Quatre syndicats signent un accord sur le télétravail chez Renault
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Le travail à domicile est sur les rails chez Renault. Quatre syndicats (CFDT, CGC, CFTC, et FO) ont signé mardi un accord autorisant les salariés à travailler à leur domicile 2 à 4 jours par semaine. Le télétravail, qui ne concerne que 2% de la population active en France, s'inscrit chez Renault dans le cadre d'un projet global visant à réduire les frais immobiliers du groupe automobile d'environ 20 millions d'euros par an. L'entreprise évalue à 14.000 euros le coût moyen de chaque poste de travail.
La CGT, qui représente près de 30% des salariés, n'a pas signé l'accord, estimant que celui-ci "comporte des contraintes essentiellement pour le salarié et pas pour l'entreprise", selon son responsable, Philippe Noël. Le télétravail s'adresse aux 28.000 employés, techniciens, ingénieurs et cadres de Renault, sur 44.000 salariés au total. S'ils se portent volontaires pour travailler à domicile, ils devront obtenir l'accord de leur hiérarchie. Un avenant à leur contrat de travail fixera notamment les "plages horaires durant lesquelles le télétravailleur à domicile doit être joignable", selon l'accord.
Il est spécifié que le télétravailleur aura les "mêmes droits individuels que l'ensemble des salariés de l'entreprise, notamment en matière de formation professionnelle, de déroulement de carrière, de couverture accident, maladie, décès et de relations avec les représentants du personnel et l'accès aux informations syndicales". Enfin la direction s'engage à lui fournir gracieusement "tout le matériel nécessaire à son activité", ordinateur portable, ligne ADSL, siège ergonomique, etc., "sous réserve de la conformité des installations électriques et des lieux de travail aux normes de l'entreprise".
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