Canal+ accuse une filiale de News Corp de piratage

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Loin de se limiter à l'industrie de la musique en ligne et aux seuls amateurs, le piratage fait des ravages dans la télévision numérique. Aujourd'hui, c'est le groupe Canal+ qui reconnaît en faire les frais. Des frais énormes, pour lesquels il entend bien obtenir réparation : la filiale de Vivendi Universal a annoncé avoir déposé une plainte à l'encontre de la société américaine NDS, propriété de News Corp, qu'elle accuse d'"association de malfaiteurs, violation de la propriété intellectuelle et concurrence déloyale".NDS, affirme Canal+, a contribué à faciliter le piratage des cartes à puce de ses décodeurs numériques et transmis leur code confidentiel à un site Web. "Une fois ce code accessible à tous sur Internet, diverses organisations criminelles ont été en mesure de fabriquer des cartes pirates et d'en inonder le marché", explique le groupe français, qui assure disposer de "preuves solides". Selon Canal+ Technologies, sa filiale spécialisée dans les logiciels de télévision interactive, "NDS aurait investi des sommes et des moyens considérables pour extraire le code confidentiel de la carte à puce utilisée par les terminaux numériques de Canal+". Et le piratage aurait suivi des circuits complexes : la code des cartes à puce aurait été "cassé" dans un laboratoire en Israël, puis fourni clés en main en Californie à des représentants d'un site Internet basé au Canada ! Une opération de "sabotage", selon les propres termes du groupe français, qui lui aurait causé un préjudice d'un montant de plus d'un milliard de dollars. Ce chiffre englobe à la fois le manque à gagner et le coût de la mise au point et de la diffusion d'une nouvelle génération de cartes d'accès aux abonnés, précise François Carayol, PDG de Canal+ Technologies. Toutes les cartes en circulation seront en effet remplacées d'ici la fin de l'année. C'est auprès du tribunal d'instance du Northern District de Californie, lieu où l'infraction principale présumée aurait été commise, que le groupe Canal + a déposé sa plainte.Cette action intervient alors que Canal+ subit une pression croissante de sa maison-mère, Vivendi Universal, pour redresser ses comptes (lire ci-contre), qui exige un retour à l'équilibre de ses comptes dans les deux ans. La lutte contre le piratage pourrait s'inscrire dans le cadre de ce plan de redressement. Et l'enjeu est loin d'être négligeable : Canal+ Technologies et son système de contrôle d'accès Mediaguard équipent 12,5 millions de terminaux de télévision interactive dans le monde, notamment toutes les plateformes européennes de Canal+, mais aussi le britannique ITV.latribune.f

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