Statistiques mitigées au Japon

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Surprise des analystes devant les résultats japonais pour le mois de juin annoncés par le ministère des Affaires Intérieures. La consommation des ménages salariés, en hausse de 0,1% sur un an en juin, déçoit face au 1,5% attendu.Le bond des dépenses de transports et de communications (+9,4%) compense à peine le recul enregistré dans certains secteurs, notamment l'ameublement et l'équipement ménager (-5,9%). Et ce, malgré la révision à la hausse du salaire moyen des trois derniers mois (+0,6% en mai et +0,1% en juin) qui aurait dû logiquement soutenir la consommation.Les données portant sur les prix à la consommation surprennent également les économistes. Alors que ces derniers tablaient sur une baisse de 0,1% en juin en glissement annuel, la déflation a été en réalité de 0,2%, marquée en particulier par la baisse des prix des meubles et des appareils ménagers (-2,3%). Ce recul des prix est d'autant plus sérieux qu'il est un baromètre pour la Banque du Japon qui s'essouffle dans sa lutte contre la déflation depuis sept ans. Les armes traditionnelles de politique monétaire souple sont presque épuisés avec des taux de court terme proches de zéro et des marchés inondés de liquidités.Toutefois, le rebond de la production industrielle, essentiellement tirée par l'industrie électronique, apporte un peu de réconfort aux économistes (+1,5% en juin). Une progression légèrement en dessous des estimations du Ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie (METI) qui espérait une hausse de 1,7%. Au regard de ces statistiques plutôt mitigées, la solidité de la croissance japonaise reste donc incertaine et déséquilibrée. En effet, tant que la consommation ne progressera pas durablement, le commerce extérieur devrait rester le seul moteur de l'économie nipponne. Chômage au plus bas depuis sept ansUn taux de 4,2% de chômage, le Ministère des Affaures Intérieures n'avait plus vu un niveau aussi bas depuis le taux de 4,1% relevé en juin 1998. Ce recul est supérieur à celui attendu par les économistes qui visaient à un taux de 4,4%. Ainsi 2,8 millions de personnes restaient sans emploi à la fin du mois de juin soit 9,4% de moins qu'en juin 2004. Le chômage féminin profite de cette amélioration et atteint 3,9% face à un taux de 4,4% d'hommes sans emplois.

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