UAL s'allège pour tenter de redécoller

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Pour obtenir des autorités fédérales une garantie pour des prêts totalisant 1,8 milliard de dollars, United Airlines (UAL) doit accepter un régime draconien portant sur 5,8 milliards de dollars en cinq ans et demi. Le plus dur sera pour 2003 et 2004 avec des économies annuelles de 2,5 milliards de dollars, dont 1,1 milliard sous forme de réduction des coûts du travail et 1,4 milliard liés à d'autres mesures d'économies comme notamment une forte baisse des investissements.L'ampleur de ces mesures est à rapporter à l'urgence de la situation. UAL pourrait en effet avoir à se déclarer en faillite dès le 2 décembre si elle ne parvient pas à remettre ses finances en état d'ici là. Cette date butoir correspond à l'échéance du remboursement d'un emprunt de 375 millions de dollars. Afin de pouvoir honorer cet engagement financier, la compagnie a besoin des garanties de prêts accordées par le Bureau de stabilisation du transport aérien (ATSB) dans le cadre du programme d'aide fédérale aux compagnies aériennes américaines adopté par le Congrès dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001. Avec ce plan, UAL prévoit de revenir à un bénéfice d'exploitation en 2004 et s'engage à commencer à rembourser les prêts garantis par les autorités fédérales en 2005, le montant total devant être remboursés en 2007. La situation actuelle d'UAL est critique dans un environnement qui a déjà vu US Airways être placée en faillite. Pour sa part, UAL a perdu 2,1 milliards de dollars l'an dernier et sur les neuf premiers mois de l'année, la compagnie enregistre un déficit de 1,7 milliard de dollars. Concrètement, le plan d'économies se traduira par des réductions d'effectifs. Le nombre d'employés de la compagnie va tomber à 74.000 en 2004 contre 84.000 actuellement et plus de 100.000 avant les attentats du 11 septembre 2001. Parallèlement, UAL va diminuer ses capacités de transport d'environ 6% en 2003 par rapport à 2002, ce qui portera les réductions de capacité à 23% depuis les attentats. Outre des suppressions de lignes déjà annoncées, UAL va retirer de sa flotte 49 appareils supplémentaires. La deuxième compagnie américaine va aussi reporter toutes les livraisons d'avions prévues jusqu'en 2005. Les 25 appareils concernés seront livrés seulement entre 2007 et 2009. Les investissements d'UAL tomberont à 450 millions de dollars en 2003 et à 400 millions en 2004 contre une moyenne annuelle de 2,4 milliards de dollars ces sept dernières années. Enfin, la compagnie souhaite également obtenir des reports de paiements de plus de 1,5 milliard de dollars de ses fournisseurs et partenaires commerciaux.

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