Infineon laisse le champ libre à Micron pour la reprise d'Hynix

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Le dénouement semble désormais proche dans le long feuilleton Hynix (lire articles ci-contre), faute de protagonistes. L'allemand Infineon a annoncé qu'il renonçait à acquérir les activités mémoires de son concurrent sud-coréen en difficulté, avec lequel il était en négociations depuis deux semaines. "Après une visite sur place en Corée, notre équipe a conclu que cela aurait été trop risqué", en raison principalement de "l'écart technologique" entre les deux groupes dans les mémoires, a expliqué à l'AFP un porte-parole du groupe. L'opération aurait été à la fois trop coûteuse financièrement et humainement car elle aurait contraint Infineon à envoyer pour une très longue période en Corée du Sud des équipes d'ingénieurs pour rapprocher les technologies des deux groupes, a-t-il précisé.En revanche, Infineon a confirmé jeudi qu'il restait intéressé par les autres activités d'Hynix. Selon des sources industrielles, le fabricant de semi-conducteurs allemand poursuivrait les discussions avec le sud-coréen en vue d'une alliance dans la fabrication de puces destinées aux appareils de communications. Aux yeux des analystes, Infineon pourrait se positionner sur ce type de créneau afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des mémoires DRAM, activité responsable de la majeure partie de ses pertes.Hynix a donc confirmé que l'américain Micron Technology avait "quasiment accepté" de reprendre son unité mémoires pour environ 4 milliards de dollars. "La négociation doit encore être approuvée par les créanciers et le conseil d'administration", a indiqué le PDG d'Hynix, Park Chong-Sup. "Il y a 50% de chances que l'opération aboutisse", a-t-il également précisé, "mais à la fois Micron et les créanciers souhaitent que la reprise soit signée au plus tôt". La reprise des activités de mémoires d'Hynix (qui génèrent près de 80% des ventes du groupe) par Micron créerait un nouveau numéro un mondial devant Samsung, un autre Sud-coréen, sur ce segment de marché. Tous les producteurs de DRAM ont été ébranlés l'an dernier par la chute de la demande et l'effondrement des prix de ventes, tombés pendant plusieurs mois sous le niveau des coûts de production. Hynix, déjà très endetté avant la crise, n'a dû sa survie qu'à l'assistance apportée par les banques publiques sud-coréennes, qui ont accepté de réinjecter plusieurs milliards d'euros dans le groupe. Un ballon d'oxygène financier insuffisant pour lui permettre de préserver son indépendance.Pour Infineon, il s'agit du deuxième revers en l'espace de seulement deux mois dans le secteur. En décembre, le groupe munichois s'était vu souffler, à la dernière minute, une alliance considérée comme acquise avec le japonais Toshiba dans les mémoires DRAM. Ce dernier avait, déjà, préféré vendre ses activités américaines à Micron Technology. Selon certaines sources proches du dossier citées par Reuters, la filiale de Siemens pourrait, comme lot de consolation, conclure un accord avec Hynix dans les semi-conducteurs destinés au secteur des télécommunications. latribune.fr, avec AFP, Reuters.

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