BNP Paribas dévoile ses objectifs jusqu'en 2005

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A l'horizon 2005, BNP Paribas se fixe pour objectif un bénéfice net par action (BNPA) de 6,75 euros, en hausse de 13% par an en moyenne par rapport à celui de 2002, qui était de 4,67 euros. Toujours en 2005, le rendement sur fonds propres (ROE) du groupe devrait être supérieur à 16%. La première banque française table sur un produit net bancaire (PNB) en croissance de 10% par an entre 2001 et 2005 (17,4 milliards d'euros en 2001) et un abaissement du coefficient d'exploitation (rapport entre les frais généraux et le chiffre d'affaires) à environ 60% contre 63% en 2001. Le groupe vise une augmentation de la part de son résultat avant impôts réalisée hors de France, cette dernière revenant de 60% actuellement à moins de 50% en 2005. La part de l'Europe passerait de 20% à plus de 25%, celle des Etats-Unis de 13% à plus de 15%.BNP Paribas chiffre son cash flow autour de 2,5 milliards d'euros par an, dont 1,3 milliard "minimum" sera réservé à des rachats d'actions afin de réduire l'impact des émissions d'actions en faveur des salariés.Mais l'élément le plus important de ces prévisions réside dans le fait que, selon la banque, les liquidités serviront, pour 5 à 9 milliards d'euros, à des acquisitions.L'ambition de BNP Paribas en matière de croissance externe est par ailleurs confirmée par Michel Pébereau dans un article du Wall Street Journal de ce mardi. "Nous n'excluons pas une alliance avec un autre opérateur pour créer une banque vraiment européenne", explique le PDG du groupe au quotidien, "mais il est important que nous réalisions une fusion entre égaux". Le Wall Street Journal retient surtout que BNP Paribas a de l'ambition, celle de devenir un "équivalent de Citigroup en Europe", et les moyens de ses ambitions.Alors que la consolidation du secteur en Europe reste l'une des préoccupations majeures des observateurs (lire-ci contre), BNP Paribas, trois ans après la fusion, semble la banque française la mieux armée pour réaliser une opération d'envergure. Après les rachats de California Bank pour 2,6 milliards d'euros en 2001, puis du broker allemand Consors pour 485 millions d'euros enfin, la semaine dernière, de Cogent pour 363 millions d'euros, les scenarii d'un grand rapprochement vont bon train. BNP-Société Générale, BNP-Fortis... Pourtant, certains analystes estiment que les conditions techniques et juridiques ne sont pas encore réunies en Europe pour un éventuel rapprochement transfontalier (lire ci-contre).Selon Christophe Ricetti, analyste chez CDC Ixis, l'action BNP Paribas reste légèrement décotée par rapport aux autres banques françaises et au secteur européen. BNP Paribas, après avoir dévoilé un bon premier trimestre 2002, se traite à un PE (rapport cours/bénéfice) 2003 de 10,5, contre 11,3 pour la Société Générale, 14,8 pour le Crédit Lyonnais, et 12,5 pour la moyenne européenne du secteur.A la clôture de la bourse de Paris, l'action a terminé en légère hausse de 0,66% à 60,60 euros.

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