de la Bourse de Francfort et futur directeur général d'iX, estime que "le rapprochement des deux principales bourses européennes est une étape importante pour améliorer l'efficacité des marchés européens de capitaux". Les responsables des deux places "pensent que (la fusion) profitera aux investisseurs, aux sociétés émettrices de titres, aux intermédiaires et donc aux actionnaires", poursuit M. Seifert. iX, qui utilisera le système de transactions de la bourse allemande Xetra, "soutiendra les initiatives pour relier la plate-forme électronique à une contrepartie centralisée", souligne le communiqué. La nouvelle bourse fusionnée ajoutera à ses marchés existants un marché des principales valeurs européennes, régi par la règlementation britannique, et un marché des valeurs de croissance, régi par la règlementation allemande, rappelle le communiqué. Les indices existants --Footsie et Dax-- seront maintenus. La migration de toutes les transactions sur la nouvelle plate-forme devra être achevée d'ici décembre 2001, précise le communiqué. "Pour réduire l'impact sur les clients (...) iX fournira une somme de huit millions de livres en numéraire, soit environ 30.000 livres pour chaque client actuel de la Bourse de Londres", explique le communiqué. Ce geste vise à apaiser les courtiers londoniens qui avaient investi dans le système Sets. En ce qui concerne l'alliance avec le Nasdaq annoncée également début mai, les Bourses de Londres et de Francfort précisent que leur objectif est d'établir une relation à long terme avec la bourse électronique américaine. Un accord de société commune est en cours d'élaboration et "les parties ont l'intention de prendre des participations substantielles réciproques", selon le communiqué. En outre, elles "travailleront à explorer une fusion complète pour créer une bourse internationale". Le communiqué rappelle également que les Bourses de Milan et Madrid sont intéressées par iX et veulent négocier leur participation à la nouvelle bourse.

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