L'action EADS chute après l'annonce du désengagement de BAE d'Airbus

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Le groupe britannique de défense va retirer nettement moins qu'espéré initialement de cette vente, effectuée au profit d'EADS, la maison-mère de l'avionneur. Le marché s'inquiète de l'ampleur des problèmes d'Airbus mise en avant par BAE pour justifier son retrait.

L'annonce, mercredi soir, de la cession par le groupe britannique de défense BAE Systems de sa part de 20% dans Airbus suscite une violente réaction boursière aujourd'hui: l'action de la maison-mère de l'avionneur, EADS, chute de 4,39% à 21,79 euros à la clôture. Les marchés s'inquiètent de constater que BAE a accepté de vendre ses parts à un prix très sensiblement revu en baisse par rapport aux estimations initiales. Et les investisseurs n'apprécient guère la teneur alarmiste des commentaires effectués mercredi par le groupe britannique au sujet des difficultés d'Airbus.

C'est mercredi soir que le conseil d'administration de BAE a annoncé sa décision de vendre les 20% que le groupe britannique détient dans l'avionneur européen Airbus. La participation sera cédée à EADS pour un montant de 2,75 milliards d'euros.

Selon le communiqué publié mercredi dans la soirée par le groupe britannique, le conseil d'administration de BAE explique sa décision de se désengager par le fait qu'Airbus "est confronté à des perspectives difficiles à court et moyen termes". Les administrateurs du groupe de défense se disent notamment préoccupés par "les éventuels besoins de financement d'Airbus à moyen terme".

Autant dire que BAE prend ses précautions pour convaincre ses actionnaires du bien-fondé de cette cession. Car cette dernière s'effectue à un prix très inférieur aux attentes initiales du groupe. Voici six mois, l'estimation de la valeur des 20% de BAE dans Airbus était d'environ le double du chiffre retenu aujourd'hui. Mais entre temps, Airbus a vu éclater l'affaire des retards de son très gros porteur, l'A380, et a dû subir un changement de patron et un début de réorganisation. Si bien que BAE, qui veut se concentrer sur ses activités de défense, n'avait guère d'autre choix que d'accepter un prix sérieusement revu en baisse.

Le groupe britannique précise en tout cas qu'il devrait obtenir environ 1,2 milliard de livres en net, soit 1,77 milliard d'euros. Dans son communiqué aux autorités de marché londoniennes, il ajoute qu'il prévoit de distribuer environ 500 millions de livres à ses actionnaires, par le biais de rachats d'actions.

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