L'économie britannique au beau fixe

Le produit intérieur brut britannique (PIB) a augmenté de 0,8% au deuxième trimestre et de 3% sur un an, selon les chiffres de l'Office des Statistiques Nationales (ONS), publiées aujourd'hui. Les pressions inflationnistes engendrées par l'activité économique devraient déboucher très prochainement sur un resserrement monétaire.

L'économie britannique dépasse pour le sixième trimestre d'affilée les estimations des économistes. Ils avaient tablé sur une croissance de 0,7% pour le deuxième trimestre, alors que le PIB a en fait augmenté de 0,8%. Quels sont donc les secrets de la réussite britannique? Une étude de BNP Paribas, publiée récemment, tente de faire le point sur les atouts de l'économie outre-Manche.

Particulièrement dynamique en Grande-Bretagne, le secteur des services a soutenu le potentiel de croissance. En particulier, dans les domaines financiers, informatiques et logistiques. Par ailleurs, le secteur industriel enregistre une activité solide au deuxième trimestre, "soutenu par une demande intérieure et extérieure élevées". Le secteur a également bénéficié du boom actuel de la construction non résidentielle.

Conséquence directe de ces bonnes performances économiques, le chômage a sensiblement diminué, pour atteindre un taux de 2,7%, niveau jamais enregistré depuis septembre 2005. C'est ainsi que la "pénurie de main d'oeuvre s'accentue", indique l'étude.

Compte tenu du rythme de l'activité britannique, des pressions inflationnistes sont attendues dans les prochains mois. C'est ainsi que la décision de relever les taux d'intérêt a été prise début juillet par la Banque d'Angleterre (BoE de 5,50% à 5,75%). En outre, les ménages britanniques sont relativement endettés, ce qui devrait peser sur leur consommation. Une augmentation des taux d'intérêts obligera les ménages à se serrer plus ou moins la ceinture dans les mois à venir.

Un ralentissement de la croissance britannique est donc bientôt attendu. Les économistes pensent que la croissance devrait ainsi se tasser un peu d'ici à la fin de l'année, à quelque 2,8% sur l'année. Howard Archer, du cabinet Global Insight, cité par l'Agence France Presse (AFP), a ainsi rappelé qu' "une période de croissance inférieure au potentiel était nécessaire" pour aérer un peu l'économie britannique.

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