Le résultat d'exploitation de Renault en chute de 42%

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La morosité règne en maître au sein de l'industrie automobile française. Après l'annonce de résultats en chute libre chez PSA, c'est au tour de Renault de publier des comptes en forte baisse pour l'année 2006.

2006, annus horibilis. Après la publication de comptes catastrophiques chez PSA, c'est au tour de Renault d'annoncer l'étendu des dégâts à la suite d'une année 2006 marquée par un net repli des ventes de voitures françaises.

Renault enregistre ainsi un résultat net part du groupe de 2,869 milliards d'euros, en recul de 14,8% par rapport à 2005. Sa marge opérationnelle chute par ailleurs de presque 20% (-19,7%) à 1,063 milliard d'euros et ne représente plus que 2,56% du chiffre d'affaires. Un résultat toutefois supérieur aux prévisions des analystes qui escomptaient en moyenne une marge opérationnelle de 2,45% et un bénéfice net de 2,765 milliards d'euros. Renault lui-même s'était fixé comme objectif une rentabilité de 2,5% pour 2006. Le resultat d'exploitation (Ebit) du groupe recule quant à lui de 42% à 877 millions d'euros contre 1,514 milliard un an plus tôt.

Le constructeur associé Nissan affiche lui aussi un recul de ses résultats alors que le pdg du groupe, Carlos Ghosn, souhaitait remonter la marge opérationnel du groupe à 6% à l'horizon 2009, notamment grâce aux performances du constructeur nippon. "Pour être en trajectoire avec l'engagement de 6% de marge
opérationnelle en 2009, des jalons annuels de profitabilité ont été fixés en juillet 2006. Renault confirme le jalon de 3% de marge opérationnelle en 2007", souligne le groupe dans un communiqué. "Ces 3% correspondent à la moyenne d'une année qui sera contrastée, avec un premier semestre en baisse par rapport à 2006 et un second semestre en progrès", ajoute Renault.

Le groupe indique par ailleurs qu'une extension de l'alliance entre Renault et Nissan serait dangereuse avant le "redécollage" de Renault. Interrogé par les journalistes, Carlos Ghosn a précisé qu'il prévoyait de rester le président du groupe Renault-Nissan tant qu'il conserverait la confiance des conseils d'administration.

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