La croissance française revue en hausse à 1,2% au deuxième trimestre

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Après une première estimation, déjà très satisfaisante, de 1,1%, la croissance française a été revue à la hausse à 1,2% au titre du deuxième trimestre. Le premier trimestre a été réévalué en baisse de 0,1 point. La demande intérieure, la reconstitution des stocks et l'investissement ont fortement contribué à cette amélioration.

La croissance française a atteint 1,2% au deuxième trimestre 2006, et non 1,1% comme annoncé au mois d'août. Très dynamique, cette croissance trimestrielle fait suite à une progression du produit intérieur brut (PIB) de 0,4% au premier trimestre, qui a en revanche été revue à la baisse par rapport aux 0,5 % estimés précédemment.

L'acquis de croissance pour 2006 (le niveau de croissance minimum que le PIB atteindra s'il n'y a pas de croissance supplémentaire au deuxième semestre) est de 1,9%. Le gouvernement s'attend cette année à une croissance "dans le haut de la fourchette" entre 2 et 2,5%, a confirmé hier le ministre de l'Economie, Thierry Breton. C'est la même hypothèse qui a été retenue pour l'élaboration du budget 2007 présenté hier au Conseil des ministres (lire ci-dessous).

Ce bon chiffre ne doit pas occulter les faiblesses de la France. "L'économie française tient à la demande intérieure, elle-même tirée par l'endettement, mais souffre d'un manque de compétitivité à l'international", indique Nicolas Bouzou, économiste chez Astérès. La forte contribution des stocks n'est en outre pas reproductible sur le reste de l'année.

Moteur traditionnel de la croissance française, les dépenses de consommation des ménages ont grimpé de 0,8% sur le trimestre, après 0,9% au premier trimestre. Les investissements ont bondi de 1,7% après une stagnation au premier trimestre. En revanche, les exportations ralentissent (+1,6% après +3,2% au premier trimestre), alors que les importations accélèrent sensiblement (+3,2% après +1,4% au premier trimestre). Le solde extérieur se dégrade donc, et contribue négativement à la croissance à hauteur de 0,5 point.

Enfin, la variation de stocks contribue à hauteur de 0,8 point à la croissance trimestrielle, après une contribution négative de 0,7 point au premier trimestre. Reste que cette variable devrait évoluer en dent de scie, le temps que les stocks soient écoulés. Les comptes trimestriels de l'Insee font l'objet de trois publications: deux estimations environ 42 et 50 jours après la fin du trimestre, puis les résultats détaillés environ 90 jours après.

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