Le Crédit Lyonnais pas pressé de trouver un partenaire

Portée comme ses consoeurs par un rattrapage vis-à-vis des banques anglo-saxones mais aussi par une spéculation sur une modification de l'actionnariat du groupe, l'action Crédit Lyonnais a entamé fin février un violent rebond qui lui a permis de gagner plus de 30%.Mais mercredi, la tendance est toute autre. Initialement dans le vert, le titre a brusquement plongé dès lors qu'ont filtré les premières déclarations faites par le groupe à son assemblée générale. En fin de journée, l'action recule de 4,02% à 46,34 euros.Premier sujet sur lequel le groupe était attendu: la cession par l'Etat de sa participation. Sur ce point, le Crédit Lyonnais a de nouveau voulu couper court aux spéculations en indiquant qu'il ne voyait pas l'Etat céder sa participation de 9,6% pour le moment. Toujours à propos de l'actionnariat, le groupe a étendu la discussion au pacte d'actionnaires en disant qu'il n'était pas pressé de conclure un accord de partenariat. "Je n'ai aucun souci sur la stabilité de l'actionnariat du Lyonnais jusqu'en juillet 2003, voire au-delà", a ajouté Jean Peyrelevade, le président de l'établissement.Lors de la privatisation de la banque en 1999, un groupe d'actionnaires partenaires (GAP) avait été constitué afin de stabiliser le capital du Lyonnais (voir ci-contre). Depuis juin 2001, les membres de ce GAP (le Crédit Agricole, AGF Allianz, Axa, et d'autres établissements) qui représentent le tiers du capital, peuvent céder leurs titres. Mais jusqu'en juillet 2003, chaque membre à un droit de préemption sur les titres de ses partenaires. Cette situation a entraîné de nombreuses spéculations sur une recomposition de l'actionnariat de la banque. D'autant qu'est venue s'ajouter l'hypothèse d'une cession de la part de l'Etat. Jean Peyrelevade n'a quant à lui cessé de répéter que le capital avait vocation à rester stable jusqu'en 2003. Et jusqu'ici, l'histoire lui a donné raison.L'autre point important de la réunion de ce mercredi concernait les perspectives de la banque pour l'année. Et là aussi, au vu des premières déclarations, le Crédit Lyonnais se veut relativement prudent. En premier lieu, il va accroître ses provisions sur les risques existants aux Etats-Unis. Et d'une manière plus générale, les résultats trimestriels qui seront annoncés le 16 mai devraient être "comparables à la moyenne des résultats trimestriels 2001".L'an passé, la banque a réalisé un résultat brut d'exploitation de 1,9 milliard d'euros, soit une moyenne de 475 millions par trimestre (voir ci-contre). Le résultat courant a atteint 1,27 milliard d'euros, correspondant à un moyenne trimestrielle de 317,5 millions. Enfin, le résultat net était de 812 millions d'euros. Ce qui équivaut à une performance moyenne de 203 millions pour trois mois.

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