Vivendi trébuche sur le montant des droits du foot

Après Cegetel et les chiffres du troisième trimestre, les investisseurs ont trouvé une nouvelle raison de délaisser l'action Vivendi Universal: les droits de retransmission du football français. Alors qu'ils devraient être soumis à une forte inflation, l'action du géant des médias chute à Paris. En fin d'après-midi, elle lâche 5,03% à 11,90 euros.L'inquiétude du marché paraît donc grandir à l'approche du verdict de la Ligue de Football Professionnel (LFP). Le conseil d'administration devant se prononcer sur le candidat retenu, initialement prévu le 22 novembre, pourrait être avancé à vendredi prochain. "On le saura dans la journée", a indiqué un porte-parole de la LFP intérrogé par Reuters dans la matinée.Et dans l'attente de l'attribution des droits, la pression monte peu à peu pour les candidats, parmi lesquels se trouvent notamment TPS et Canal+. Selon des sources proches citées par l'AFP, la filiale de Vivendi serait la mieux placée pour emporter l'exclusivité des retransmissions en direct de matchs de football de la Ligue 1.L'affaire pourrait donc prendre des airs de total succès sur l'adversaire qu'est TPS s'il n'y avait l'aspect financier. Car l'agence de presse parle de 480 millions à débourser chaque année. Un prix de 37% supérieur aux quelque 350 millions d'euros versés actuellement par Canal+. Or, si cette inflation soudaine fait les affaires de la LFP, inutile de dire qu'elle est bien mal venue chez Vivendi dont les objectifs sont la réduction des coûts et l'assainissement de la structure financière. "Si les chiffres qui circulent dans la presse sont exacts, Canal Plus affichera un résultat d'exploitation négatif à partir de 2004", constate un professionnel contacté par Reuters.Bref, cela n'arrangerait en rien les affaires de Vivendi, que les analystes voyaient déjà dans une mauvaise passe après les chiffres trimestriels décevants publiées la veille (voir ci-contre). Pour eux, Vivendi n'a désormais plus le choix. Il doit prendre le contrôle de Cegetel s'il ne veut pas péricliter. "Cegetel offre à Vivendi un métier en croissance alors que la musique et le cinéma ne se portent pas très bien", explique-t-on chez un courtier.Seulement, la tâche n'apparaît pas aisée. Car "une fusion avec Belgacom est exclue après le décès du PDG de l'opérateur belge", ajoute-t-on chez ce même courtier. Enfin, selon des rumeurs, le placement de titres Vivendi Environnement, qui doit servir à financer en partie la reprise de Cegetel, se passerait mal.

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