Deux syndicats appellent à la grève chez HP

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Alors que se tiennent demain des discussions sur le plan social du groupe informatique, la CGT et la CFDT dénoncent un "blocage" des négociations.

On croyait la situation apaisée chez Hewlett-Packard (HP) France. Il n'en est rien. La CGT et la CFDT ont appelé les salariés à "cesser le travail" mardi matin, pour dénoncer un "blocage" des négociations sur le plan social. Les employés sont ainsi invités à se présenter mardi "devant l'entrée de chacun des sites pour des prises de paroles, des initiatives spectaculaires et des assemblées générales pour décider de la suite à donner au mouvement", selon le communiqué de l'intersyndicale CGT-CFDT. Cet appel intervient alors qu'une réunion sur le plan social du groupe doit avoir lieu mardi aux Ulis dans l'Essonne.

Pourtant, récemment, le plan de restructuration annoncé en septembre dernier et qui avait provoqué des remous jusqu'au plus haut de la classe politique, avait été revu en baisse. HP qui prévoyait initialement la suppression de 1.240 postes en France, a ramené ce chiffre à 886 postes - et à 940 selon la CGT - en échange d'une renégociation des 35 heures. Cette négociation, dont le protocole d'ouverture a été signé début décembre entre la direction et quatre syndicats, CFDT, CFTC, CGC et FO, devait durer jusqu'en février. Déjà, la CGT, non signataire, dénonçait "un marchandage sur les 35 heures".

"Les commentateurs et le monde politique estiment que tout est réglé par le dialogue social. En fait on est loin du compte, et tout est bloqué. Le chiffre de suppressions de postes est toujours à 940 avec des sites ou des catégories durement touchés (Lyon L'Isle d'Abeau à 36%, agences de province à 34%, non cadres à 35%). Sur les sites les plus touchés, les chances de reclassement seront pratiquement nulles sur place, ce qui entraînera des licenciements supplémentaires par refus de reclassement", explique le communiqué des deux syndicats.

"La promesse de la direction d'un traitement social des licenciements dans 'la dignité" n'est plus qu'un lointain souvenir. Le plan de préretraite proposé à ce jour ne devrait concerner qu'une centaine de salariés au grand maximum", ajoutent les syndicats.

En septembre, HP avait annoncé un vaste plan de restructuration concernant 25% des effectifs en France, 6.000 emplois au total en Europe et 15.300 dans le monde. Devant les résultats bénéficiaires de HP, le plan avait ému toute la classe politique. Au point qu'au bout de trois mois, le groupe a finalement décidé de revoir ses positions au moins pour la France, pour ramener le nombre de réduction de postes à 18%, un taux inférieur à la moyenne européenne, selon la CFTC.

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