GDF affiche un bénéfice net historique

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Le gazier français a obtenu des résultats supérieurs à ses objectifs pour l'année 2005. Gaz de France, qui souhaite augmenter sensiblement ses tarifs, se veut très optimiste sur ses perspectives de croissance cette année.

"Dans un contexte 2005 marqué par une hausse très importante des prix de l'énergie et des tensions sur les approvisionnements, le groupe Gaz de France a dépassé ses objectifs", se félicite Jean-François Cirelli, PDG de GDF, dans un communiqué de presse publié ce matin.

Le gazier a dégagé en 2005 un résultat net en hausse de 29% à 1,743 milliard d'euros, soit plus que l'objectif annoncé par le groupe. "Il s'agit du résultat net le plus élevé de l'histoire du groupe", souligne Jean-François Cirelli. Le chiffre d'affaires atteint 22,394 milliards d'euros contre 17,526 l'année précédente, soit une hausse de 28%.

L'endettement net du groupe a significativement baissé à 2,993 milliards d'euros fin 2005 contre 4,592 milliards un an auparavant. Les investissements se sont accélérés (+44%) avec notamment la prise de contrôle de Distrigaz Sud en Roumanie et l'acquisition conjointe avec Centrica de SPE en Belgique.

Le groupe, entré en Bourse en juillet, propose un dividende par action de 0,68 euro, soit une hausse d'environ 48% par rapport à 2004. Le dividende total du groupe versé au titre de l'exercice 2005 progresse de 60%, soit bien davantage que l'objectif de 40% annoncé par GDF lors de l'ouverture du capital. Pour 2006, "la progression du dividende sera amplifiée par rapport aux objectifs présentés à l'occasion de l'ouverture du capital. Le groupe envisage un dividende supérieur à 1 euro dès cette année", a précisé Jean-François Cirelli.

GDF prévoit en 2006 un résultat net part du groupe supérieur à 2 milliards d'euros et une progression de l'excédent brut opérationnel supérieure à 12%, sur la base des cours actuels du pétrole et sous réserve de la mise à niveau des tarifs à compter du 1er avril 2006. "GDF est un groupe solide et en développement. Nos perspectives de croissance sont favorables grâce à nos atouts propres", a déclaré Jean-François Cirelli.

Selon Le Figaro d'aujourd'hui, GDF va demander au gouvernement l'autorisation d'augmenter ses tarifs de 16% cette année. La hausse se ferait en deux étapes. Une première augmentation de 8% au 1er avril, suivie d'une seconde également de 8% au 1er juillet. Interrogé à ce sujet ce matin sur RMC, le ministre des Finances Thierry Breton a déclaré que GDF est obligé de demander de telles autorisations, selon la formule actuelle qui prévoit une révision trimestrielle de ses tarifs en fonction du cours du gaz. "Cela ne veut pas dire qu'on va les suivre", a-t-il ajouté. GDF a déjà été contraint par le gouvernement à limiter ses hausses pour les particuliers à l'automne dernier et de les geler en hiver.

Jean-François Cirelli a pour sa part démenti vouloir une hausse des tarifs à deux chiffres. "Nous demandons une hausse des tarifs au 1er avril, qui sera limitée, parce que nous ne pouvons pas vendre en dessous de nos coûts et non parce que nous fusionnons avec Suez", a-t-il précisé lors d'une conférence de presse.

Concernant la fusion avec Suez, aucune précision n'a été apportée. "Notre projet de fusion avec Suez offre des opportunités supplémentaires pour constituer un leader européen de l'énergie de tout premier plan. Le nouvel ensemble sera source de développement et de croissance pour GDF, dans le cadre d'un projet générateur de synergies élevées et fortement créateur de valeur pour les actionnaires du groupe", a seulement indiqué GDF.

A la clôture, le titre gagne 2,64% à 30,31 euros.

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