Unilever dépasse les attentes au troisième trimestre

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Le groupe d'agroalimentaire affiche une hausse de 4,8% de son chiffre d'affaires au troisième trimestre mais souffre toujours de la pression sur ses marges. Le bénéfice trimestriel recule de 45% à 812 millions d'euros, mais le groupe prévoit le versement d'un dividende exceptionnel issu de la cession de ses surgelés en Europe.

Le retour à la croissance se confirme pour Unilever. Le géant néerlandais de l'agroalimentaire a vu son chiffre d'affaires progresser de 2% sur le troisième trimestre 2006, à 10,1 milliards d'euros. En termes de croissance organique, la progression est de 4,8%, en forte accélération par rapport au trimestre précédent. La croissance dépasse les attentes des analystes. Ces derniers tablaient sur une croissance organique de 3,5% sur le trimestre. Sur les neuf premiers mois de l'année, le groupe affiche une hausse de 3% de ses ventes à 29,9 milliards d'euros.

"Nous continuons à assister à une bonne progression d'un trimestre sur l'autre en termes de croissance", estime Unilever dans un communiqué. "Toutes les catégories d'activité et toutes les zones géographiques ont progressé, avec une contribution notable en Europe. Une innovation plus importante et des investissements supplémentaires soutiennent nos ventes", ajoute le groupe.

Toutefois, ces efforts de marketing et de communication se traduisent encore par une pression sur les marges. Le groupe a vu sa marge opérationnelle chuter de 0,8 point sur le trimestre tandis que le résultat opérationnel s'est inscrit en repli de 3% sur le trimestre à 1,5 milliard d'euros. Sur neuf mois, le résultat opérationnel progresse toutefois de 5% à 4,3 milliards d'euros et la marge opérationnelle sur neuf mois est de 14,5%, en hausse de 0,3 point par rapport à l'année précédente. Mais avant éléments non récurrents, elle recule de 0,7 point sur le trimestre et sur les neuf premiers mois de l'année.

Au final, le bénéfice net s'inscrit en baisse de 22% avant éléments exceptionnels à 779 millions d'euros et de 45% après éléments exceptionnels à 812 millions d'euros.

Reste que malgré cette pression sur la rentabilité, la Bourse salue ces chiffres, octroyant une hausse de 3,54% du titre en fin de journée, à 19,90 euros. Le marché est d'autant plus satisfait que le groupe a indiqué qu'il allait prochainement finaliser la cession de sa division surgelés en Europe et en attend 1 milliard d'euros de produit exceptionnel. Unilever prévoit d'ailleurs de redistribuer une partie de ces bénéfices à ses actionnaires et va verser un dividende extraordinaire de 0,26 euro par action, soit un total de 750 millions d'euros.

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