Seb en perte au premier semestre à cause de restructurations

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Le fabricants de produits électroménagers a enregistré une perte nette de 17 millions d'euros, en raison d'une charge de 61 millions d'euros pour restructuration en France. Le résultat opérationnel est lui aussi dans le rouge. En Bourse, le titre recule.

Seb déçoit. Sur le premier semestre 2006, le fabricant de produits électroménagers a annoncé une perte nette de 17 millions d'euros, après un bénéfice net de 30 millions d'euros un an plus tôt. Cette perte est due à une charge pour restructuration de 61 millions d'euros. Cette charge est liée à la réorganisation industrielle menée en France, qui comprend la fermeture prévue des sites de Fresnay, de Dampierre et des Vosges ainsi que le "re-dimensionnement" de l'usine de Vernon.

Mais le groupe a aussi vu sa rentabilité baisser alors que son chiffre d'affaires a progressé à 1,12 milliard d'euros sur le semestre 2006 contre 1 milliard d'euro un an plus tôt et que son résultat opérationnel est passé de 57 millions d'euros de bénéfice au premier semestre 2005 à une perte opérationnelle de 10 millions d'euros cette année. Avant charges, intéressement et participation, ce résultat s'établit à 59,4 millions d'euros de bénéfice, contre 67,1 millions un an plus tôt.

"Ce recul reflète essentiellement la poursuite de la baisse des prix de vente en Europe ainsi que l'impact du renchérissement sensible des matières premières (aluminium, nickel, plastiques...)", explique le groupe, qui ajoute toutefois que "dans ce contexte, malgré le repli enregistré, la rentabilité opérationnelle du groupe se maintient à un niveau historiquement satisfaisant".

Ainsi, si pour le PDG du groupe, Thierry de La Tour d'Artaise, les résultats de Seb illustrent la résistance du groupe, pour le marché, ils sont à l'inverse décevants. Le titre recule de 3,16% à 92 euros à la clôture. Une réaction frileuse, d'autant que la conjoncture restera difficile pour le groupe. "Au cours des prochains mois, l'environnement externe du groupe Seb ne devrait pas connaître de changement majeur: la tension sur les prix en Europe devrait persister, de même que la tendance inflationniste sur les prix des matières premières", indique Seb, qui poursuivra ses mesures de restructurations.

En outre, les perspectives du groupe, qui vise une croissance "sensible" de ses ventes sur l'année et une marge opérationnelle "voisine de celle de 2005 en valeur", ne suffisent pas non plus à rassurer le marché.

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