Forte hausse des commandes industrielles américaines en juin

La reprise de l'industrie américaine s'est confirmée en juin. Après un indice ISM manufacturier satisfaisant vendredi et une croissance pour le deuxième trimestre soutenue par les investissements (lire ci-contre), le chiffre des commandes à l'industrie pour le mois de juin ont confirmé la tendance. En juin, ces commandes ont en effet progressé de 1,7%. Le consensus calculé par Bloomberg auprès de 48 économistes montrait que les spécialistes attendaient une hausse de 1,5% seulement. Cette hausse solide est la deuxième consécutive. Sur un an, les commandes industrielles ont progressé de 2,6%. La hausse de mai a cependant été révisée. Elle n'est pas de 0,4% comme précédemment indiqué, mais seulement 0,3%. En avril, les commandes à l'industrie avaient sévèrement reculé, de 3%.L'industrie américaine semble donc avoir atteint un palier en avril. La poursuite de la reprise en juin en est la confirmation. Il s'agit donc d'une bonne nouvelle. D'autant que la hausse reste soutenue hors défense: +1,5%, après +0,9% en mai. Ce ne sont donc pas les commandes publiques de matériel militaire qui ont gonflé ce chiffre. Car déjà certains secteurs se montrent particulièrement dynamiques. C'est notamment le cas dans les transports où les commandes grimpent de 4,7% en juin, tirées par la forte reprise de la demande d'avions civils (+21,1% en un mois). Parmi les autres secteurs ayant bénéficié de cette reprise, on citera également l'informatique (+2,6%), la marine (+7,3%) et l'automobile (+2,4%). Les entreprises américaines recommencent donc à dépenser. Il est vrai que le blocage des investissements dans certains domaines ne pouvaient durer indéfiniment. Or, depuis plus de deux ans, la plupart des entreprises américaines remettaient à plus tard leurs investissements. Ce temps semble révolu. Mais reste que cette reprise des investissements prendra du temps pour provoquer une baisse du chômage (comme l'ont montré les chiffres du chômage et le sous-indice ISM de l'emploi vendredi). Or, sans une vraie reprise de l'emploi, la consommation risque de rester à la traîne. Et la croissance de demeurer insuffisante.

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