Total modère ses ambitions

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A l'instar de tous les grands groupes pétroliers mondiaux, Total a engrangé de très confortables bénéfices en 2003, en raison du niveau élevé des cours du pétrole. L'exercice écoulé s'est soldé par un bénéfice net part du groupe de 7,03 milliards d'euros, en hausse de 18%. Cette progression a pourtant été freinée par la baisse du billet vert puisque que Total est la seule des "supermajors" du secteur à publier ses comptes en euros alors que comme ses concurrents elle facture ses livraisons de gaz ou de pétrole en dollars. Hors éléménts non-récurrents, le résultat annuel de Total ressort en hausse de 17% à 7,34 milliards de dollars. La dépréciation du billet vert a donc empêché Total de profiter pleinement de la hausse des cours du pétrole (+15% en 2003). Exprimés en dollars, les perforrmances sont encore meilleures avec une progression du bénéfice (hors éléments non-récurrents) de 40%. Sur le seul quatrième trimestre, Total a fait mieux qu'attendu par les milieux financiers en affichant un bond de 9% de son résultat net hors éléments non-récurrents à 1,75 milliard de dollars, soit un bénéfice par action de 2,79 euros. En moyenne les analystes sondés par Reuters anticipaient un bénéfice de 1,72 milliard d'euros. Cette fois encore, exprimé en dollars, le bpa de Total affiche une progression bien plus spectaculaire : +45%. Pour ce qui est du résultat opérationnel des secteurs d'activité, celui-ci ressort en hausse de 11% à 3,21 milliards d'euros, surpassant les attentes des analystes qui tablaient sur 3 milliards d'euros. Par branche, toutes ont vu leur résultat opérationnel progresser au quatrième trimestre: +5% pour l'amont à 2,65 milliards, +75% à 400 millions d'euros et +8% à 160 millions d'euros pour la chimie. Dans un communiqué, le PDG de Total, Thierry Desmarest rappelle que le groupe a tenu en 2003 sa promesse d'une croissance annuelle de sa production de 5%. Il fixe ensuite de nouveaux objectifs pour la période 2004-2008. Il s'agit "de faire croître la production d'hydrocarbures à hauteur de 4% par an en moyenne tout en continuant à faire progresser la rentabilité du groupe dans un environnement constant". Le groupe se fixe à l'horizon 2006-2008 un objectif de rentabilité de 15,5%. Pour ce qui est des réserves en hydrocarbures, après le coup de foid jeté par Royal Dutch Shell qui avait annoncé révision à la baisse des siennes de 20%, Total s'est employé à rassurer les marchés en annonçant que ses réserves prouvées avaient augmenté de 2% en 2003, soit au niveau actuel de production une durée de vie de 12,3 années.Le groupe pétrolier a par ailleurs confirmé son intention de réorganisation son pôle chimie, "confronté à un environnement très difficile". Ce projet se traduira par 132 suppressions d'emplois (à Paris et à Lyon) et par la création d'un nouvel ensemble chlorochimie, intermédiaires et produits de performance appelé à devenir indépendant. Total a parallèlement annoncé un investissement de 500 millions d'euros pour améliorer les capacités de conversion de sa raffinerie près du Havre.A la Bourse de Paris, le titre Total progresse en fin de séance de 0,98%.

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