Montedison demande à Bruxelles d'enquêter sur EDF

La commission européenne va devoir se pencher sur la position d'EDF sur le marché européen de l'électricité. Ce matin, elle a annoncé qu'elle avait reçu une plainte du groupe italien Montedison à propos de la participation de 20% du groupe français dans son capital.La plainte vise les articles 81 et 82 du traité de l'Union interdisant sur le territoire les restrictions sur les échanges commerciaux et les abus de position dominante. La Commission doit d'abord étudier la recevabilité de la plainte de l'Italien.L'Italie réagit très fortement à la montée en puissance d'EDF dans Montedison, perçue comme une offensive menée par un groupe lui-même protégé sur son marché domestique. Et celà même si le groupe public français présente l'investissement comme étant purement financier. Ce matin, le ministre du Trésor Vicenzo Visco a demandé à EDF de céder purement et simplement les 20% qu'il détient dans le capital du holding italien, ou de n'en conserver que 2%, si le groupe tient à rester présent dans la firme italienne. Il a par ailleurs affirmé que l'Italie ne permettrait pas qu'EDF prenne le contrôle de Montedison. Lorsque, fin mai, EDF a porté sa particiption à 20% dans ce dernier, le gouvernement italien a immédiatement réagi en publiant un décret gelant à 2% les droits de vote d'un actionnaire détenu par un Etat étranger dans une entreprise appartenant à un secteur en voie de libéralisation.De son côté, François Roussely, le patron d'EDF, a répété aujourd'hui que le groupe n'avait plus l'intention d'accroître sa présence au sein de la firme italienne, et qu'en tout cas elle ne dépasserait pas les 30% qui rendraient une OPA obligatoire. EDF désire instaurer des relations de coopération avec le holding transalpin, a assuré le patron français, qui compte présenter bientôt un plan industriel pour le développement du marché de l'électricité italien.En tout cas, la plainte de Montedison vient alimenter le travail de la Commission Européenne sur le cas EDF. Elle a en effet décidé le 1er juin de mener l'enquête demandée par les autorités espagnoles. Le groupe français contrôle indirectement via EnBW le groupe d'electricité espagnol Hidrocantabrico. EnBW s'est d'ailleurs vu suspendre ses droits de vote au sein du groupe où il est présent à 59,7%.latribune.f

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