France Télécom enchaîne les hausses

Après la descente aux enfers liée à l'affaire MobilCom, l'action de l'opérateur historique français reprend de l'altitude. Aux 16% gagnés jeudi, elle ajoute 17,62% à 15,35 euros vendredi en clôture. Du coup, ses gains dépassent les 50% depuis son point bas de la fin juin.Pourtant, Fitch a abaissé de deux crans, à BBB-, la note de la dette à long terme de France Télécom et d'un cran celle de sa dette à court terme. Mais une annonce était attendue et, après le conseil d'administration extraordinaire qui s'est tenu mercredi soir (lire ci-contre), les rumeurs sur une intervention de l'Etat pour redresser les comptes se font de plus en plus insistantes depuis jeudi.Dans les salles de marché, on parlait ainsi jeudi d'une émission obligataire avec l'Etat français pour garant. A défaut, le groupe de Michel Bon, dont les notations ont été dégradées par les principales agences de notation financières, pourrait se voir proposer un crédit par l'Etat à des conditions avantageuses."Le marché est de plus en plus convaincu que l'Etat va soutenir France Télécom. La renationalisation est improbable mais l'Etat ne laissera pas tomber l'opérateur", explique un trader interrogé par l'agence Reuters. Le titre était monté en début de semaine sur des informations indiquant que le gouvernement pourrait aller jusqu'à renationaliser France Télécom si nécessaire. Une option repoussée par Bercy qui a toutefois indiqué n'être pas satisfait du niveau des cours de l'entreprise. "L'Etat ne se désintéressera pas de France Télécom, pas seulement parce qu'il est actionnaire majoritaire mais encore une fois parce que France Télécom est une entreprise d'avenir", avait déclaré Nicole Fontaine, ministre déléguée à l'Industrie interrogée sur Europe 1."L'arbitre a sifflé la fin du jeu baissier", estime un vendeur, désignant l'Etat français comme l'autorité morale qui pourrait ramener à la raison les spéculateurs et autres "hedge funds". D'ailleurs, des interventions aurait eu lieu auprès des intermédiaires financiers afin qu'ils sensibilisent leurs clients sur les prêts de titres, lesquels ont récemment permis aux arbitragistes de vendre à découvert. Selon plusieurs sources de marché, la remontée du titre, déclenchée par le soutien réaffirmé de l'Etat, pourrait être aussi brutale que la chute du cours était injustifiée.

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