Crédit Suisse : baisse du bénéfice net de 31% au troisième trimestre

La deuxième banque helvétique, Crédit Suisse a réalisé au troisième trimestre un bénéfice net en baisse de 31% à 1,302 milliard de francs suisses (775,5 millions d'euros). L'impact du "subprime" a surtout été encaissé par l'activité banque d'investissement, qui a enregistré une baisse de 50% de son PNB à 2,097 milliards.

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Pas de mauvaise surprise pour Crédit Suisse. Comme attendu, le numéro deux bancaire suisse a enregistré une baisse de 31% de ses résultats au troisième trimestre à 1,302 milliard de francs suisses soit quelque 775,5 millions d'euros. "Les conditions extrêmes prévalant sur les marchés durant le troisième trimestre ont eu des retombées sur de nombreuses activités", affirme le directeur général Brady Dougan, cité dans le communiqué.

Sur les neuf premiers mois de 2007, le numéro deux helvétique du secteur a enregistré un bénéfice net de 7,2 milliards (+8,3%). Mais sur le trimestre, Crédit Suisse affiche de bien mauvaises performances, qui restent cependant dans les fourchette des prévisions annoncées début octobre. Le produit net bancaire (PNB, équivalent au chiffre d'affaires) a reculé de 19% à 6,020 milliards, tandis que le rendement des fonds propres a atteint 12,4%, contre 18,9% un an plus tôt. Les actifs sous gestion ont progressé de 9% à 1.571 milliards, mais l'afflux net d'argent frais a été négatif de 9,7 milliards, contre 31,1 milliards au troisième trimestre 2006.

L'impact du "subprime" a surtout été encaissé par l'activité banque d'investissement, qui a enregistré une baisse de 50% de son PNB à 2,097 milliards tandis que son résultat s'est effondré à six millions de francs seulement, alors qu'il atteignait encore 2.502 millions lors du deuxième trimestre et 758 millions un an plus tôt. Une charge de dépréciation de 1,1 milliard de francs suisses (655 millions d'euros) a été inscrite dans les comptes au titre des activités de produits structurés, y compris les prêts hypothécaires immobiliers, les prêts commmerciaux et les CDO (collaterized debt obligation). Les emprunts à effet de levier (leveraged loans) ont nécessité des charges supplémentaires à hauteur de 1,1 milliard également et les stratégies de négoce quantitatives ont même accusé une perte de 300 millions, précise dans un communiqué le numéro deux de la banque en Suisse. L'activité gestions d'actifs a également souffert, son PNB reculant de 14% à 594 millions. Seule la banque privée a permis de limiter les dégâts, avec une solide progression de 24% de son PNB à 3,325 milliards.

Concernant les perspectives pour le reste de l'exercice, Brady Dougan a estimé que "des signes encourageants montrent que les activités s'intensifient sur le marché du crédit". "Il est néanmoins encore trop tôt pour déterminer à quel moment tous les marchés touchés se normaliseront à nouveau", ajoute-t-il.

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