NetGem chute à la reprise des cotations
La Tribune
La Tribune
Réservé à la baisse durant la majeure partie de la séance de jeudi puis durant toute celle de vendredi, l'action NetGem a rouvert lundi matin en baisse de 37,7%. Le titre a fini la séance à 33,95 euros, soit un reculede 25,87%. Cette chute était attendue après l'annonce, jeudi, de l'ouverture par les autorités boursières italiennes d'une enquête sur les comptes du fournisseur d'accès italien Freedomland, premier client de NetGem.Malgré des déclarations rassurantes, le fabricant de boitiers d'accès à Internet depuis un téléviseur est en effet touché de plein fouet par le scandale Freedomland, soupçonné d'avoir falsifié ses comptes. NetGem affirme pourtant ne courir aucun risque financier après la mise en cause de Freedomland par la justice italienne. "Le chiffre d'affaires réalisé avec Freedomland est couvert par des garanties bancaires irrévocables", souligne la société, qui précise n'avoir aucun lien capitalistique avec son client italien. Les dirigeants de Freedomland sont soupçonnés d'avoir gonflé de 20% le nombre de leurs abonnés au deuxième semestre 1999 pour faciliter l'entrée en bourse de leur entreprise, en avril dernier, sur le Nuovo Mercato, le nouveau marché italien. Freedomland assure que le décompte de ses abonnés pour la période mise en cause est correct.Freedomland représentait 83% du chiffre d'affaires de NetGem l'an dernier. Dans son prospectus d'introduction, en avril, NetGem précisait que "toute interruption des relations commerciales avec cette société pourrait remettre en cause" sa propre viabilité commerciale et financière. Aujourd'hui, la société française assure avoir fortement diversifié sa base de clientèle. Les nouveaux clients représentaient au troisième trimestre "plus de la moitié du chiffre d'affaires" de l'entreprise, qui estime que ses "perspectives de progression d'activité ne sont pas remises en cause" par le scandale. NetGem, qui affichait mercredi soir un gain de près de 200% par rapport à son prix d'introduction, s'était hissé en six mois au quatrième rang des plus grosses capitalisations du Nouveau marché. A 36,24 euros l'action, la société vaut un peu plus d'un milliard d'euros, contre 1,8 milliard d'euros au plus haut de l'année et 1,2 milliard avant qu'éclate l'affaire Freedomland.
La Tribune
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?