La croissance américaine revue en hausse à 5,6% au 1er trimestre

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Comme attendu par les économistes, la croissance américaine a été révisée en hausse à 5,6% contre 5,3% estimés précédemment, en raison d'un déficit commercial moins conséquent que prévu. Hausse des taux et recul de la consommation viennent aujourd'hui à bout de ce dynamisme.

Voilà qui devrait conforter définitivement la Réserve fédérale (Fed) dans son choix de relever son taux directeur ce soir. Comme attendu par les économistes, la consommation des ménages a propulsé la croissance américaine à 5,6% au premier trimestre, en hausse par rapport aux 5,3% estimés précédemment. Il s'agit du plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2003. Au quatrième trimestre 2005, la hausse du PIB avait atteint 1,7% seulement. Sans tenir compte des évolutions de prix, le produit intérieur brut a gagné 8,9% en rythme annualisé.

Les données révisées ont notamment fait état d'un déficit commercial moins important que prévu. Outre la consommation des ménages en hausse de 5,1% - un plus haut depuis 2003 - l'investissement des entreprises, qui a grimpé à un rythme jamais vu depuis six ans, et les dépenses gouvernementales ont également contribué à la croissance. En revanche, ce dynamisme devrait se tasser naturellement avec le recul de la consommation constaté ces derniers temps en raison des hausses du prix de l'essence et des taux d'intérêt.

Malgré les rumeurs de durcissement des conditions monétaires d'un demi-point ce soir, la Fed devrait donc s'en tenir à une hausse plus modérée d'un quart de point de son taux directeur (lire ci-dessous). Ce dernier serait donc porté à 5,25% après dix-sept relèvements de 25 points de base depuis juin 2004. Les économistes s'attendent généralement à la fin de ce cycle monétaire après un dernier relèvement en août.

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