L'Europe ne profite pas encore de la nouvelle économie

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L'Europe est-elle restée étanche jusqu'à présent aux bienfaits de la nouvelle économie ? Les économistes du groupe de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC) posent la question dans la dernière édition de leur European Economic Outlook, soulignant qu'ils ont trouvé "peu d'éléments démontrant une accélération de la productivité liée aux évolutions technologiques sur les cinq dernières années". Pour les auteurs de l'étude, la progression de la croyance moyenne du PIB dans la zone euro et au Royaume-Uni au cours des années 90 (de 1,5% entre 1991 et 1995 à 2,3% sur la période 96-99) est due "entièrement à la croissance de l'emploi plus qu'à une accélération des investissements ou à une croissance de la productivité". Le contraste est donc net avec la situation américaine, où les gains de productivité spectaculaires des dernières années sont attribuées en grande part à l'intégration des nouvelles technologies.Les économistes du cabinet américain souligne cependant que certains pays du Vieux continent ont pris de l'avance, notamment l'Irlande, la Finlande et la Suède, en tête de l'Union européenne en termes de croissance actuelle et potentielle future des technologies de l'information et de la communication (TIC). En retard sur les Etats-Unis, l'Europe n'est par pour autant condamnée à regarder passer le train de la nouvelle économie : l'étude de PwC estime que l'Europe pourrait jouir au cours des prochaines années, dans le scénario le plus optimiste, d'une croissance annuelle de 3% minimum, contre 2 à 2,5% sur les deux dernières décennies. Mais à condition qu'elle "augmente la quantité et l'efficacité de ses investissements dans les nouvelles technologies et commence à utiliser pleinement les opportunités du e-business"."Une 'renaissance' économique de ce type serait certainement souhaitable, conclut Rosemary Radcliffe, chef économiste de PricewaterhouseCoopers : le récent ralentissement économique des Etats-Unis rappelle que l'économie mondiale ne peut reposer indéfiniment sur un moteur unique".Au total, PwC table, pour la zone euro, sur une croissance de 3% cette année et de 2,75% l'an prochain, la France devant afficher une performance légèrement supérieure avec une progression de son PIB de 3,25% en 2001 et 2,75% en 2002.

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