Spéculation sur la compagnie minière française Eramet.

 |   |  293  mots
L'action enregistre la plus forte hausse du SRD à mi-séance avec 3,54%. Selon un article de presse, la valeur en Bourse de l'entreprise (3 milliards d'euros) ne la protège pas d'une éventuelle OPA.

Troisième séance de hausse consécutive pour l'action Eramet. Le groupe minier français gagne 3,54% à 120 euros à la mi-séance dans un marché en baisse de 0,25%, après la publication d'un article de presse. Selon Le Figaro, sa faible valeur en Bourse (3,087 milliards d'euros), par rapport à certaines entreprises du même secteur, ne le protège pas d'un éventuel rachat. Le groupe aurait d'ailleurs été approché dès 2005 par le géant brésilien CVRD, principal producteur mondial de fer.

Alors qu'un fort mouvement de concentration anime le secteur des matières premières, Eramet est pour l'instant protégé par son rôle stratégique pour la France. Spécialisée dans l'extraction, la production et la commercialisation des métaux non-ferreux, la société opère en Nouvelle-Calédonie, au Gabon, en France, en Suède, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Sa branche alliage produit une partie des trains d'atterrissage de l'Airbus A380. Un analyste cité par l'AFP souligne qu' "Eramet est le premier employeur de Nouvelle-Calédonie et que le dossier est très politique: l'Etat français ne laissera pas facilement partir le groupe aux mains de sociétés étrangères".

L'actionnariat est pour l'instant verrouillé, mais le quotidien estime que les choses ne sont pas complètement figées. Le capital est détenu à 37 % par la famille Duval, via ses sociétés d'investissement Sorame et Ceir, dont certains membres seraient disposés à vendre leurs parts. Le reste des actions est aux mains du groupe public Areva (26%), de l'homme d'affaires Romain Zaleski (13,7%) et de la STCPI (5,14%) dont les propriétaires sont des sociétés représentant les trois provinces de la Nouvelle-Calédonie. Depuis le début de l'année, l'action Eramet a progressé de 48%.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :