La Bourse salue le rachat de Dofasco par Arcelor

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Les titres d'Arcelor et de Thyssenkrupp s'envolent en Bourse. Les marchés saluent le rachat de Dofasco et le retrait de Thyssenkrupp, trop endetté pour supporter une telle acquisition. Le conseil d'administration de Dofasco recommande à l'unanimité l'offre de 3,95 milliards d'euros d'Arcelor à ses actionnaires.

Les investisseurs apprécient l'accord entre Arcelor et Dofasco. Alors que les deux groupes ont signé une convention de soutien à l'offre d'Arcelor, le titre de ce dernier s'est envolé de 3,35% à 21,61 euros à la clôture de la Bourse de Paris. La Bourse saluent le rachat du Canadien qui va permettre à Arcelor de s'implanter très nettement sur la zone d'Amérique du Nord. Grâce à Dofasco, premier sidérurgiste du secteur automobile nord-américain, Arcelor va pourvoir capter environ 10% de ce marché.

De l'autre côté, la Bourse de Francfort salue l'abandon de l'Allemand Thyssenkrupp dans la bataille contre Arcelor pour acquérir Dofasco. Déjà très endetté, le sidérurgiste allemand ne pouvait continuer à suivre les enchères d'Arcelor sans remettre en cause son équilibre financier. Le retrait de la bataille de Thyssenkrupp a permis au titre de gagner 2,88% à 19,26 euros.

Ce mardi matin, le conseil d'administration de Dofasco a recommandé à l'unanimité l'offre d'Arcelor à ses actionnaires. Le groupe français propose ainsi 71 dollars canadiens par titre Dofasco, ce qui valorise le groupe nord-américain à 5,6 milliards de dollars canadiens, soit 3,95 milliards d'euros. Cette épilogue met ainsi fin à plusieurs semaines de bataille boursière entre Arcelor et l'Allemand Thyssenkrupp pour racheter Dofasco (voir ci-contre). A la mi-novembre, Arcelor avait lancé une offre hostile sur Dofasco de 56 dollars canadiens. Par la suite et jusqu'à la semaine dernière, Thyssenkrupp et Arcelor ont chacun à leur tour surenchérit sur l'offre de l'autre.

Finalement, Arcelor remporte Dofasco à 71 dollars canadiens par titre, soit une surenchère de 27% par rapport à la première offre. Et par rapport au cours de 43 dollars canadiens pour le titre Dofasco avant le lancement de la bataille, l'offre d'Arcelor comprend une prime de 65%. Malgré ce prix élevé, Arcelor conservera un profil d'endettement sain. Au troisième trimestre, sa dette ne représentait que 9% de ses fonds propres. De plus, le président d'Arcelor Guy Dollé avait affirmé pouvoir consacrer entre 3 et 5 milliards d'euros à la croissance externe. Avec Dofasco, le trésor de guerre est déjà bien entamé.

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