Le pétrole et l'euro, victimes collatérales de la crise du subprime

Avec un euro à son plus bas depuis deux mois face au dollar et un baril du Brent qui passe en dessous des 70 dollars, la crise du crédit immobilier à risque aux Etats-Unis n'épargne aucun marché.

L'ouragan de l'été pourrait se prénommer "subprime". Après avoir fait sombrer les Bourses asiatiques (-6,93 % pour Séoul) et européennes (-3,26 % pour le CAC 40 sous les 5 300 points), la crise du crédit immobilier à risque aux Etats-Unis fait plonger, également, les marchés du pétrole et des changes.

Fin de course pour l'euro. Après avoir marqué son record historique le 24 juillet dernier face au billet vert, à 1,3852 dollars, la monnaie unique a chuté de 3,54 %. Elle s'établit, jeudi, à 1,3361 dollars, son plus bas niveau depuis le 15 juin dernier. Sur le marché des changes, c'est le yen qui mène : la devise japonaise ne cesse de grimper face à l'euro et au dollar. Un euro s' échange contre 151,97 yens, une baisse de 10 % depuis le pic atteint le 13 juillet dernier, à 168,95 yens. La monnaie américaine a atteint son plus-bas depuis 2006 par rapport à la monnaie japonaise, soit 113,60 yen pour un dollar.

Sur les marchés pétroliers, les cours ne s'en sortent pas mieux. Après avoir marqué des records historiques au début du mois, les prix ont dégringolé. Les contrats pour septembre sur le WTI et le Brent arrivent à échéance ce jeudi, ce qui entraîne de la volatilité. Du coup, le WTI de New-York s'établissait à 70,4 dollars, en baisse de 2,9 % en fin de journée tandis que le Brent de la Mer du Nord est passé sous la barre des 70 dollars, en recul de 2,85 %, à 69,60 dollars. Les inquiétudes concernant les ouragans ont diminué après le déclassement de la tempête Erin en dépression tropicale et la déviation de l'ouragan Dean loin des infrastructures pétrolières du Golfe du Mexique. Le risque de tempête est de nature à soutenir les cours du baril de pétrole, puisqu'il peut perturber la production.

Le marché s'interroge sur les risques de contagion de la crise du subprime. Tout signe de ralentissement de l'économie américaine fait craindre une baisse de la demande énergétique du premier consommateur d'or noir, ce qui pourrait faire passer le prix du brut en dessous des 70 dollars.

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