Infogrames reste dans le rouge

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L'éditeur de jeux vidéo a accusé une perte nette de 27,6 millions d'euros, au premier semestre 2007/2008. Et n'exclut pas une augmentation de capital, pour financer ses investissements.

D'accord, Infogrames a réduit d'un tiers sa perte nette, au premier semestre de l'exercice 2007/2008 (qui s'achèvera le 31 mars). Mais celle-ci s'élève encore à 27,6 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires en chute de 13,6%, à 91,2 millions. Et Patrick Leleu, PDG de l'éditeur français de jeux vidéo depuis le 4 avril dernier, est bien en peine de dire quand son groupe parviendra au point mort. Il faut dire que le nouveau patron, qui a succédé au charismatique Bruno Bonnell, fondateur d'Infogrames, n'a pas la tâche facile. Son prédécesseur lui a laissé une société déficitaire depuis sept ans.

Pour remettre le groupe sur les rails, Patrick Leleu entend relancer la création de jeux vidéo. Les dépenses en recherche et développement ont ainsi bondi de 40% d'avril à septembre, à 28,1 millions d'euros, soit 30,8% du chiffre d'affaires. Le nouveau dirigeant s'attelle également à redresser la filiale américaine Atari. Ce qui n'est pas une mince affaire : la perte nette d'Atari a plus que doublé au premier semestre, à 19,6 millions de dollars (13,3 millions d'euros), le chiffre d'affaires dégringolant de 51%, à 23,7 millions.

Pour financer le recentrage d'Atari sur l'édition et la distribution de jeux, Infogrames a obtenu fin octobre une ligne de crédit de 10 millions de dollars de la part du fonds d'investissement BlueBay. Ce dernier était entré au capital d'Infogrames début 2007, dans le cadre de la restructuration de la dette du groupe.

Une dette qui a augmenté de 61% au premier semestre, à 65,3 millions d'euros, soit pas moins de 120% des capitaux propres. Or, Infogrames confesse avoir besoin de "65 à 75 millions d'euros supplémentaires" pour financer son exploitation et son développement, au cours des douze prochains mois. "Les différents moyens" de combler ce trou "pourraient prendre la forme d'une augmentation de capital, d'émission d'instruments de capitaux propres, ou de dettes", indique l'éditeur de jeux. C'est dire si le groupe semble loin d'être sorti de l'ornière.

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