Le Canada attaque les subventions agricoles américaines à l'OMC

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Estimant que Washington viole les règles du commerce international en dépassant les limites des subventions sur le blé, le maïs ou le soja, Ottawa demande l'arbitrage de l'Organisation Mondiale du Commerce.

Le cycle de Doha, débuté en 2001, n'est pas prêt de se conclure. Au centre des disputes : les subventions agricoles, consenties par les pays riches, Europe, Etats-Unis et Japon, à leurs producteurs, et qui pénalisent l'agriculture des pays en développement en déprimant les prix sur le marché mondial. Si les subventions européennes sont souvent montrées du doigt, en particulier dans la presse américaine, c'est désormais au tour de Washington d'être au banc des accusés.

Le Canada vient en effet de demander la constitution, dans le cadre de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), d'un groupe d'experts pour arbitrer son différent. Ottawa estime que les subventions octroyées par Washington, sur le blé, le soja, le maïs ou le sucre, ont dépassé les limites autorisées par les règles de l'OMC pour les années 1999, 2000, 2001, 2004 et 2005.

A l'heure où les débats au Congrès américain vont bientôt s'engager pour reconduire en l'état ou amender une loi sur l'agriculture (la Farm Bill), l'accusation d'Ottawa n'est pas négligeable. Elle tendra à forcer les élus à faire preuve de discipline, pour se mettre en conformité avec les règles de l'OM. De quoi, si cela est le cas, réjouir les pays en développement. Les parlementaires ont en effet tendance, surtout dans les Etats agricoles, à vouloir chouchouter les producteurs, avec une enveloppe de subventions généreuses.

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