Sarkozy "se battra" pour les parrainages de Le Pen et Besancenot

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Le candidat à l'élection présidentielle a affirmé hier sur France 3 qu'il "se battrait" pour que ses concurrents comme Olivier Besancenot et Jean-Marie Le Pen puissent obtenir leurs 500 parrainages.

Le Pen et Besancenot candidats à l'élection présidentielle? C'est le souhait de Nicolas Sarkozy. Le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle a ainsi estimé lundi au cours du journal télévisé de France 3 "qu'il serait dommage qu'un homme comme Besancenot ne puisse pas participer à la compétition présidentielle" et que, s'il "combat les idées de M. Le Pen", il "se battra pour que M. Besancenot et M. Le Pen puissent défendre les leurs" car "la démocratie ne doit pas être confisquée par un petit nombre de gens".

Lundi après-midi, l'UMP avait lancé un appel au parrainage des élus sans étiquette pour permettre aux candidats d'obtenir les 500 signatures nécessaires pour se présenter au premier tour. Luc Chatel, un porte-parole de l'UMP, a rappelé que "les deux tiers des élus ne sont pas membres de formation politique". Il les a enjoints d'adresser leur parrainage aux candidats en manque de signatures, car "les principaux courants de pensée qui existent dans notre pays doivent être présents" à l'élection présidentielle. Valérie Pécresse, députée des Yvelines, a rappelé que les idées de Jean-Marie Le Pen "ne sont pas celles de l'UMP", mais que "la meilleure façon de les contredire, c'est de les contredire en face".

Sur le plateau de télévision, le ministre de l'Intérieur a estimé que cet appel aux parrainages n'était "pas simplement" inspiré par la situation de Jean-Marie Le Pen. Le président du Front National, invité de France Inter lundi matin, y avait déclaré ne pouvoir "affirmer [qu'il serait] candidat, puisque tout cela dépend des maires et de leur courage".

Ce mardi, Vincent Peillon, porte-parole de Ségolène Royal a dénoncé les "arrières pensées bien inquiétantes" de Nicolas Sarkozy concernant les parrainages. Il a estimé que le candidat de l'UMP était pris "d'une certaine fébrilité" en raison de la montée de François Bayrou dans les sondages et que "depuis cinq ans, s'il pensait que la loi électorale n'était pas bonne, il avait tout loisir de proposer un changement".

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